lundi 20 septembre 2010

Ma princesse est très fière.

Elle a quatre ans et nous l'avons confiée à mes parents pour des vacances à la mer. Retour de plage avec ses cousins et ses grands-parents empêtrés dans les serviettes, le parasol, les crèmes solaires etc. Elle disparaît.

Branle-bas de combat au camping, blocage des issues, affolement général.
On la retrouve toute contente à la caravane : "vous avez vu, j'ai trouvé le chemin toute seule".

Mon père lui a donné une fessée et elle a boudé tout l'après-midi.
Le soir, il l'interroge :
- Alors, tu ne me parles plus ?

Caroline, drapée dans sa dignité :
- Non, je trouve que ce n'est pas très poli de battre ses invités.

J'envie son aplomb.
(et je compatis à la détresse-panique de mes parents)

samedi 18 septembre 2010

J'ai fait un cauchemar la nuit dernière. Mon tibia s'était déboîté au niveau du genou. et j'essayais de le remboîter. Je houspillais Sergueï :

- Arrête de me speeder, tu vois pas que je suis en train de me remboîter ?
- QUOI ? T'es folle, faut pas te remboîter toute seule, faut aller aux urgences

A l'hopital, mon genou s'était replacé alors à la place, on me mettait des appareils auditifs, et je n'étais pas très contente parce que quand j'étais venue les essayer c'était tout petit, et là c'était un genre de scaphandre.

- Oh ben non, je n'en veux plus de vos trucs, ces gros tuyaux, c'est moche, je préfère rester sourdingue, de toutes façons pour ce qu'il y a à entendre la plupart du temps... En plus je vais mettre une heure à l"enfiler tous les matins, et puis ça ne va jamais rentrer sous mes habits.

- Madame Rosana, ne faites pas votre coquette, vous avez passé l'âge de porter des vêtements ajustés, alors en prenant des T-shirts un peu plus grands, vous pouvez tout à fait dissimuler les tuyaux et les bouteilles.

- Et comment je fais pour parler avec ce machin dans la bouche ?

- Mais ce n'est plus la peine de parler maintenant que vous allez bien entendre

Je me suis réveillée,
j'avais mal au genou,
j'étais de mauvais poil
 
mais j'entendais très bien.
 
 

vendredi 17 septembre 2010

Carlos (un de mes neveux 12 ans) est parti en camp de scouts cet été, au fin fond de la montagne Valenciana à Quesa (Espagne).
On est allés le visiter et il nous a raconté que les monos avaient confisqué les foulards de tous les gamins. Humiliation suprême, punition collective.

Après quelques heures, tout penaud et à l'écart, il a consenti à nous raconter que la veille, par groupes de deux ou trois, ils présentaient de courtes scènes de l'évangile (ben oui, les scouts c'est catholique).

Vous vous rappelez au cathéchisme, l'histoire de l'aveugle que Jésus guérit par imposition des mains ? Ya l'aveugle allongé par terre sur une couverture, Jésus debout au-dessus, les bras allongés devant lui.

Le gamin qui jouait Jésus, au lieu de dire : "lève toi et marche", il a trouvé plus rigolo de danser-chanter :

"dale a tu cuerpo alegria Macarena,
que tu cuerpo es pa' darle alegria y cosa buena ..."


Et tous les gamins se sont mis à danser et à rigoler (eh oui, les espagnols, vous savez bien...).

Moi, j'aurais aimé être là.

mercredi 15 septembre 2010

Ca m'a bien fait rire de recevoir ce mail d'une copine, je m'y vois assez bien ...

Bonjour les filles,

Samedi soir prochain, il y a une soirée gothique Dark Entries au BIKINI et je compte bien y aller d'autant qu'il y aura un défilé de mode gothique et médiévale. Alors je tente encore une fois ma chance: qui voudrait m'accompagner? On peut y boire un coup et danser sur de la musique qui bouge. Alors, qui osera venir avec moi ?

Grosses bises à toutes 

Edit :  J'ai répondu à ma copine que si j'y allais, je risquais de lui faire honte, entre mon louque et ma chorégraphie et sa réponse me donne presque envie d'y aller :

 
Chère Rosana,
Je ne serais pas du tout morte de honte! J'aurais pu te prêter une robe gothique qui j'en suis sûre t'aurait sied à merveille. Mais on n'a pas la même pointure de chaussures, et ça ce sont les accessoires presque les plus importants! Quant à la chorégraphie, il faudrait que tu vois les autres avant de te juger...
Merci de m'avoir répondu!
Bises, Zelda

mardi 14 septembre 2010

A midi, je pique-niquais tranquillement dans le bois. Un collègue s'approche avec un petit carton :

- Tiens, je t'ai amené des tomates et des poivrons de mon jardin, tu verras, ils sont délicieux, j'en ai dix fois trop, j'ai pensé que ça te ferait plaisir.

