jeudi 26 août 2010

Hier, j'ai reçu un mail de Fessebouc qui m'informait qu'une de mes collègues avait créé son compte et souhaitait être mon amie. En trois clics, j'avais la possibilité de créer mon compte et d'aller consulter le sien.

J'ai cliqué 3 fois, donné le minimum d'information : juste mon mail et ma date de naissance. Ma page d'accueil s'est affichée puis s'est déroulée une liste des personnes à qui je pouvais demander d'être mes amis.
J'y ai trouvé ma fille, son amoureux, ma soeur, ma nièce, 4 ou 5 collègues, 3 copains perdus de vue (comment il sait FB, alors que je n'ai même pas leur adresse mail ?) ...

Puis STUPEFACTION : mon prof de gym de Terminale !!!!!!!

QUOI ??? je n'ai donné aucune information sur mon lycée, comment cela peut-il être possible ?

Prise d'une frénésie paranoïaque, j'ai arrêté de lire la liste et fébrilement supprimé mon compte FB.

Je suis encore sous le choc.

Ma fille, ma nièce, ma soeur, quelqu'un, expliquez-moi !

PS : je précise que ce n'est pas mon prof de gym qui m'inspire cette horreur, il était plutôt sympa.



mercredi 25 août 2010

A mon boulot, on est obligés de rédiger toutes sortes de documents "projet" et rapports d'activités. C'est normal, nous sommes financés par des fonds publics.
Chaque document d'environ 40 pages, est élaboré à grand renfort de réunions et de débats où chacun arrive les mains dans les poches. Au bout d'un moment tout le monde en a marre et c'est une personne qui se tape le boulot.

Suivant la marotte du jour et l'état d'exaltation de la personne dévouée, sont produites de plus ou moins émouvantes déclarations d'intention sur des thèmes humanistes de respect ou de laïcité.

Mon boulot consiste à mettre en place des outils pour évaluer les actions conduites à partir de toutes ces déclarations.

Parfois, je suis assez embarrassée.

Notamment, l'autre jour, le Président (zbb) a adressé à tout le personnel la revue de la boîte. En Une, une communication vibrante sur le fait que le recrutement des cadres se ferait en priorité en interne, afin de promouvoir les Seniors, suivant un accord de branche national.

Trois mois plus tôt, le même Président adressait un contrat à notre principal financeur. Dans un de ces articles, la boîte s'engageait sur les 5 prochaines années à ne pas recruter ses cadres en interne afin de diminuer les coûts.

Le pire, c'est que je suis la seule que ces contradictions embarrassent font rigoler.

Je suis peut-être la seule à lire tous les documents.

Ou à m'en souvenir plus de trois mois.


lundi 23 août 2010

Pour quelle mystérieuse raison,
Sergueï qui n'aime pas les plantes d'appartement
Fait-il germer les noyaux d'avocats de nos salades ?

Dans le meilleur des cas, il les oublie dans un coin et je les retrouve germés et desséchés,
Dans le pire, l'avocat a eu le temps de faire pousser une tige frêle avec trois feuillettes en touffe au bout.

Quand je lui pose la question, il dit que c'est pour m'embêter.

Et comme je suis gentille, je laisse faire.

mardi 27 juillet 2010


Salut zbb !

depuis ce matin, ça jacasse dans la basse-cour... Poulets et poulettes sont en émoi ; tu viens soi-disant de poser ta démission présidentielle. Il y a ceux qui sont effondrés et ceux qui se rengorgent.

Et puis il y a moi, sceptique, qui y voit une simple manoeuvre pour saboter le départ en vacances du nouveau DG.

Ha ha ha ha ha !


mardi 20 juillet 2010

 
Sur ma boîte gmail perso, je ne reçois jamais aucun spam, malgré un antivirus gratuit et un peu périmé.

Au boulot, on a un antispam très puissant. 
Il paraît.
 
Si tu veux m'écrire, la procédure est la suivante :
. tu m'envoies ton message
. tu fermes et rouvres ta messagerie, et tu reçois un message de mon antispam qui te demande de taper un code et te dit que je recevrai ton message demain.
. A minuit, ton message est analysé.
. Le lendemain, mon antispam me propose de recevoir ton message et de taper un code. Des fois ça marche, des fois non.

Si tu as un mail urgent à me transmettre, passe par le fax.

