jeudi 17 février 2011

Mes zoreillettes et moi ...

Hier, j'ai visité mon ostéopathe. Il est sérieux comme tout cet homme.  J'ai quand même réussi à le dérider quand il m'a fait allonger sur le côté et que j'ai senti mes zoreillettes :

- Attendez, il faut que j'enlève mes binious, ça va me gêner.
Il a fait : "hu hu hu" (c'est un rire coincé de la gorge)

Et puis il m'a demandé : "votre poste de travail est-il adapté ?"

Il a refait "hu hu hu" quand je lui ai répondu qu'un poste de travail n'est jamais parfaitement adapté à des épaules de vieille dame, que si j'étais jardinier ou dame de ménage, ce serait encore pire.

C'est à se demander comment quelqu'un d'aussi coincé peut arriver à me décoincer les épaules.

Sinon, j'oublie assez facilement mes zoreillettes.

Avant-hier soir, je me suis faufilée derrière le canapé pour débrancher des fils, j'étais toute tordue et je me suis coincée la tête entre les pattes d'un meuble, à la hauteur des zoreilles, et j'ai forcé pour me décoincer.
J'ai vu 36 chandelles.

mercredi 16 février 2011

Merci St Antoine...

Une histoire de ma copine Sylla... 
L'autre jour, Cécile (ma fille) a trouvé sur le trottoir, un téléphone portable dans une chaussette snoopy. Elle
entre dans le répertoire et trouve un n° intitulé "Maison".
Je compose le numéro et tombe sur une dame d'un certain âge visiblement affolée, qui après m'avoir donné RV le lendemain, finit par débarquer à la maison.
Elle sort de sa voiture et franchit notre porte d'entrée grande ouverte.
Entendant une voix inhabituelle dans la maison, je vais dans la cuisine et cette dame me déballe aussi sec : 

" J'ai failli avoir un accident.... un fou qui double à toute allure... ma voiture ..... j'ai perdu le téléphone de mon mari.... je perds la tête.... persuadée que ce téléphone était à la maison.... je suis allée à la messe..... allumé un cierge à St-Antoine de Padoue...... mon mari rigole.... ça a marché....j'ai retrouvé mon téléphone."
Je lui réponds en rigolant : "Vous savez même si vous n'aviez pas allumé de cierge, on vous aurait rendu votre téléphone".
Elle n'a pas pris le temps d'écouter, elle nous a encore saoûlés pendant 5 mn, a donné 10 € à Cécile pour la remercier, et puis est partie en virevoltant et en oubliant ses clés de voiture sur la table....

 (Je ne suis pas la seule à tomber sur des dingos.)

Il y a des gens qui n'aiment pas trop rigoler...

Une dame renfrognée m'aborde dans la rue :

- C'est où la Banque de France ?
- C'est à un quart d'heure à pied, vous prenez la direction du Capitole ...
- Ah mais non, ça ne va pas du tout, vous êtes sûre ? c'est trop loin un quart d'heure, je me suis garée là, comment je fais maintenant ?
- Désolée madame, je ne peux pas vous la rapprocher, mais vous avez la BNP juste en face.
- C'est malin, hein, vous n'êtes pas drôle vous savez.

C'est bizarre, elle attendait quoi de ma part cette dame ?

mardi 15 février 2011

Qui c'est celui-là?

Sergueï m'a mis en fond d'écran une espèce de dingo rouge avec un masque.

Il dit que c'est l'ombre qui marche ché pas quoi. Je connais pas moi, ça a l'air d'être un sous-superman, sous-daredevil...
M'en fiche, mon préféré, c'est spiderman.

(Quelqu'un se souvient du surfer d'argent, celui qui se plaignait tout le temps ?)

lundi 14 février 2011

Pour Indyprioud...

Je me suis laissée pousser les cheveux, en prévision du camouflage de mes appareils auditifs.

J'ai eu mes appareils aujourd'hui et tout va bien.

Le seul truc qui me gêne, c'est le bruit de mes cheveux sur l'appareil : chouif, chouif.

samedi 12 février 2011

Interviou...

Une fois, j'ai été interviewée par la télé. Avec une dizaine de travailleurs handicapés de mon Centre, on était en panne de navette à la sortie du métro, à cause de quinze centimètres de neige. Chacune de mes réponses aux interviouveurs était saluée d'exclamations enthousiastes de mes collègues :

- Madame, que pensez-vous de ce scandale à cause de la neige ?
- La neige en ville, ce n'est pas terrible mais il faudrait porter plainte contre qui ?
(ouaiiiiis, allez Rosana, faut porter plainte)

- Mais la Mairie qui n'a rien fait, c'est quand même un scandale.
- La Mairie n'a sûrement pas assez de machines, il neige une fois tous les dix ans.
(ouaiiiiis, c'est vrai, il ne neige pas assez)

- Mais c'est inadmissible
- Oh, moi je préférerais que la Mairie achète des motocrottes
(ouaiiiiiis des motocrooooooottes)

Et là, les gens de la télé ont été très malpolis, ils ont pris l'air dégoûté et m'ont tourné le dos sans dire au revoir.

Ce matin, la télé me sollicite :
- Madame, pouvez-vous nous dire ce que vous faites dans cette manifestation ?

Au lieu de leur dire que je trouvais jolis tous ces drapeaux de couleur avec des demi-lunes et des étoiles, j'ai juste répondu :
- Non.

A part ça, Sergueï était très en forme au lever :
- Tu sais comment on appelle les habitantes du Caire quand il fait trop chaud ?
- Euh, non
- Les Cairottes cuites.

C'est pas drôle, hein ?
 

jeudi 10 février 2011

Désarroi...

Pendant des années, ZBB m'a fait pas mal de vacheries. J'ai fini par réagir avec véhémence pour me sortir de ses griffes et ça l'a quelque peu égratigné. Mais cela restait une riposte de petit poisson.

Son problème aujourd'hui c'est qu'il a fait aussi des vacheries à de gros requins. Et c'est une autre paire de manches. Les mesures de rétorsion l'ont laissé sur le carreau. Abattu. Menacé.

On pourrait s'en réjouir, penser qu'il n'a que ce qu'il mérite, dans la mesure où il a lui-même dégommé avec une grande violence pas mal de personnes.

Ben non, je n'y arrive pas.

Je me dis qu'autant d'acharnement à le démolir, autant de détermination, c'est effrayant.

mercredi 9 février 2011

Héhéhé...

Voilà, j'ai testé et ça marche.
Il s'agit de la méthode pratiquée par ma collègue de l'autre jour. Le patron tergiverse depuis des mois sur une décision à prendre.