En temps normal, j'aurais accueilli l'initiative avec reconnaissance et enthousiasme. Mais il s'agissait de Ludo, avec qui mes rapports se limitent depuis une dizaine d'années à des "Bonjour-Bonsoir" peu chaleureux, suite à l'incident suivant :

Un jour, alors que je descendais à la cantine avec deux collègues, il nous a accueillies avec un discret mais perceptible (même par mes oreilles défectueuses) :

- Ca sent la chatte. (la super-classe, hein?)
J'ai rétorqué un sonore et hargneux :
- Moi je trouve que ça pue la merde.

Bon d'accord, c'est pas la classe non plus et ça m'a valu une réprimande musclée de zbb : "t'es une malpolie, faut pas dire de gros mots".

Alors, ce soir, je regarde ces belles tomates odorantes et ces poivrons parfumés et je me demande si je peux les manger tranquillement.

lundi 13 septembre 2010

Un soir de fête réunit nos amis et leurs enfants de la génération de Caroline. L'absence de ma princesse me rendait nostalgique (pas triste, hein, je précise). Une copine m'interpelle :

- En tout cas Rosana, vous l'avez bien réussie votre fille. Regarde, les nôtres ils sont tous là à habiter encore à la maison et à nous squatter la piste de danse et le buffet. Et Caro elle a son appart, son boulot, sa fac et elle est contente.

Merci Nadine.


samedi 11 septembre 2010

J'ai fait un rêve.

Ma princesse m'envoyait un sms : on peut venir dîner à la maison ce soir ?
Et nous, on n'avait rien prévu, et même on avait le temps de décongeler des steacks (pas celui de faire un gâteau au chocolat).

Et puis après, ma princesse belle comme le jour me câlinait, me coiffait, me maquillait. Elle me racontait des trucs sans que je lui pose de questions (une ou deux quand même).
Son emploi du temps à la fac était compatible avec son boulot de crêpière, Max nous racontait des histoires de son nouveau boulot et de son école
Comme les voisins faisaient une fête, on chantait des chansons très fort (et très mal) à la guitare, sans aucun scrupule.
On ne se disputait pas une seule fois, malgré une ou deux réflexions à risque de Sergueï "ils sont pas un peu hauts tes talons?".
Elle me coachait sur fessebouc et m'expliquait comment il fallait me relouquer avant d'aller boire un coup à l'Autan la semaine prochaine avec les copains.

C'était chouette.

C'était hier soir.

vendredi 10 septembre 2010

Avant d'écrire une zistoire comme j'aime, c'est à dire en 5 ou 10 minutes maxi, il me faut le temps de "digérer". Alors je me sers de mes vieux souvenirs...

Autrefois, avec zbb, il nous arrivait d'entretenir des rapports à peu près cordiaux durant une quinzaine de jours, pas plus.
Un jour, pour fuir la cantine, je pique-niquais dans le bois avec un bouquin. Je finissais "Stupeurs et tremblements"; zbb s'approche :

- ouais, keuf keuf, je te vois sourire, de loin, qu'est ce que tu lis, ça a l'air bien, tu me le prêtes ?
- euh, d'accord, mais il faudra me le rendre, hein !

Il est impossible qu'il ne se soit pas reconnu. Le portrait que dresse Amélie Nothomb le décrit mieux que je ne saurais jamais le faire. Un ignoble pdg, grossier, colérique, petit et gros, injuste, infâme, des scories plein la voix... 

Les jours suivants, j'ai guetté son expression, partagée entre la crainte des représailles et le plaisir de lui avoir fait une bonne blague.

Puis un jour, j'ai trouvé le livre sur mon bureau. Jamais un seul commentaire, ni de sa part ni de la mienne.

J'aime imaginer qu'il y pense parfois.

jeudi 9 septembre 2010

Pour appâter ma princesse, j'ai tenté un sms :
- j'ai acheté le dernier amélie nothomb

Elle me répond :
- tu gères la fougère, mam

C'est nouveau ce truc de la fougère ?


Balcon mélancolique

Un soir, avec des amis, tous serrés sur notre micro-balcon :

- Alors, elle habite où votre Caroline ?
- Regarde, si tu te penches, tu vois son portail.
. . .
- Eh Sergueï, on ne la voit pas beaucoup, hein, notre Caroline
- Oui Rosana, mais elle n'est pas loin
- C'est vrai, elle n'est pas loin

mercredi 8 septembre 2010

Sergueï est un artiste. Il joue de la guitare encore mieux que Clapton. Il a un autre talent : l'art de l'esquive.
Autant j'aime qu'il me joue des sérénades, autant sa manière d'esquiver mes questions m'épuise.

- Tu préfères aller voir ce film ou celui-là?
- C'est quoi les horaires ?

- Tu rentres quand ?
- Pourquoi, on a prévu un truc ?

- Tu préfères des carottes ou des haricots verts ?
- Ya rien d'autre ?

- Où as-tu rangé MON tournevis ?
- T'en as besoin ?

- T'es où ?
- Oh pas loin, et toi ?

- Pourquoi t'as fait ça ?
- Il fallait pas ?