A côté de ça, je reçois quand même 30 spams par jour émanant :
. d'une princesse mourante qui cherche un légataire
. d'un marchand de diamants, de vitrines, de caisse de retraite, de crédits...

C'est nul.

mardi 6 juillet 2010

 
Il y a des mots à la mode que je n’aime pas parce que je les trouve moches.

Privatif : pourquoi on dit une cour privative au lieu de privée ? pour moi, ça veut dire qu’elle te prive de quelque chose. Est-ce qu’on dit : « tu travailles dans le public ou le privatif ? ». Remarque, à bien y réfléchir …

Quid : un mot latin très classe dans la bouche de zbb  : « quid des journées que je vais au travail ? »

Le dernier mot ajouté au code-vocabulaire de ma boîte, c’est « acter ». En deux heures de réunion hier, le directeur est arrivé à le caser quinze fois, soit toutes les huit minutes. Et à chaque fois à la place d’un autre mot moins moche, et surtout beaucoup plus adapté : agir, concrétiser, constater, décider, écrire …

Il y a toutefois des utilisations de mots fantaisistes que j’aime beaucoup :
Il me prend pour son soutif,
les nouvelles techniques de scotching,
le bus bombé …
 
 

vendredi 2 juillet 2010


L'autre jour, le patron m'avait confié la mission de garder la boîte. Tout le service était invité à une méga-fête organisée par zbb. Pas moi, bien sûr (ha-ha-ha-ha).

Entre parenthèses, la fête était pour le départ à la retraite de sa femme, salariée du Siège Social "népotiste". Sur le carton d'invitation, il était écrit : "si vous souhaitez participer au cadeau de départ, envoyez un chèque". La classe, non ? Mais là n'est pas la question.

Je gardais donc la boîte et des ouvriers sciaient des poutres en ferraille sous mes fenêtres alors je me suis fabriquée des bouchons en kleenex. Je les ai enfoncés dans mes oreilles. Profond, trop profond. Après, impossible de retirer celui de mon oreille gauche. J'ai tenté le trombone déplié mais déjà que j'ai les oreilles un peu pourries, j'ai craint la perforation.

Panique. Allais-je être obligée d'appeler mes collègues à la fête? Je les imaginais déjà morts de rire : "Zbb, on est désolés d'être obligés de partir mais on doit aller secourir Rosana et son kleenex dans l'oreille...".

Heureusement, une de mes collègues n'était pas encore partie.
Ouf, c'était QI+250 qui est plutôt dégourdie et a réussi à dénicher une pince à épiler.

Sauvée.

jeudi 24 juin 2010





Ce doit être une bien jolie histoire ...

mercredi 23 juin 2010


L'autre week end, dans une grande maison à la bibliothèque bien pourvue, j'ai trouvé un rayon avec des livres qui m'ont replongée dans le passé.

Depuis que je sais lire, je dévore tout ce qui est imprimé avec des caractères qui forment des phrases. A 13 ans, je baignais dans la bibliothèque rose : Club des cinq, Fantomette, Astérix ... quand je suis tombée sur la bibliothèque d'une de mes tantes.

J'ai découvert avec émerveillement un monde de jeunes femmes fragiles qui succombaient à des hommes grands, aux larges épaules, bras protecteurs et regard bleu glacier. Souvent, les hommes étaient chirurgiens et les jeunes femmes orphelines.

Il m'a fallu du temps avant de trouver ces histoires très crétines ; le temps de tomber sur des Flaubert, Balzac, Austen pour satisfaire mon goût du romantisme.

Ma princesse est plus maline, le premier bouquin "Harlequin" qu'elle a lu chez sa nounou l'a fait beaucoup rigoler.

C'est peu dire que le sport à la télé ne m'a jamais intéressée, ça me donnait le bourdon. Pendant longtemps, par une logique toute mécanique, j'ai même pensé que le sang qui irriguait les muscles des sportifs n'arrivait pas jusqu'au cerveau.

Mes seuls souvenirs agréables de sport collectif : les parties de balle au prisonnier en classe de 5ème.
A 40 ans passés, j'ai découvert le plaisir de jouer au basket et au hockey sur roulettes. Oh, pas longtemps, juste celui de découvrir qu'avec mon gabarit je n'étais pas à l'abri d'un dangereux et mesquin coup d'épaule.