J'ai pris le risque et je lui ai envoyé un mail : "Le dossier machin, c'est bouclé, j'ai fait comme tu m'as dit l'autre jour et tout est arrangé".

En réalité, il ne m'a pas répondu, il doit être en train de se demander ce qu'il a bien pu me dire l'autre jour, mais en tout cas, il n'a pas déboulé comme un fou-furieux dans mon bureau.

Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

mardi 8 février 2011

Famille


Le papa, c'est la mienne, c'est Raimundo.
La maman, c'est celle de Sergueï.
Le bébé s'appelle Yamaha et ma princesse n'en a jamais voulu.

(Oui, je sais la photo est vilaine)

lundi 7 février 2011

Tics et tactiques ...

Il existe des tics verbaux plus moins pénibles, et plus ou moins originaux. On connaît tous les "c'est clair', "tu vois", "euh", et autres "keuf keuf".

Je dois concéder à mon patron le prix des tics verbaux les plus pénibles et il faut bien dire, les plus originaux. Ce matin en réunion, voici ce que ça a donné :

"On a acté une évolution négative, j'ai pas d'état d'âme, de notre chiffre d'affaires en 2010, alors pas d'état d'âme, il faut acter. Après avoir donné quitus à Untel, il faut bien acter sans état d'âme qu'il faut changer d'axe orientatif. Je m'en fous, ya que des abrutis dans cette boîte, et je n'ai aucun état d'âme à le dire, je suis le seul à acter. Je vous donne mon quitus et si ça continue, je me casse sans aucun état d'âme."

Tout le monde évite de se regarder pour ne pas rigoler.

samedi 5 février 2011

Atteindre le juste point de cuisson...

Dans ma boîte, où l'ancienneté moyenne du personnel est de 25 ans, et au fil des différentes inepties et absurdités, chacun a atteint un stade de cuisson différent.

Il y a les carrément cramés qui ont arrêté de réfléchir et qui travaillent comme des zombies.

Il y a les petits malins qui frémissent : "comme le chef dit n'importe quoi  et qu'il oublie après, t'as qu'à faire comme tu veux et s'il gueule, tu lui réponds que tu as fait comme il t'a dit. Tu verras, quatre fois sur cinq, ça marche".

Il faudrait que j'apprenne, parce qu'à force d'être incuisinable, je vais finir par me faire manger toute crue.

mardi 1 février 2011

Tarte aux pommes...

Cet après-midi, alors que j'assommais quatre collègues d'arguments-massue avec beaucoup de conviction pour étayer mon dossier, le directeur m'a interrompue :

- Rosana, t'es vraiment habitée, hein, je ne comprends pas tout, mais je t'aime.
- M'en fous que tu m'aimes, ce que je veux c'est que tu m'écoutes, et n'essaie pas de me perdre avec des digressions
- Bon, je suis d'accord avec tout ce que tu as dit, ça te va comme ça ?
- Euh, pour de vrai ?
- Oui, alors ça te va ?

Comment peut-on dire "je t'aime", comme ça, à n'importe qui et n'importe quand ?

A part ça, ça n'a rien à voir mais ma princesse sent bon la tarte aux pommes.

jeudi 27 janvier 2011

Carpe diem?

Carpe Diem, c'est bon à prendre quand tout va bien. Mais quand on a un gros chagrin, c'est bon de se projeter dans le futur parce qu'à coup sûr, dans six mois, il sera moins lourd.

A 50 ans, on sait trier les chagrins :

. ceux qui nous construisent et ceux qui ne servent à rien
. ceux qui laissent vide et ceux qui font déborder
. ceux qu'on garde secrets et ceux que l'on partage
. ceux qu'il faut garder bien au chaud ou plutôt vite oublier

A 20 ans, on ne sait pas encore.
 

mercredi 26 janvier 2011

R.I...

Dans la boîte où j'étais avant (il y a 18 ans déjà), on avait un service des ressources humaines... humain.

Dans ma boîte actuelle, on a un service des ressources humaines ... inhumain et qui déteste les salariés malades. On cotise à une caisse spéciale qui complète les indemnités de la sécu. Pour cela, le service doit demander au malade un dossier avec plein de papiers.

Le service RH "oublie" de demander les pièces. Il finit par les demander quand le salarié malade s'inquiète de ne pas être payé. Ce dernier met un certain temps à réunir les papiers, et quand il a enfin tout envoyé, le service "oublie" de les transmettre à la caisse.
Une fois que la caisse a le dossier, elle renvoie la liste des documents qui manquent (il en manque TOUJOURS). Et le service RH "oublie" de re-transmettre ...

Pour peu que le salarié ne soit pas très dégourdi côté papiers, en plus d'être malade, il ne peut pas payer ses factures.

Je travaille dans un service social. On est vernis.

mardi 25 janvier 2011

Il y a aussi des gens qui ne m'aiment pas...

Au départ, la fille du bureau d'à côté sentait l'oignon.

Maintenant elle se parfume et elle sent Angel à l'oignon.
J'aime bien l'oignon et j'aimais bien sentir Angel dans les ascenseurs (plus maintenant).
Mais les deux ensemble et à huit heures du matin, ça me donne la nausée.

Et la nausée, ça me rend désagréable.

Quand on arrive le matin, ça pue à 100 mètres à la ronde. Une de mes collègues est entrée un jour dans  le bureau de la mouffette et a dit "dis-donc, ça pue ici" et a ouvert grand la fenêtre. L'autre a répondu que ça puait avant qu'elle arrive.

On m'a dit de ne rien lui dire parce que je suis une brutasse et qu'elle est fragile. Donc, je ne lui dis rien. Elle voit bien que quand elle me parle, j'ai envie de vomir, et je sens bien qu'elle ne m'aime pas.

lundi 24 janvier 2011

Boulets ...

Dans la vie, j'ai eu ma part de boulets. Les plus récents, ceux dont je parle ici régulièrement :  zbb et mon ex-collègue, mais j'ai une vieille collection.

La première dont je me souvienne, c'est Dany, une fille de ma classe en 3ème. Je ne sais plus pour quelles bonnes ou mauvaises raisons je ne l'aimais pas et elle, elle m'aimait beaucoup.

Son frère me menaçait : "si tu continues à ne pas vouloir être copine avec ma soeur, il va t'arriver des tuiles". Et moi je répondais, bravache et plus assurée que je ne l'étais réellement : "t'as qu'à essayer, pour voir".