- Tu la fais ce soir ta ratatouille ?
- Il reste combien de poivrons ?

- T'as bientôt fini ?
- Pourquoi tu me demandes ça ?

Quant à ma princesse, c'est encore pire : elle ne répond strictement à aucune question. Et en plus, elle affirme que quand elle me répond je n'écoute pas...

Heureusement, il me reste les amis.
 
 

mardi 7 septembre 2010

Ma princesse est pragmatique.

Et puis elle s'arrange toujours pour me raconter des histoires importantes quand je suis concentrée sur autre chose.

Alors qu'elle me battait à plate couture au mémory (j'ai moins de mémoire qu'une fillette de 4 ans), elle me dit brutalement que les anges et le paradis qu'on voit dans les tableaux du moyen âge, ce sont des bêtises.

Occupée que j'étais à chercher dans ma mémoire défaillante la deuxième image de pantoufle, je réponds distraitement : ah ouais ?

"Ben oui, l'autre jour, on a trouvé un oiseau mort avec Jérôme. On l'a enterré en laissant la tête dehors et quand on est revenus la semaine d'après, il ne restait plus que le squelette du crâne, les fourmis l'avaient mangé. Alors ce qu'on voit dans les tableaux, tu sais, les têtes d'ange avec des ailes, c'est même pas vrai."

Fallait-il être émerveillée par son sens pratique ou consternée par son manque de poésie?

C'est ma fille, c'est ma princesse et je l'aime.
 

lundi 6 septembre 2010

J'ai déjà exprimé ici à quel point les mots peuvent dire une chose et en fait en sous-entendre une toute autre.

Le meilleur et le plus déroutant à ce jeu, c'est bien entendu zbb.

Au mois de juin, il a hurlé en assemblée générale :
- Je démissionne, cette fois-ci c'est pour de vrai. Je ne peux plus prendre la responsabilité des actes de ce DG incompétent. Il est inutile de me supplier de revenir.
La violence du propos a consterné l'assemblée (la démission elle-même en a réjoui une bonne partie).

A mon grand étonnement, j'ai été la seule à entendre le vrai propos :

- Faut choisir entre ce gros con de DG et moi. Comme j'en ai déjà viré un l'année dernière, nos financeurs vont tiquer si je vire le second. Mais prenez donc la décision à ma place. Tenez, j'ai une idée, je vais faire semblant de démissionner, vous allez me supplier de revenir, je vais refuser jusqu'à ce que vous trouviez tous seuls le moyen de me faire changer d'avis, à savoir virer le nouveau DG.

Ma formation de traductrice et mon expérience du fonctionnement pervers de zbb m'ont certainement fourni la lucidité nécessaire.

N'empêche, il est bien embêté maintenant zbb, il a eu beau s'agiter dans tous les sens pour revenir, organiser une pétition ... une nouvelle élection de président a été organisée et voilà.

Il n'existe plus.
J'ai quand même encore des doutes.

dimanche 5 septembre 2010

Mes principales sources d'inspiration ont disparu de mon horizon : Zbb et ma princesse. 
Je suis obligée de me rabattre sur de vieux souvenirs...

Ma princesse a les pieds sur terre depuis toute petite.

Elle avait 4 ans tout juste. Nous étions en voiture dans un embouteillage. Elle derrière dans son siège auto et moi au volant, concentrée sur la voiture de devant, celle de derrière et aussi celles sur les côtés.

- Maman, si je te pose une question, tu vas me dire la vérité ?
- Oui, oui. Répondis-je distraitement.
- Mais la vraie vérité je veux.
- Oui bien sûr. Répondis-je en jetant un coup d'oeil vers elle dans le rétro, avec une vague inquiétude.
- Il existe le père Noël ? T'as dit que tu me dirais la vérité (sans me laisser le temps d'une hésitation)
- Non ma puce, c'est une légende. Répondis-je la mort dans l'âme.
- HA ! j'en étais sûre, je le savais, heureusement que tu ne m'as pas menti.

Un jour je raconterai pourquoi elle n'a jamais cru au paradis.
Mais c'est une zistoire horrible, je vous préviens.

jeudi 26 août 2010

Hier, j'ai reçu un mail de Fessebouc qui m'informait qu'une de mes collègues avait créé son compte et souhaitait être mon amie. En trois clics, j'avais la possibilité de créer mon compte et d'aller consulter le sien.

J'ai cliqué 3 fois, donné le minimum d'information : juste mon mail et ma date de naissance. Ma page d'accueil s'est affichée puis s'est déroulée une liste des personnes à qui je pouvais demander d'être mes amis.
J'y ai trouvé ma fille, son amoureux, ma soeur, ma nièce, 4 ou 5 collègues, 3 copains perdus de vue (comment il sait FB, alors que je n'ai même pas leur adresse mail ?) ...

Puis STUPEFACTION : mon prof de gym de Terminale !!!!!!!

QUOI ??? je n'ai donné aucune information sur mon lycée, comment cela peut-il être possible ?