En regardant certains matchs de foot, j'ai réalisé que le sport collectif c'est ça aussi, tirer le maillot, donner un coup de coude (de boule ou de main) ou feindre d'en avoir reçu, s'insulter ...

C'est moche, non ?
 
 

lundi 21 juin 2010


Ce week end, on est partis en colonie de vacances avec notre club de roller. On était logés à 40 dans une grande maison magnifique avec un grand parc et on devait rouler un semi-marathon. Avec Sergueï on s'est dégonflés tellement il pleuvait et il faisait froid : 10° à midi le dimanche 20 juin, jamais vu ça.

C'était très sympa et personnellement, à part faire mon lit, j'ai à peine levé le petit doigt. Chaque fois que je partais pour mettre le couvert ou laver la vaisselle, il y avait déjà 20 personnes. Le seul truc que je suis presque arrivée à  faire, c'est le café. Sauf que quand il a fini de couler, la ravière me l'a arraché des mains.
 
La Ravière, c'est un espagnol qui te fout la honte de l'être aussi, tellement il est moche, il a le cheveu gras et il pue. Et quand tu lui demandes d'où il est, il te dit Madrid avec un air suffisant qui te donne envie de lui balancer un truc à la figure (il l'a échappée belle quand il m'a arraché la cafetière des mains, Sergueï n'était pas loin).
 
Je suis contente parce que j'ai appris un nouveau mot pour ma prochaine partie de scrabble : molky.


mardi 15 juin 2010


Je tiens à préciser que je n'ai aucun rapport avec l'eau gazeuse RoZana dont les mérites sont vantés à la télé par un vieux pdg moche.

Quand même, qui est le publicitaire dingue qui a imaginé qu'un gros monsieur au costume  poussiéreux pouvait donner envie de boire cette eau ?

Beurk

lundi 14 juin 2010



Il y a 6 mois, j'ai quitté le service du président avec pertes et fracas.

Depuis, il me déteste et ne veut pas qu'on prononce mon nom en sa présence. Il m'a fait bannir de toutes les réunions et assemblées.

Aujourd'hui, il a confié à une de mes collègues :
"Une assemblée générale sans Rosana, c'est comme des profiterolles sans chocolat"

Alors je tremble.
Parce que la prochaine étape, c'est une invitation à déjeuner, puis il va s'excuser, puis il va me demander de revenir bosser avec lui, puis je vais dire non, et ça va repartir comme en quarante.

N'empêche, des profiterolles sans chocolat, c'est nul.

dimanche 13 juin 2010

Il paraît qu'on ne comprend rien à mes dernières zistoires et que ça commence à être ennuyeux qu'il ne m'arrive rien de rigolo dans la vie...

Demain, zbb vient passer la journée à mon boulot, avec un peu de "chance" on va se croiser et ça me fera un truc drôle à raconter demain soir. Un peu de patience, papa.

En attendant, si tu t'ennuies ici, clique sur ma liste de blogs, en descendant à droite, notamment chez le Paysan Heureux.

samedi 12 juin 2010



- Salut, au fait, tu as des nouvelles de C., elle est bientôt guérie de sa dépression ?

- ...
- C'est quoi cette mine lugubre ?
- Rosana, je vais te dire un secret mais faut le dire à personne, tu me jures ?
- euh, oui
- C'est pas une dépression, c'est plus grave...
- Bon d'accord, allez je te laisse paske si c'est un cancer, je préfère ne pas savoir, bye.
- Non, non, attends, reste et ferme la porte du bureau. C'est un grand grand secret, je ne le dis qu'à toi, personne n'est au courant... Le mari de C. m'a appelée pour me dire qu'elle est traitée depuis 11 ans pour une psychose maniaco-dépressive. Et tu sais quoi, M. la psycho de la boîte qui a bossé sept ans avec elle ne s'est rendu compte de rien, elle a été très étonnée quand je le lui ai dit. J'en ai parlé aussi à Ilhéou qui elle, se doutait d'un truc.

C. : tu peux psycho-maniaco-déprimer tranquille, ton secret est bien gardé.


vendredi 11 juin 2010

 
Eh poulet, je ne sais pas quoi répondre à ta question. Des zamis, j'en ai mais j'ai du mal à mettre une étiquette dessus ...