Jean-Luc : un autre boulet. Ses parents avaient construit une piste d'atterrissage pour les ovni derrière leur maison. Il avait donc de bonnes raisons d'être cinglé.
Il me piquait et cachait mes affaires, m'attendait dans les couloirs du collège et poussait un grand cri quand j'arrivais, ou se ruait sur moi en hurlant dans la cour, vingt fois par jour : "Rosanaaaaa, je t'aiiiiime".

Je n'aime pas les gens qui m'aiment comme ça.

dimanche 23 janvier 2011

Fait d'hiver...

Vendredi, Martine fait irruption dans mon bureau. Elle est toute pâle :

- Rosana, je viens m'allonger par terre dans ton bureau, c'est plus tranquille que le mien et puis j'ai peur toute seule, j'ai très très mal au ventre.
- Euh, je peux faire quelque chose ? tu veux une tisane ? j'appelle le samu ?
- Attends un peu pour voir. Tu sais, j'ai peur de faire une grossesse extra-utérine.
- Ah bon ? tu en as déjà fait ?
- Oh non, tu meurs d'hémorragie interne.

Franchement, depuis quand on pense à une grossesse extra-utérine, à 50 ans, quand on a mal au ventre ?

J'ai eu peur qu'elle attrape en plus une septicémie parce que le sol de mon bureau est très sale.

vendredi 21 janvier 2011

Vapeurs d'alcool...

- Alleuh??? Reuzannah ??? je t'appelle pour te souhaiter une bonne année.
- Merci Alain, tu m'as déjà appelée ce matin, tu ne te rappelles pas ?
- Ahui ? j'ai oublié, mais en fait je m'ennuie, tu me manques, hein, il faut dire qu'on a vécu ensemble 25 ans
- Non, arrête avec ça, on a été collègues 10 ans, et tu vivais avec ta femme qui t'a quitté, Muriel, tu te souviens ?
- Oh ben c'est pareil, on était quand même un couple tous les deux
- allez salut, j'ai du boulot, clic.

 
Une heure plus tard, en plein boulot, le téléphone sonne, ma collègue décroche :
- ...
- Non, c'est Maryse, elle est occupée. Tu me proposes un cinq à sept ? mon pauvre tu n'as pas l'air assez en forme pour assurer... ah non, je n'insinue rien, tu m'as juste l'air un peu fatigué, bon allez j'ai du boulot, oui, je lui dirai. Rosana, Alain s'excuse des propos qu'il a tenus tout à l'heure.

 
Une demi-heure plus tard, ma collègue décroche mon téléphone :
- ...
- Encore ??? non, elle n'est pas là, salut. clic.

 
C'est comme ça depuis le début de l'année au moins cinq fois par jour. Et le soir chez moi deux ou  trois fois par semaine. Je ne décroche pas, il va bien finir par se fatiguer, plus que dix jours et normalement, il ne devrait plus me souhaiter la bonne année.

Impossible d'éprouver de la compassion pour lui mais chaque fois, je pense à ses enfants.

mercredi 19 janvier 2011

Blues

On me dit que le DG qui a remplacé zbb est encore pire que lui.
Ce que je veux bien croire puisqu'il est arrivé à le faire éjecter.
Ce dont je me fiche éperdument parce que je n'ai pas à faire à lui.

Il n'empêche que le départ d'un tyran plénipotentiaire laisse souvent un champ de ruines et la débâcle a commencé.
Le service où je travaillais l'année dernière va fermer. Pendant 15 ans, j'avais participé à son développement.

Une collègue m'a transmis un message de Zbb : "Tu diras à Rosana qu'elle a eu raison de partir, elle a eu du bon sens. Tu lui diras aussi que je suis sans rancune à son sujet."
Tu sais Rosana, il était sincère, vraiment.

Sur le moment, je n'ai pas pu m'empêcher de répondre avec cynisme "oui, bien sûr, et demain il m'invitera au resto pour s'excuser avec des larmes dans les yeux..."

Mais j'ai ajouté : "tu lui diras que je trouve tout ça bien dommage et bien triste".

En plus, c'est vrai. Je me trouve bien sentimentale.


mardi 18 janvier 2011

OUI

Quand j'entends et je vois ce qui se passe en Tunisie, je repense à l'arrivée relativement paisible de la démocratie en Espagne.

J'y habitais en 1978, et je me suis rendue aux urnes pour aller voter oui  au référendum. Déception : mon nom n'était pas sur les listes. Celui de mon père y était deux fois, et le préposé aux urnes (je ne sais pas comment on dit) lui a naïvement proposé de voter à ma place.

Aujourd'hui, ça me fait sourire.

Je suis contente d'avoir vécu de près ce moment historique (et que l'Espagne n'ait pas eu besoin de mon vote pour accéder au OUI massivement).


PS : mon père a refusé de voter à ma place, bien sûr.

lundi 17 janvier 2011

Retraite ?

L'an dernier, la France a vu défiler des milliers de personnes pour défendre le droit de partir à la retraite à 60 ans.

Pendant ce temps, dans mon environnement professionnel proche, trois soixantenaires retraitables "souffrent" :

. Mon ex-patron Zbb, 62 ans,  n'en finit pas de faire des faux-départs. Il fait semblant de partir par la grande porte, revient par la fenêtre, repart à coups de pieds au derrière, revient par une petite porte, se refait jeter, etc. et ce n'est pas fini...

. mon directeur actuel, 62 ans, usé jusqu'à la corde, se voit bosser jusqu'à 70 ans (misère)

. mon ex-collègue alcoolisé au dernier degré m'appelle plus de dix fois par semaine, pour me raconter à quel point je lui manque et qu'il voudrait revenir travailler parce qu'il s'ennuie (j'en ai marre, je ne décroche plus).

Il y a un problème, non ?

vendredi 14 janvier 2011

Déclassement

- ... de toutes façons, ce sont des ânes. L'autre jour, j'ai dit que je trouvais Machin versatile et personne n'a compris ce que ça voulait dire. Et depuis, tu sais quoi ?  ils m'appellent Mâdâme la Comtesse...

Je comprends l'agacement de Caroline.
 
Se faire appeler Comtesse quand on est une Princesse, c'est un déclassement intolérable.

jeudi 13 janvier 2011

Nouille

Un gros avantage d'avoir travaillé quinze ans avec zbb-le-fou-furieux, c'est que rien ne me fait plus peur, rien ne me déstabilise.
Ce matin, comme tous les matins, le directeur hurlait hystérique dans son bureau :
- Ras le Q de cette messagerie de merde, je rate plein de trucs importants, je passe pour un con, le prestataire informatique est un vrai naze, je vais lui casser la gueule...
et d'autres jolies choses que je n'écrirai pas.