Prise d'une frénésie paranoïaque, j'ai arrêté de lire la liste et fébrilement supprimé mon compte FB.

Je suis encore sous le choc.

Ma fille, ma nièce, ma soeur, quelqu'un, expliquez-moi !

PS : je précise que ce n'est pas mon prof de gym qui m'inspire cette horreur, il était plutôt sympa.



mercredi 25 août 2010

A mon boulot, on est obligés de rédiger toutes sortes de documents "projet" et rapports d'activités. C'est normal, nous sommes financés par des fonds publics.
Chaque document d'environ 40 pages, est élaboré à grand renfort de réunions et de débats où chacun arrive les mains dans les poches. Au bout d'un moment tout le monde en a marre et c'est une personne qui se tape le boulot.

Suivant la marotte du jour et l'état d'exaltation de la personne dévouée, sont produites de plus ou moins émouvantes déclarations d'intention sur des thèmes humanistes de respect ou de laïcité.

Mon boulot consiste à mettre en place des outils pour évaluer les actions conduites à partir de toutes ces déclarations.

Parfois, je suis assez embarrassée.

Notamment, l'autre jour, le Président (zbb) a adressé à tout le personnel la revue de la boîte. En Une, une communication vibrante sur le fait que le recrutement des cadres se ferait en priorité en interne, afin de promouvoir les Seniors, suivant un accord de branche national.

Trois mois plus tôt, le même Président adressait un contrat à notre principal financeur. Dans un de ces articles, la boîte s'engageait sur les 5 prochaines années à ne pas recruter ses cadres en interne afin de diminuer les coûts.

Le pire, c'est que je suis la seule que ces contradictions embarrassent font rigoler.

Je suis peut-être la seule à lire tous les documents.

Ou à m'en souvenir plus de trois mois.


lundi 23 août 2010

Pour quelle mystérieuse raison,
Sergueï qui n'aime pas les plantes d'appartement
Fait-il germer les noyaux d'avocats de nos salades ?

Dans le meilleur des cas, il les oublie dans un coin et je les retrouve germés et desséchés,
Dans le pire, l'avocat a eu le temps de faire pousser une tige frêle avec trois feuillettes en touffe au bout.

Quand je lui pose la question, il dit que c'est pour m'embêter.

Et comme je suis gentille, je laisse faire.

mardi 27 juillet 2010


Salut zbb !

depuis ce matin, ça jacasse dans la basse-cour... Poulets et poulettes sont en émoi ; tu viens soi-disant de poser ta démission présidentielle. Il y a ceux qui sont effondrés et ceux qui se rengorgent.

Et puis il y a moi, sceptique, qui y voit une simple manoeuvre pour saboter le départ en vacances du nouveau DG.

Ha ha ha ha ha !


mardi 20 juillet 2010

 
Sur ma boîte gmail perso, je ne reçois jamais aucun spam, malgré un antivirus gratuit et un peu périmé.

Au boulot, on a un antispam très puissant. 
Il paraît.
 
Si tu veux m'écrire, la procédure est la suivante :
. tu m'envoies ton message
. tu fermes et rouvres ta messagerie, et tu reçois un message de mon antispam qui te demande de taper un code et te dit que je recevrai ton message demain.
. A minuit, ton message est analysé.
. Le lendemain, mon antispam me propose de recevoir ton message et de taper un code. Des fois ça marche, des fois non.

Si tu as un mail urgent à me transmettre, passe par le fax.

A côté de ça, je reçois quand même 30 spams par jour émanant :
. d'une princesse mourante qui cherche un légataire
. d'un marchand de diamants, de vitrines, de caisse de retraite, de crédits...

C'est nul.

mardi 6 juillet 2010

 
Il y a des mots à la mode que je n’aime pas parce que je les trouve moches.

Privatif : pourquoi on dit une cour privative au lieu de privée ? pour moi, ça veut dire qu’elle te prive de quelque chose. Est-ce qu’on dit : « tu travailles dans le public ou le privatif ? ». Remarque, à bien y réfléchir …

Quid : un mot latin très classe dans la bouche de zbb  : « quid des journées que je vais au travail ? »

Le dernier mot ajouté au code-vocabulaire de ma boîte, c’est « acter ». En deux heures de réunion hier, le directeur est arrivé à le caser quinze fois, soit toutes les huit minutes. Et à chaque fois à la place d’un autre mot moins moche, et surtout beaucoup plus adapté : agir, concrétiser, constater, décider, écrire …

Il y a toutefois des utilisations de mots fantaisistes que j’aime beaucoup :
Il me prend pour son soutif,
les nouvelles techniques de scotching,
le bus bombé …
 
 

vendredi 2 juillet 2010


L'autre jour, le patron m'avait confié la mission de garder la boîte. Tout le service était invité à une méga-fête organisée par zbb. Pas moi, bien sûr (ha-ha-ha-ha).

Entre parenthèses, la fête était pour le départ à la retraite de sa femme, salariée du Siège Social "népotiste". Sur le carton d'invitation, il était écrit : "si vous souhaitez participer au cadeau de départ, envoyez un chèque". La classe, non ? Mais là n'est pas la question.