. mon meilleur ami (c'est aussi mon amoureux) m'apprend à jouer de la guitare et accepte de jouer avec moi des chansons qu'il déteste

. P&A m'hébergent quand mes clés sont à l'intérieur de l'appartement et moi je suis restée dehors
 
. M. m'apporte des cerises de son cerisier
 
. P&B prévoient ma bière préférée dans leur frigo
 
. A. m'invite à une piña colada quand je n'ai pas un radis
 
. S sait exactement quand il faut me poser des questions ou pas
 
. tous me font rigoler et ne m'en veulent pas de rigoler trop fort
 
. P m'offre un de ses tableaux
 
. S m'offre une marguerite
 
. P.S.A.P. me prêtent des bouquins
 
. tous supportent mes excentricités
 
. V ne m'en veut pas quand je ne donne pas de nouvelles
 
. C me donne une super recette de gâteau au chocolat

Surtout, un zami ne m'appelle pas à 2h du matin. En plus, il dure longtemps : dix, vingt, trente ans, et même plus ...
 
 

jeudi 10 juin 2010

 
Eh poulet, tu m'as demandé ce que c'est un ami.

Normal que tu n'en saches rien ; à force de cultiver la relation utile, tu as oublié l'agréable, l'essentiel. Tu es tout calcul et tu as su qui flatter et qui saluer avec déférence pour devenir le poulet n°1. Tu vas finir comme zbb, tes seuls potes seront ceux qui peuvent te servir à avancer au boulot.

Quand je te demande si ça ne te fatigue pas de vivre dans ce calcul permanent, tu me réponds avec fierté que c'est un état d'esprit, une personnalité, une nature.

J'ignore au nom de quelle stratégie tu me tournes autour,  tu me fais des ronds de jambe et des courbettes mais je suis sûre que tu ne seras jamais mon pote.
 
 
 

mercredi 9 juin 2010

Dialogue avec poulet n°1

- Rosana, en ce moment, ça ne va pas fort, dis-moi comment tu faisais quand zbb faisait monter le stress au maximum ?

- Je pensais à ma prochaine soirée avec mes zamis

- Mince, moi je ne m'investis pas en amitié...

- C'est quoi investir en amitié, t'es pas un trader.

- On ne met sans doute pas la même chose dans l'amitié, pour moi un ami, c'est quelqu'un que je peux appeler à 2h du mat' si je vais mal.

- En effet, moi si je vais mal à 2h du mat', c'est le SAMU que j'appelle. Et si quelqu'un m'appelle à cette heure là, ce n'est pas un ami, c'est un emmerdeur. Mais console toi, tu es mûr pour être l'ami de zbb, lui il appelle n'importe quand pour te raconter ses angoisses, il ne l'a pas encore fait ?

- Ben non (un peu jaloux que zbb m'ait en son temps considérée comme une amie)  Et c'est quoi un ami pour toi, alors ?

 - Attends, là on doit finir le boulot, je te raconterai demain.
 
 

vendredi 28 mai 2010

 
 
Ca y est, j'ai réussi à caser à quel point ces réunions sont inutiles et exaspérantes, mais sans obtenir l'effet espéré :

mon directeur :
- j'ai une idée, on va mettre en place un groupe de travail pour traiter le problème bidule

moi :
- t'es sûr ?
 
- ben oui, pourquoi ? ça va être bien, les gens vont pouvoir se sentir concernés et c'est important qu'ils s'approprient le truc (on se croirait à la nouvelle star où il faut toujours s'approprier quelque chose) 
 
- parce que ... (voir mon histoire du 20 mai) ... et encore 3 mois à ce rythme là et je viens bosser avec un entonnoir sur la tête

- haha, toujours aussi marrante, hein 
 
- alors, t'es d'accord, on  laisse tomber ? 
 
- tu parles, et même qu'on va adorer te voir arriver avec l'entonnoir.
 
 
 
 

mardi 25 mai 2010

 
Deux pensées en vrac ...
 
J'aime les films de Ken Loach. L'autre soir j'ai tenu vingt minutes seulement devant " Le vent se lève ". Après, j'ai éteint la télé parce que ça m'a donné des envies de meurtre et qu'en 2010 j'ai décidé de rester cool.

Il y a quelques semaines, j'ai offert un guitalélé à Sergueï. Lui il est tout content et moi je suis toute triste. Quand on joue ensemble, ça fait un son tout niais.