Tout le monde rasait les murs. J'ai failli lui proposer d'aller nettoyer le lavabo pour se détendre mais je me suis retenue. A la place, je lui ai proposé :

- Si tu attends des trucs super importants par mail, je peux te bidouiller un truc mais sache que c'est rigoureusement interdit par le Siège, il ne faudra pas leur dire.
- M'EN FOUS DU SIEGE, JE VAIS LEUR DIRE CE QUE J'EN PENSE DE LEUR BORDEL DE PROCEDURE.
 
Puis, fatigué :
- Bidouille ce que tu veux, il faut absolument que je reçoive ces trucs, sinon je vais passer pour un charlot, ils m'ont élu coordinateur du projet bidule et je reçois rien, ça fait chier, merde.

Il a fallu un quart d'heure pour :
. créer une adresse gmail pour la boîte
. avertir son contact de doubler tout ce qu'il nous envoie sur cette adresse
. recevoir les documents si importants

Mon dingo-directeur reconnaissant m'a gratifiée d'un :
- Merci chef.

Je me suis inventée un nouveau problème. Il va croire que je suis super forte en informatique et va m'appeler à chaque fois qu'il a un bug.
 
Je suis nouille.
 

mercredi 12 janvier 2011

Zaï Zaï Zaï

Depuis que notre princesse conduit, elle voyage devant avec son père et moi j'essaie de dormir à l'arrière.
Ce n'est plus moi qui m'occupe de la programmation musicale.

C'est elle, et lui.

Et il finit toujours par revenir le même disque :

- ah ouais, c'est génial, ... rrooooh maman, tu nous as encore pourri l'intro...

(je demandais juste à ces ingrats s'ils voulaient un sandwich ou une mandarine)

... allez je la remets.

Et ils écoutent avec un grand plaisir ce qui me fait l'effet d'une souris épileptique à la guitare :
"tic tiquitic tiquitic tic tic tic"

- purée, l'entrée de la batterie, j'adôoooore

C'est super énervé comme musique, alors bien sûr, je n'arrive pas à m'endormir et Sergueï jubile.
Je pourrais mettre mes bouchons d'oreilles, mais à vrai dire, je ne voudrais pour rien au monde rater le violon dingue. En effet, aux premières notes, ma princesse se transforme en Rabbi Jacob, zaï zaï zaï, et tous ses bracelets cliquètent.

Mais nooon, ce n'est pas Enrico Macias, c'est les Who.

mardi 11 janvier 2011

2011...

L'année s'annonce farfelue à mon boulot. Le jour de la rentrée, en sortant des toilettes, je trouve mon patron une éponge à la main en train de nettoyer consciencieusement le lavabo.

- Ca va, chef ?
- Oui, oui, ça va bien.
- La dame du ménage n'est pas passée ?
- Si mais elle n'a pas bien fait le boulot, et puis ça me détend de faire le ménage, j'aime bien.
- Oh super. Si tu me donnes 10 euros, je te laisse venir chez moi pour astiquer, ya de quoi te détendre
- Euh, ça serait avec plaisir mais j'ai pas trop le temps

Dommage.

samedi 8 janvier 2011

Ski n°3

D'autres galères en ski vite fait :

- mon cours de ski avec un moniteur cruel : "non Sergueï,  laisse-là se relever toute seule, elle va bien finir par y arriver...'
- quand on a glissé en sortant de la cabine des forfaits, que je suis tombée sur une copine et qu'elle a eu le poignet cassé
- les queues diverses : pour louer le matériel, les forfaits, prendre les remonte-pentes, les urgences pour poignet cassé, boire un café ...
- l'attirail qu'on enfile, qui nous transforme en michelin et qui m'empêche de plier le bras pour me gratter le nez
- l'odeur de diesel sur les parkings

Quand même eu quelques bons souvenirs  :

- mon après-midi ski de fond enceinte de six mois (c'est dire si les pentes étaient plates)
- mon après-midi sur les pistes baby
- les week-end où Sergueï et princesse partent tous les deux et où je reste à la maison

Mon meilleur souvenir : 
Celui qui me donne (presque) envie d'essayer encore une fois, ce sont les derniers mots de mon ange-pisteur savoyard. Après l'avoir chaleureusement remercié de m'avoir ramenée, et alors que je lui promettais de ne plus jamais monter sur des skis ou sur un télésiège de ma vie, il m'a répondu en rigolant :

"oh, ce serait dommage pour vous et pour la montagne. J'espère bien que vous reviendrez et que vous arriverez à y prendre du plaisir. Commencez juste plus en douceur."

Un ange, hein ?

vendredi 7 janvier 2011

Ski n°2

La dernière fois que je suis allée skier, c'était il y a trois ans. Je dois tout d'abord exprimer tout le mal que je pense des copains qui trouvent que le ski, c'est faciiiile et c'est "trop" chouette.

"Rosana, tu descends des randos noires en roller sans problème, alors fais nous confiance. C'est sûr et certain, tu vas t'éclater sur la piste où on t'amène. Allez, tu verras, c'est génial, en plus il va faire super beau, ... et gnagnagna..."

J'ai cédé, suis montée sur le télésiège, vaguement mal à l'aise, et arrivée en haut, je voulais le reprendre dans l'autre sens. Un gardien craignos m'a stoppée net :
- Non madame, il faut redescendre en ski, c'est interdit de descendre en télésiège, c'est trop dangereux.

Mes supplications, mes plaintes et mon regard ZX32 l'ont laissé de marbre. Alors je me suis assise en haut de la piste, en pleurnichant :
- gngngn... j'ai peur

Mes copains de roller, les traîtres, sont tous partis un par un. Seul Sergueï est resté mais pas trop près parce qu'il avait un peu honte et puis je lui disais :
- va-t-en, snif snif, je veux mourir toute seule

Ma princesse dévalait les pentes et à chaque passage elle m'encourageait :
- allez, mam, tu peux le faire, je descends avec toi et je t'aide
- non, snif, va-t-en, je veux mourir toute seule

J'entendais les précipices vertigineux :
- aaah, re-voilà les skis de Rosana ! venez voir comme c'est chouette et moëlleux ici au fond... on vous attend !!!

Au bout d'une heure, un ange-pisteur à l'accent savoyard est venu me voir :
- madame, on m'appelle en bas des pistes, si vous vous accrochez à moi, je vous descends doucement. Attention, il s'agit de ne pas se crisper, la piste est longue et si vous vous tétanisez on n'y arrivera jamais.

On y est arrivés. Il m'a quittée à un endroit où il n'y avait plus de ravin ni de précipice et m'a confiée à ma princesse avec qui j'ai descendu les derniers deux cents mètres.