Je gardais donc la boîte et des ouvriers sciaient des poutres en ferraille sous mes fenêtres alors je me suis fabriquée des bouchons en kleenex. Je les ai enfoncés dans mes oreilles. Profond, trop profond. Après, impossible de retirer celui de mon oreille gauche. J'ai tenté le trombone déplié mais déjà que j'ai les oreilles un peu pourries, j'ai craint la perforation.

Panique. Allais-je être obligée d'appeler mes collègues à la fête? Je les imaginais déjà morts de rire : "Zbb, on est désolés d'être obligés de partir mais on doit aller secourir Rosana et son kleenex dans l'oreille...".

Heureusement, une de mes collègues n'était pas encore partie.
Ouf, c'était QI+250 qui est plutôt dégourdie et a réussi à dénicher une pince à épiler.

Sauvée.

jeudi 24 juin 2010





Ce doit être une bien jolie histoire ...

mercredi 23 juin 2010


L'autre week end, dans une grande maison à la bibliothèque bien pourvue, j'ai trouvé un rayon avec des livres qui m'ont replongée dans le passé.

Depuis que je sais lire, je dévore tout ce qui est imprimé avec des caractères qui forment des phrases. A 13 ans, je baignais dans la bibliothèque rose : Club des cinq, Fantomette, Astérix ... quand je suis tombée sur la bibliothèque d'une de mes tantes.

J'ai découvert avec émerveillement un monde de jeunes femmes fragiles qui succombaient à des hommes grands, aux larges épaules, bras protecteurs et regard bleu glacier. Souvent, les hommes étaient chirurgiens et les jeunes femmes orphelines.

Il m'a fallu du temps avant de trouver ces histoires très crétines ; le temps de tomber sur des Flaubert, Balzac, Austen pour satisfaire mon goût du romantisme.

Ma princesse est plus maline, le premier bouquin "Harlequin" qu'elle a lu chez sa nounou l'a fait beaucoup rigoler.

C'est peu dire que le sport à la télé ne m'a jamais intéressée, ça me donnait le bourdon. Pendant longtemps, par une logique toute mécanique, j'ai même pensé que le sang qui irriguait les muscles des sportifs n'arrivait pas jusqu'au cerveau.

Mes seuls souvenirs agréables de sport collectif : les parties de balle au prisonnier en classe de 5ème.
A 40 ans passés, j'ai découvert le plaisir de jouer au basket et au hockey sur roulettes. Oh, pas longtemps, juste celui de découvrir qu'avec mon gabarit je n'étais pas à l'abri d'un dangereux et mesquin coup d'épaule.

En regardant certains matchs de foot, j'ai réalisé que le sport collectif c'est ça aussi, tirer le maillot, donner un coup de coude (de boule ou de main) ou feindre d'en avoir reçu, s'insulter ...

C'est moche, non ?
 
 

lundi 21 juin 2010


Ce week end, on est partis en colonie de vacances avec notre club de roller. On était logés à 40 dans une grande maison magnifique avec un grand parc et on devait rouler un semi-marathon. Avec Sergueï on s'est dégonflés tellement il pleuvait et il faisait froid : 10° à midi le dimanche 20 juin, jamais vu ça.

C'était très sympa et personnellement, à part faire mon lit, j'ai à peine levé le petit doigt. Chaque fois que je partais pour mettre le couvert ou laver la vaisselle, il y avait déjà 20 personnes. Le seul truc que je suis presque arrivée à  faire, c'est le café. Sauf que quand il a fini de couler, la ravière me l'a arraché des mains.
 
La Ravière, c'est un espagnol qui te fout la honte de l'être aussi, tellement il est moche, il a le cheveu gras et il pue. Et quand tu lui demandes d'où il est, il te dit Madrid avec un air suffisant qui te donne envie de lui balancer un truc à la figure (il l'a échappée belle quand il m'a arraché la cafetière des mains, Sergueï n'était pas loin).
 
Je suis contente parce que j'ai appris un nouveau mot pour ma prochaine partie de scrabble : molky.


mardi 15 juin 2010


Je tiens à préciser que je n'ai aucun rapport avec l'eau gazeuse RoZana dont les mérites sont vantés à la télé par un vieux pdg moche.

Quand même, qui est le publicitaire dingue qui a imaginé qu'un gros monsieur au costume  poussiéreux pouvait donner envie de boire cette eau ?

Beurk

lundi 14 juin 2010



Il y a 6 mois, j'ai quitté le service du président avec pertes et fracas.

Depuis, il me déteste et ne veut pas qu'on prononce mon nom en sa présence. Il m'a fait bannir de toutes les réunions et assemblées.

Aujourd'hui, il a confié à une de mes collègues :
"Une assemblée générale sans Rosana, c'est comme des profiterolles sans chocolat"

Alors je tremble.
Parce que la prochaine étape, c'est une invitation à déjeuner, puis il va s'excuser, puis il va me demander de revenir bosser avec lui, puis je vais dire non, et ça va repartir comme en quarante.