J'aime les pisteurs savoyards, j'aime ma princesse. Je déteste mes copains de roller.

jeudi 6 janvier 2011

Ski n°1

La première fois que j'ai chaussé des skis, c'était pour un week-end "entreprise". A l'époque (en 1986), il était à la mode de mettre les salariés dans des situations "extrêmes".

J'étais jeune et prête à démontrer au monde entier que je ne craignais pas grand-chose. J'ai donc accompagné avec enthousiasme la joyeuse équipe sur des pistes dans le brouillard, engoncée dans ma doudoune, mes bottes rigides et mes skis démesurés.

On me guidait, m'encourageait et m'escortait et je suivais courageusement, jusqu'au moment où le brouillard s'est levé et que tous les précipices et les ravins des Pyrénées se sont mis à appeler mes skis :
"Skis-de-Rosanaaaaa, venez voir comme c'est chouette ici au fond, c'est très moëlleux, on vous attend, allééééééééz, venez voir !!!"

J'ai senti mes skis irrésistiblement tentés par la proposition, alors après avoir essayé sans succès de les raisonner, et comme je ne voulais pas encore mourir, je les ai déchaussés au milieu d'une piste.

En redescendant tout à pied, j'ai ignoré sans aucun complexe les regards effarés ou furieux des  skieurs : "mais qu'est ce qu'elle fait là, cette folle" et me suis fichue éperdument du mépris de mes collègues que j'ai d'ailleurs copieusement détestés.

Quelle idée de m'avoir fait chausser des skis ensorcelés et suicidaires !

Et comme ma princesse déteste les histoires trop longues, je laisse pour demain une de mes autres expériences "skiesques" désastreuses.
 
 

mercredi 5 janvier 2011

Mission impossible

Notre comptable s'est donnée la mission divine de traquer en nous le délinquant potentiel. Elle distribue les enveloppes et les stylos un par un et en échange d'une explication. Elle vient de mettre au point un système pour le carburant des véhicules qui va rendre chèvre le plus discipliné des salariés :

. un code pour la boîte
. un code confidentiel par conducteur et par véhicule
. un code pour remplir les bidons

Je donne trois jours à la procédure pour partir en vrille. Et deux jours de plus à la comptable pour le faire aussi.

mardi 4 janvier 2011

Handicap

Je viens de réaliser que j'étais affublée d'une incapacité maladive à faire quelque chose qui ne me plaît pas.

Cette tare est malgré tout parfois tempérée par un certain talent à m'auto-persuader qu'un truc me plaît.

Par exemple, il m'est arrivé de prendre du plaisir à traduire un dossier de construction de centrale hydraulique en trois jours alors que franchement, au départ, ce n'était pas gagné (par contre, quand on m'a annoncé que je serais payée à 60 jours fin de mois le dix, j'ai décidé que c'était terminé, je ne le ferais plus).

Souvent, j'ai du mal à m'auto-persuader. Par exemple, je n'arrive pas à assister aux mariages de mes amis.

Sauf pour Prudence et Sylla, où je ne me suis même pas souvenue que je n'aimais pas les mariages, (et j'ai bien fait parce qu'on a mangé un couscous d'enfer et qu'on a vu des copains perdus de vue depuis des années). Et sauf aussi pour Zani et Monkeyman, mais ça ne compte pas parce qu'on n'aurait pas dit un mariage et qu'après on a mangé des fleurs de courgette avec des écrevisses dedans et je crois bien que c'est le meilleur truc que j'ai jamais goûté.

J'ai une autre tare et c'est qu'à force de faire des digressions, des fois, je ne sais plus où je voulais en venir ...

lundi 3 janvier 2011

Kafka et moi

Peut-être qu'un jour j'inaugurerai une nouvelle rubrique pour raconter mes déboires administratifs. J'y raconterai :

. Comment après avoir bataillé pendant des semaines avec la sécu, je suis passée de n'avoir aucun numéro à en avoir deux

. Comment j'ai squatté les bureaux du rectorat

. Comment j'ai travaillé un an au noir dans un ministère

. Le renouvellement de ma carte d'identité pour laquelle on m'a demandé l'extrait de naissance de mes grands-parents

. Comment on m'a demandé de produire un papier qui n'existe pas, comment je l'ai inventé et comment ça a marché

. Les 7 cm d'épaisseur de mon dossier de demande de financement pour des appareils auditifs, et ce n'est pas encore réglé.

dimanche 2 janvier 2011

Je regarde trop la télé

L'autre soir, Sergueï avait décidé de se lancer un défi : regarder un épisode du Mentalist en entier.

John Le Rouge y avait massacré une jeune fille et il avait dessiné des smileys rouges sur les murs avec du sang.
Le lendemain matin, je buvais tranquillement mon café au bistrot du coin quand mon regard est tombé sur une affiche avec un gros smiley rouge. J'ai pensé "Mince, John Le Rouge" et je suis vite partie.

A part ça, il faut quand même dire que Mentalist, c'est un peu comme Derrick, ça donne envie de faire la sieste.

jeudi 23 décembre 2010

Busted flat in Baton Rouge ... lalalalala...

L'autre jour, Sergueï voulait m'apprendre une chanson qu'il aimait à la guitare, et moi je n'y arrivais pas.
- allez, fais un effort ...
- oh, écoute, j'ai déjà du mal avec les chansons que j'aime et là tu veux m'apprendre une chanson que je n'aime pas, non-non-non je ne la jouerai pas, je m'en fiche, voilà.

Il m'a rétorqué qu'il n'en avait rien à cirer de Dylan et Janis Joplin mais que pour me faire plaisir il les jouait quand même et que moi je n'étais même pas fichue d'apprendre une chanson pour lui faire plaisir.

- oui, mais toi tu sais jouer n'importe quoi même avec le bras dans le plâtre alors que moi je rame. Ton truc débile à la noix (en vrai j'ai dit un gros mot), je m'en fous et je veux pas l'apprendre et c'est tout.

Alors il a pris son air cruel et m'a dit qu'il était temps que j'aille prendre des cours avec quelqu'un d'autre parce que lui, il en avait marre de ma mauvaise foi.

Alors mon coeur s'est brisé et j'ai dit que puisque c'était ça, je ne jouerais plus jamais de la guitare avec lui de ma vie.

Depuis, il essaie de m'appâter l'air de rien avec de jolies chansons que j'aime.

Depuis, je joue en cachette.



mercredi 22 décembre 2010

Flop

On est 45 à partager le repas de noël de la boîte. Ca se passe toujours dans des restaus pourris où il y a au moins 3 autres grandes tablées. Les serveurs sont hargneux parce que quand les plats arrivent, personne ne se souvient de ce qu'il a commandé.
Cette année ça se passait dans un restau australien. A un moment, j'ai quitté mes copines pour aller  voir les collègues des autres tables. Cédric, un jeune stagiaire de 25 ans un peu sale, dreadlocks et air rebelle a écrit sur la nappe en papier une citation fumeuse sur la condition humaine, signée Bakounine.

Histoire de m'amuser et d'en découdre comme je ne le fais plus depuis que j'ai 17 ans, (mais il faut dire que je m'ennuyais un peu) je lance avec enthousiasme à la tablée : alors, c'est qui l'anarchiste ici ?
- euh, pourquoi tu dis ça ?
- ben Bakounine, vous savez qui c'est ?
- euh ... non.
- Bon, et le kangourou, vous avez aimé ?

Ca s'appelle un flop ?
 
 

mardi 21 décembre 2010

Décomposition

Vous avez déjà vu quelqu'un se décomposer littéralement ? Moi j'ai vu Maryse, notre comptable se désintégrer cet après-midi ...
Nous devisions joyeusement sur des choses très plaisantes, du style organisation et planification quand une collègue arrive et lui tend un téléphone : "tiens c'est quelqu'un qui veut absolument te parler au sujet de ta fille"
- allô ? .....   CA SUFFIT ! je suis au travail alors tu me laisses tranquille.
Puis elle raccroche, devient toute rouge, son visage se décompose et elle fond en larmes... "il m'a retrouvée, il sait où je travaille, je suis foutue..." et quitte mon bureau en courant.

Elle m'a raconté par la suite que depuis 6 ans, sa famille est harcelée par un homme éconduit par sa fille après quelques mois de conversations sur fessebouc.
Cet homme a commencé par faire livrer des cadeaux sa fille : des fleurs, des chocolats, puis une machine à laver et une cuisinière... puis à téléphoner environ cinquante fois par jour pour parler à sa fille qui ne veut rien savoir.
Ils ont déménagé il y a quatre ans et ils changent de numéro de téléphone régulièrement parce qu'il les retrouve.
Les policiers ne peuvent rien faire, impossible de l'identifier (ils sont bêtes, hein ?), il téléphone avec des mobiles volés.
La famille vit depuis six ans dans la terreur des menaces de ce fou furieux.

Si des princesses me lisent ... attention à ne pas fréquenter n'importe qui.
Ca peut mener très loin.

lundi 20 décembre 2010

La vie secrète de Marie-France

Marie France ne cultive pas la "sexy-attitude". Elle se vexe pas quand quelqu'un lui dit bonjour monsieur au téléphone. Elle a une voix très grave alors elle a l'habitude. Plutôt grande, les cheveux très courts et la bonne soixantaine, elle est comptable mais vient au boulot comme pour aller faire un jogging. Du coup on la prend aussi physiquement pour un monsieur.

L'autre jour, je m'ennuyais sur l'estrade et je regardais les gens qui écoutaient le laïus du directeur en somnolant.

Mon regard est tombé sur les chaussettes de Marie France.
Sous son pantalon d'entraîneur de foot,  des petites chattes se trémoussaient à ses pieds telles Betty Boop.

mercredi 15 décembre 2010

La greluche

J'ai beau être super cool, super gentille, il ne faut pas exagérer non plus. La greluche du guichet de banque à qui j'ai eu à faire cet après midi m'a vraiment cherché noise.

Je me rends donc à la banque, plutôt de bonne humeur  :
- Bonjour je voudrais faire un retrait d'espèces sur le compte X56TH sur lequel j'ai une procuration

La greluche arrogante, la trentaine et forte de son  "BTS guichet de mes deux" me fait des raisonnements :
- ah mais j'espère qu'on a tous les papiers de la procuration, hein, sinon on ne pourra pas faire le retrait, il faut faire un papier spécial bla-bla-bla...

Patiente, je réponds :
- ne vous inquiétez pas, vous avez tout ce qu'il faut, ça fait trois mois que je fais des retraits ici.

La pimbêche insiste :
- ah mais non, c'est pas sûr du tout qu'on ait tout ce qu'il faut, pasque vous savez, ici ce n'est pas la même agence alors il faut transférer la procuration bla-bla-bla, et d'abord, "qui c'est qui" vous a donné les espèces le mois dernier ?

Là, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre mon air le plus féroce-craignos :
- je n'ai pas l'habitude de demander le nom des guichetières mais, c'est quoi le vôtre ? et puis vous serez gentille, avant de continuer à me réclamer le papier, vérifiez d'abord si vous l'avez. Si vous ne l'avez pas, c'est quelqu'un chez vous qui n'a pas fait son boulot et on sera toujours à temps d'aviser et de passer deux ou trois coups de fil...

Un peu secouée, elle se radoucit :
- euh ... combien vous voulez retirer ?

Je suis lancée :
- Alors, vous l'avez la procuration ?

Elle, mielleuse :
- oui oui ..., vous voulez combien ?

J'imagine à quel point pourrait se sentir blessée et humiliée une personne timide,  à découvert ou à moitié en règle (vous voyez ce que je veux dire ? je peux pas dire le mot à cause des gougueule), devant  l'air pincé de la greluche : "vous savez, c'est pas bien d'être à découvert, gna-gna-gna". 




mardi 14 décembre 2010

Taï Chi

Je voulais essayer depuis longtemps. L'autre jour, ma copine Myriam m'a convaincue de l'accompagner à une matinée Taï-Chi. Entre le moment où j'ai quitté la maison et celui où j'ai mis les pieds dans le Dojo, j'ai failli rebrousser chemin trois fois :
1. ça se passait à 25 km et j'avais un peu la flemme
2. il y avait du verglas sur la chaussée et ça me fout la trouille
3. A peine le panneau du village passé, le magnifique soleil a disparu et un brouillard terrible est tombé. J'ai erré un quart d'heure dans la purée de pois.