N'empêche, des profiterolles sans chocolat, c'est nul.

dimanche 13 juin 2010

Il paraît qu'on ne comprend rien à mes dernières zistoires et que ça commence à être ennuyeux qu'il ne m'arrive rien de rigolo dans la vie...

Demain, zbb vient passer la journée à mon boulot, avec un peu de "chance" on va se croiser et ça me fera un truc drôle à raconter demain soir. Un peu de patience, papa.

En attendant, si tu t'ennuies ici, clique sur ma liste de blogs, en descendant à droite, notamment chez le Paysan Heureux.

samedi 12 juin 2010



- Salut, au fait, tu as des nouvelles de C., elle est bientôt guérie de sa dépression ?

- ...
- C'est quoi cette mine lugubre ?
- Rosana, je vais te dire un secret mais faut le dire à personne, tu me jures ?
- euh, oui
- C'est pas une dépression, c'est plus grave...
- Bon d'accord, allez je te laisse paske si c'est un cancer, je préfère ne pas savoir, bye.
- Non, non, attends, reste et ferme la porte du bureau. C'est un grand grand secret, je ne le dis qu'à toi, personne n'est au courant... Le mari de C. m'a appelée pour me dire qu'elle est traitée depuis 11 ans pour une psychose maniaco-dépressive. Et tu sais quoi, M. la psycho de la boîte qui a bossé sept ans avec elle ne s'est rendu compte de rien, elle a été très étonnée quand je le lui ai dit. J'en ai parlé aussi à Ilhéou qui elle, se doutait d'un truc.

C. : tu peux psycho-maniaco-déprimer tranquille, ton secret est bien gardé.


vendredi 11 juin 2010

 
Eh poulet, je ne sais pas quoi répondre à ta question. Des zamis, j'en ai mais j'ai du mal à mettre une étiquette dessus ...

. mon meilleur ami (c'est aussi mon amoureux) m'apprend à jouer de la guitare et accepte de jouer avec moi des chansons qu'il déteste

. P&A m'hébergent quand mes clés sont à l'intérieur de l'appartement et moi je suis restée dehors
 
. M. m'apporte des cerises de son cerisier
 
. P&B prévoient ma bière préférée dans leur frigo
 
. A. m'invite à une piña colada quand je n'ai pas un radis
 
. S sait exactement quand il faut me poser des questions ou pas
 
. tous me font rigoler et ne m'en veulent pas de rigoler trop fort
 
. P m'offre un de ses tableaux
 
. S m'offre une marguerite
 
. P.S.A.P. me prêtent des bouquins
 
. tous supportent mes excentricités
 
. V ne m'en veut pas quand je ne donne pas de nouvelles
 
. C me donne une super recette de gâteau au chocolat

Surtout, un zami ne m'appelle pas à 2h du matin. En plus, il dure longtemps : dix, vingt, trente ans, et même plus ...
 
 

jeudi 10 juin 2010

 
Eh poulet, tu m'as demandé ce que c'est un ami.

Normal que tu n'en saches rien ; à force de cultiver la relation utile, tu as oublié l'agréable, l'essentiel. Tu es tout calcul et tu as su qui flatter et qui saluer avec déférence pour devenir le poulet n°1. Tu vas finir comme zbb, tes seuls potes seront ceux qui peuvent te servir à avancer au boulot.

Quand je te demande si ça ne te fatigue pas de vivre dans ce calcul permanent, tu me réponds avec fierté que c'est un état d'esprit, une personnalité, une nature.

J'ignore au nom de quelle stratégie tu me tournes autour,  tu me fais des ronds de jambe et des courbettes mais je suis sûre que tu ne seras jamais mon pote.
 
 
 

mercredi 9 juin 2010

Dialogue avec poulet n°1

- Rosana, en ce moment, ça ne va pas fort, dis-moi comment tu faisais quand zbb faisait monter le stress au maximum ?

- Je pensais à ma prochaine soirée avec mes zamis

- Mince, moi je ne m'investis pas en amitié...

- C'est quoi investir en amitié, t'es pas un trader.

- On ne met sans doute pas la même chose dans l'amitié, pour moi un ami, c'est quelqu'un que je peux appeler à 2h du mat' si je vais mal.

- En effet, moi si je vais mal à 2h du mat', c'est le SAMU que j'appelle. Et si quelqu'un m'appelle à cette heure là, ce n'est pas un ami, c'est un emmerdeur. Mais console toi, tu es mûr pour être l'ami de zbb, lui il appelle n'importe quand pour te raconter ses angoisses, il ne l'a pas encore fait ?

- Ben non (un peu jaloux que zbb m'ait en son temps considérée comme une amie)  Et c'est quoi un ami pour toi, alors ?

 - Attends, là on doit finir le boulot, je te raconterai demain.
 
 

vendredi 28 mai 2010

 
 
Ca y est, j'ai réussi à caser à quel point ces réunions sont inutiles et exaspérantes, mais sans obtenir l'effet espéré :

mon directeur :
- j'ai une idée, on va mettre en place un groupe de travail pour traiter le problème bidule

moi :
- t'es sûr ?
 
- ben oui, pourquoi ? ça va être bien, les gens vont pouvoir se sentir concernés et c'est important qu'ils s'approprient le truc (on se croirait à la nouvelle star où il faut toujours s'approprier quelque chose) 
 
- parce que ... (voir mon histoire du 20 mai) ... et encore 3 mois à ce rythme là et je viens bosser avec un entonnoir sur la tête

- haha, toujours aussi marrante, hein 
 
- alors, t'es d'accord, on  laisse tomber ? 
 
- tu parles, et même qu'on va adorer te voir arriver avec l'entonnoir.
 
 
 
 

mardi 25 mai 2010

 
Deux pensées en vrac ...
 
J'aime les films de Ken Loach. L'autre soir j'ai tenu vingt minutes seulement devant " Le vent se lève ". Après, j'ai éteint la télé parce que ça m'a donné des envies de meurtre et qu'en 2010 j'ai décidé de rester cool.

Il y a quelques semaines, j'ai offert un guitalélé à Sergueï. Lui il est tout content et moi je suis toute triste. Quand on joue ensemble, ça fait un son tout niais.
 
 

vendredi 21 mai 2010

Notre chef cuistot est une vraie terreur. Quand on lui change le nombre de repas, il faut s'accrocher :

- Evelyne, il y aura 5 invités demain midi (avec des petites fleurs dans la voix)
- Non, ça ne va pas être possible
- Bon, ben on fera autrement

Iil faut à tout prix éviter de dire qu'elle est obligée, sinon c'est encore pire. De toutes façons, après, elle te court après et te fusille du regard, te dit "bon d'accord" et elle pose ses conditions.

Ma collègue Ilhéou qui n'aime pas faire des courbettes parce qu'elle a mal au dos, a résolu le problème en amenant les convives manger ailleurs.

L'autre jour, quand je l'ai sollicitée, elle m'a regardé avec plein d'éclairs dans les yeux alors j'ai testé le regard ZX32 de ma princesse. Elle a reculé de trois pas en portant les mains à sa poitrine et n'a plus moufté.

On vit dans un monde de brutes.

Dire que j'ai attendu près de 50 ans avant de découvrir ce super-pouvoir...

jeudi 20 mai 2010

 
 
La marotte de mon nouveau directeur, c'est de créer des groupes de travail. Il en crée à peu près un par quinzaine, qui se réunit une, deux ou trois fois, qui s'essouffle et qui meurt. La principale raison c'est qu'ils ne servent à rien.

Les caractéristiques de ces groupes de travail :

. malgré le nom, on n'y travaille pas, alors les volontaires le sont parce que ça fait une demi-journée de récréation, sieste, parlotte, etc.

. entre ceux qui arrivent en retard, ceux qui doivent partir avant et ceux qui répondent au téléphone, il n'y a jamais tout le monde plus de dix minutes

. pas d'ordre du jour précis, pas de missions précises, pas de compte-rendu alors ça se transforme vite en grand' messe ou en règlement de comptes contre ceux qui ne sont pas là

Pourtant, lui, il est content, il dit que ça crée du lien. Moi je trouve que ça crée du bordel.

Il va falloir que je trouve un moyen (avant de craquer à la 500ème heure de réunion)  pour dire avec calme tact et mesure à mon directeur  :

"Arrête de nous emmerder avec tes groupes de travail, de réflexion ou de pilotage pourris. Ca ne sert à rien de réunir une bande de feignasses imbéciles ineptes, qui ne savent pas lire, écrire ou retrouver un dossier, ça nous laissera plus de temps pour travailler".
 
Quand j'aurai trouvé, je vous le dirai.
 
 

mercredi 19 mai 2010

La 346ème heure
 
Il m'aura quand même fallu quinze heures de réunions hebdomadaires pendant 23 semaines avant de craquer.
 
345 heures de réunion à tenir des propos mesurés et politiquement corrects ; ce n'est pas très drôle, et plus d'une fois j'ai failli m'endormir (pour de vrai).

345 heures à ronronner avec mes collègues, à prendre la parole, exposer, discuter et argumenter, comme si j'étais quelqu'un de sérieux et intelligent.

Hier, j'avais déjà 5 heures de réunion dans les bottes quand j'ai débarqué dans une réunion de cadres de direction. 7 personnes avec 7 visages graves et préoccupés essayaient de résoudre un problème inextricable et cent fois débattu.

Il s'agissait de ma 346ème heure de réunion. C'est là que j'ai craqué et que j'ai balancé une grosse vanne. Tout le monde a bien rigolé. Sauf le directeur qui est devenu tout gris.

Autant dire que ce matin, je suis arrivée au boulot dans mes petits souliers. Zbb m'aurait convoquée et aurait exigé de ma part un acte de contrition devant 15 personnes. Je l'aurais envoyé à la pêche et ça aurait fait un drame.