Une fois les pieds dans le Dojo, j'ai encore failli partir trois fois :
1. comme je me suis perdue, je suis arrivée en retard et ça  me donne envie de pleurer
2. le prof a dit qu'il fallait respirer, et il ne faut jamais me dire ça, je respire si je veux, quand je veux et comme je veux
3. le prof a dit "maintenant vous le faites tous seuls" et je ne savais même pas de quoi il parlait

Heureusement, à la pause, on a eu le temps de discuter avec ma copine :

Myriam : oh purée, ça me fait tourner la tête de respirer, je n'y arrive pas bien, c'est super dur, ça me stresse
Moi : mince alors, je croyais que le Taï Chi c'était pour se détendre
Myriam : ben oui, mais justement, ça veut dire que j'ai encore du boulot
Moi : ého t'es maso, tu fais un truc qui te stresse depuis quatre ans en imaginant qu'un jour tu vas y arriver et ça va te détendre ?
Myriam : hihihi, ah ouais, dit comme ça, c'est bizarre

Elle a de la patience, ma copine, hein ?
Je lui ai dit d'aller chanter, ça marche tout de suite et personne t'embrouille à te dire comment tu dois respirer bla-bla-bla...
Et voilà, je ne regrette pas d'y être allée, on a bien rigolé, mais pas trop fort quand même parce que dans un dojo on doit rester digne (alors que quand tu chantes, t'as le droit de rigoler très fort).

PS : un autre truc que je n'ai pas trouvé terrible c'est qu'à part le prof, tout le monde était vieux et moche (oui-oui, moi aussi bien sûr), et je préfère quand c'est plus mélangé...
 

lundi 13 décembre 2010

Wouf...

Ce matin en arrivant au boulot, j'ai été accueillie par un grand chien enthousiaste. Je suis sortie de ma voiture et il m'a sauté autour comme s'il me connaissait, frétillant et amical et me suivant partout.

Il avait un collier mais comme il sautait partout je n'arrivais pas à lire ce qu'il y avait écrit dessus. Je me suis improvisée maîtresse-chien et lui ai demandé : assieds-toi, tiens-toi tranquille.
 
Il s'est assis, a tiré la langue et m'a fixé, ses yeux bruns droit dans les miens. J'ai noté le numéro de téléphone et je lui ai demandé de m'attendre en bas.

On a été obligés d'attacher le chien à un arbre sous mes fenêtres dehors parce que c'est interdit de faire monter les chiens dans les bureaux.

Son maître a mis une heure à arriver et pendant tout ce temps, il a attendu en regardant ma fenêtre. De temps en temps il faisait "wouf", je lui disais un petit mot et il me faisait un grand sourire.

J'aurais aimé le garder avec moi.
 

vendredi 10 décembre 2010

Une histoire vraie, je vous jure

Le service commercial parle rose
Le client parle bleu
Le chef d’atelier parle vert
Le standard, le bip du téléphone et les commentaires parlent noir

. Bonjour, je suis M. Client, je fais nettoyer du linge chez vous depuis 10 ans et comme j’en ai avec une tache inhabituelle, je voudrais savoir si c’est la peine de vous l’envoyer.
. je vous passe le service commercial
. bonjour, que puis-je pour vous ?
. j’ai une tache de goudron sur un vêtement de travail, est-ce que vous savez faire partir ?
. une seconde, je me renseigne auprès de l’atelier

Bip-bip-bip
Le chef d’atelier occupé à lire le journal, répond distraitement: « demande-lui si c’est du coton ou du synthétique »

Bip-bip-bip
. l’atelier me demande si c’est sur du coton ou du synthétique
. c’est du coton
. ok, ne quittez pas, je vous reprends

Bip-bip-bip
Le chef d’atelier qui se ressert un café : « oui, mais du coton blanc ou couleur ? »

Bip-bip-bip
. l’atelier me demande si c’est du blanc ou de la couleur
. du blanc

Bip-bip-bip
Le chef d’atelier qui discute avec un collègue demande : « mais c’est une vieille tache ou une tache récente ».

Bip-bip-bip
. l’atelier me demande si c’est une tache récente ou vieille
. vieille, dites, ça irait plus vite si vous me passiez l’atelier directement
. désolée, je ne peux pas vous les passer, je vous reprends tout de suite

Bip-bip-bip
Le chef d’atelier qui lit son horoscope : « est-ce qu’il est vraiment sûr que c’est bien du 100% coton ? pas du mélangé ? et c'est combien la surface ? »

Bip-bip-bip
. L’atelier me demande si c’est bien du 100% coton et combien de surface occupe la tache.
 
. ZRBG&&&&&LDSKJB$$$$$MU IJ?SBKJ!!!!!BKJZZZZZZ !!!

mercredi 8 décembre 2010

Refloux


Le flou, je n'y arrive pas encore, mais la pagaille, j'y arrive drôlement bien.

L'autre jour, j'ai envoyé un mail à mes collègues :

Mesdames, messieurs,

M. Truc me propose la date du 7 décembre pour une réunion de travail.
Cette réunion pourrait se dérouler le 6 décembre mais M. Truc n'est pas dispo,
le 8 décembre mais Martine n'est pas là le matin et Maryse et moi l'après-midi,
les 9 ou 10 décembre mais Patrick n'est pas là
et je ne connais pas l'agenda du directeur.
L'organisation de cette réunion est un véritable casse-tête et je demanderais à ceux à qui le 7 décembre ne convient pas de se casser la tête à ma place.

Merci de votre collaboration.

vendredi 3 décembre 2010

Comptabilité

La fin de l'année est proche. La chef comptable est débordée et elle entend bien le faire savoir. C'est la période où :

. il y a 20 mètres de ruban qui se déroule autour de sa calculatrice, ça arrive jusqu'au couloir
. elle est féroce, toute rouge, les yeux injectés de sang et les cheveux dressés, et parfois elle pleure dans son bureau
. il n'y a plus de papier blanc à la photocopieuse alors on a tous des documents sur du papier rose, vert ou bleu, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus du tout
. il faut penser le matin à amener au boulot son papier WC et son savon parce qu'il y a rupture de stock et qu'elle a autre chose à faire qu'en commander (on se croirait au camping)
. elle ne fait plus le tour des bureaux pour dire à quel point elle est débordée
. elle nous gonfle trois semaines avant le repas de noël avec la ligue anti-alcoolique

Dans un autre registre, la dame du ménage passe la serpillère dans les toilettes à l'heure à laquelle tout le monde va faire pipi.


jeudi 2 décembre 2010

Flou flou...

Ce matin, alors que je suggérais à mon directeur qu'il serait bon de limiter le nombre de réunions et étayais mon argumentation en évoquant perte de temps et d'énergie qu'on pourrait consacrer à de l'opérationnel, il me répondit :

- Rosana, je suis très content de ton travail, ça avance, c'est parfait. Tes interventions en réunion pour recentrer les débats sont souvent très utiles. Je dois quand même te dire que tu es parfois trop carrée, et qu'il ne faut pas toujours viser l'efficacité à tout prix. Tu n'es pas comptable, tu dois apprendre à cultiver le flou et à gérer les pertes de temps apparentes, ça crée une culture d'entreprise.