Mon nouveau directeur m'a remerciée d'avoir décrispé le débat, j'en suis encore toute étourdie.
 
 
 

mardi 18 mai 2010


Quand j'ai intégré ma nouvelle boîte, je savais bien que je n'arrivais pas au pays des bisounours. N'empêche, en une semaine j'ai entendu :

. deux professionnelles s'engueuler comme des chiffonnières dans le couloir

. le chef de service refuser de diriger son "service de merde"

. le directeur déclarer qu'il fallait fusiller trois personnes dans le service

Et moi, dans tout ça ?
Ne vous en faites pas, j'ai mon ange gardien.
Je ne sais pas comment elle se débrouille mais elle se trouve toujours au bon endroit au bon moment et elle brandit son bouclier devant moi pour m'éviter les coups en rebond.

Merci Ilhéou.

mercredi 12 mai 2010


Depuis près de dix ans, je tente (sans grand succès il faut bien l'avouer) de ne pas éprouver de colère. J'ai recueilli l'autre jour cette confidence d'une de mes collègues :

"J'ai supporté toutes ces années des situations intolérables sans rien dire, et maintenant je n'arrive plus à me regarder en face. Je me méprise de ne pas arriver à réagir, d'être comme un animal soumis et sans réaction. J'aurais aimé, comme toi, éprouver de la colère, cet élan vital qui m'aurait permis de crier STOP, ça suffit. A la place, j'ai fait une dépression, et ça fait deux ans que je me la traîne."

Me voici toute tourneboulée...

Alors ? Le Dalaï Lama et Sénèque, vous en dites quoi ?


vendredi 7 mai 2010



Les passants me demandent souvent leur chemin dans la rue. Très très souvent, même que ma princesse dit que c'est parce que j'ai l'air gentil. Sergueï ça l'agace plutôt, parce qu'il croit que je n'y connais rien et il ne suit jamais les indications que je lui donne en voiture, du coup, on se perd tout le temps.

Cet après midi, un grand monsieur m'interpelle :

- please, we blablalblablabla aïch bar ?
- ah, vous ne parlez pas français et moi pas l'anglais alors ça va être difficile, hein ?
- ouate ?
- bon, euh, bye bye, sorry...
- aoh, you speak english, stay please, (et là il articule comme si j'étais une débile) come with me to drink a beer in an Irish bar.

Venant de la part d'un septuagénaire, j'ai trouvé la proposition un peu gonflée. J'ai du prendre un sacré coup de vieux, la dernière proposition malhonnête m'était venue d'un jeune homme de 25 ans. On va dire que j'ai mal compris, d'accord ?

jeudi 6 mai 2010

 
Depuis quelque temps, mon estomac fait des montagnes russes.

. Ma princesse m'annonce qu'elle va prendre un appartement : descente vertigineuse (comment va-t-elle payer? est-ce qu'elle imagine tout les frais que ça implique?)

. Ma princesse m'annonce qu'elle a trouvé un appartement à côté de la maison : montée en flèche (je vais l'avoir à côté, si elle a faim elle pourra venir manger à la maison, je la verrai plus souvent)

. Ma princesse m'envoie un sms "j'ai pas le moral j'ai bossé comme une dingue et j'ai raté mon partiel aujourd'hui" : descente vertigineuse (ma pauvre poulette, si elle était ici, je la consolerais avec un gâteau au chocolat)

. Ma princesse toute fringante me sert tout sourire une crêpe et me fait plein de bisous : double looping vers le haut (ça a l'air d'aller mieux, hein ? oui maman, ça va bien)

C'est fatigant la vie, il faut bien une sieste par jour pour tenir le coup.

lundi 3 mai 2010

Dans ma boîte, la gestion des congés, c'est une histoire de fous. Il faut dire qu'on bénéficie de presque 9 semaines de congé par an et qu'on est 70. Pour les prendre, il faut s'accrocher. D'abord il faut remplir un formulaire, et puis donner donner toute une série d'informations complexes que seul le personnel administratif arrive à maîtriser au bout de dix ans. Et puis il y a plein de règles farfelues qui semblent dépendre de la tête du client.

Notre assistante sociale est déjà frappadingue à la base (la pauvre n'y est pas pour grand chose, elle a eu un grave accident de la route qui l'a "traumatisée-crânienne") et c'est très facile de la faire disjonter.

Notre Chargée des ressources humaines est plutôt sympa mais assez perverse dans la gestion des congés, ce qui provoque parfois des incidents avec l'assistante sociale frappadingue.

Le dernier en date a été assez violent. J'étais moi-même en vacances la semaine dernière mais on m'a raconté. Tout le monde a entendu l'assistante sociale frappadingue enragée hurler à la chargée des RH un peu perverse :

"De quel droit tu m'emmerdes avec mes congés ? Tu es qui pour pointer l'heure à laquelle j'arrive le matin ? Alors que tout le monde sait que tu dois ton poste à une histoire de Q"

La classe, non ?