Il a peut-être raison. Il faut que j'apprenne à cultiver le flou et à y naviguer.

Juste après, alors qu'il me prenait à témoin devant une de ses collaboratrices :
- Maryse, cette convocation est parfaite, tu es devenue parfaite, pas vrai, Rosana ?
J'ai répondu :
- Mais je croyais qu'elle était déjà parfaite Maryse, non ?
Et j'ai tourné les talons.

Le problème, c'est que la culture du flou et des compliments de ma boîte, ça me donne la nausée. Promis, demain j'essaye et après je vous raconte, parce que j'imagine que mes tentatives, ça va être drôle.

mercredi 1 décembre 2010

My leg is blue

Avec Ilhéou on se retrouve dans un bureau tout riquiqui. On nous a coupé la pièce en deux il y a quelques jours.

Ilhéou a beaucoup râlé parce qu'on l'a obligée à archiver ses papiers depuis 1993 pour faire de la place. Et oui, Ilhéou préfère ressortir de vieux prospectus "vintage" que consulter des sites Internet.

Dans ce demi-bureau, on ne fait que se cogner. Comme Ilhéou est grande, elle a des bleus au niveau de la mi-cuisse, comme je suis petite, je les ai vingt centimètres plus haut.

On s'en fiche, on est encore dans le même bureau, loin des endroits "stratégiques" et bien tranquilles.
 
 

mardi 30 novembre 2010

Une erreur...

J'ai toujours peur d'être en retard, alors j'arrive partout avec une demi-heure d'avance.
Quand il y a un café à proximité, je m'arrête au chaud. Sinon, je marche. Parfois dans des rues sombres d'improbables quartiers. J'explore. Alors je fais des rencontres.

L'autre soir, c'est un grand jeune homme encapuché qui m'a abordée. Comme on entend beaucoup de choses, ma brave dame, j'ai pris mon air le plus revêche et je l'ai regardé droit dans les yeux, style : "si tu as l'intention de me piquer mon portefeuille, il va falloir te battre".
Je me suis sentie toute bête quand il m'a bafouillé : "Madame, vous avez un papier dans votre poche qui va tomber".
J'ai eu juste le temps de composer un gentil sourire style : "mais non, toutes les vieilles dames ne sont pas craignos" pour le remercier.

C'est bête, hein ?


samedi 27 novembre 2010

Mytho ou dingo ?


Le directeur, bac +7, Q.I. 250 et l'air sombre, nous réunit :

"Je dois vous apprendre une mauvaise nouvelle. J'ai eu Mme Truc du Siège Social au téléphone, elle a accouché de ses jumeaux et ça s'est mal passé. Un des bébés est mort et l'autre est sous assistance respiratoire. A votre avis, faut-il lui envoyer des fleurs ou un petit mot ?"

Son adjointe lui dit d'attendre. Heureusement.

Le lendemain, nous apprenons par le Siège que Mme Truc a accouché de deux bébés en bonne santé malgré quelques heures d'assistance respiratoire pour l'un d'eux.

Quand son adjointe a appelé le directeur en vacances pour lui demander ce que signifiait cette histoire, s'il avait inventé ou déliré, il a répondu "oh, ça va, n'en fais pas un fromage, c'est plutôt une bonne nouvelle, non ?"

Il est dingue. Ou sourd. Ou délirant. Ou mythomane.
Ou tout en même temps.

vendredi 26 novembre 2010

 
Retrouver ses amis le mercredi soir pour l'apéro,
c'est comme un ouikenne en plein milieu de semaine,
c'est comme enfiler un gros pull quand il fait très froid.
 
 

jeudi 25 novembre 2010

Au mois de juillet, le directeur m'appelle dans son bureau :

- Je te présente M. Machin, je m'apprête à signer son contrat. C'est une super promo mais il faut signer tout de suite. Qu'est ce que tu en penses?

- Ben déjà je peux te dire que je trouve pas terrible de signer un contrat comme ça, sans prendre le temps de le lire tranquillement.

M. Machin se lève et me jette un regard assassin : "Si mâdâme insinue que je suis un voleur, je préfère partir tout de suite avec ma proposition".

- Non non M. Machin, Rosana n'insinue rien du tout. Tenez, pour vous montrer que je vous fais confiance, je le signe tout de suite votre contrat.

Il s'est par la suite avéré que ce contrat comportait des erreurs dans les additions, nous proposait des prestations inutiles et contraires aux obligations que nous impose notre Direction Générale.

Quand nous avons reçu la facture, le directeur m'a promis :
. qu'il ne signerait plus de contrat sans le lire attentivement
. qu'il avait appelé M. Machin pour faire annuler contrat et facture et qu'il n'y avait plus de problème

Quand nous avons reçu la relance pour paiement de la facture, le directeur est entré dans une colère noire, a rappelé M. Machin et l'a menacé d'annuler tous les contrats en cours.

M. Machin vient le 7 décembre pour le rencontrer et je parie un cornet de frites que le directeur va :
. reconduire le contrat qui ne nous sert à rien,
. maintenir tous les anciens contrats,
. en signer un nouveau.

A part ça, il m'a encore dit en fin de matinée qu'il était le seul Bac+7 de la boîte et qu'il était très intelligent. Peut-être serait-on mieux géré par un Bac-7 un peu bête ?

mercredi 24 novembre 2010

Une histoire de goût

Ce matin au boulot, je me lavais les mains en sortant du pipi-room quand j'ai jeté un oeil dans le miroir.

J'ai inauguré sans le vouloir un nouveau style vestimentaire : pull rose à petit motifs, grosse veste en laine genre Starsky (et Hutch), foulard imprimé petites marguerites.

Ca m'a piqué les yeux.

mardi 23 novembre 2010

Sale journée

L'autre matin, en allant au travail, je roulais sur une route étroite. Devant moi une cycliste, manifestement pas très à l'aise ni très dégourdie roulait très doucement, en faisant de dangereux écarts.
Je m'en fichais, je n'étais pas pressée grâce à mon quart d'heure de marge. Derrière moi, une longue file de voitures roulait au rythme du vélo. J'ai fini par la dépasser sur une longue ligne droite. Dans mon rétroviseur, j'ai vu la voiture derrière moi la renverser en se rabattant sur le rond-point. Elle s'est envolée puis est retombée lourdement.

Je m'en veux encore. J'aurais du rester derrière elle.

samedi 20 novembre 2010

Afrique

J'ai profité de l'atlas ouvert pour montrer à ma princesse où se trouvait l'Iran (le pays de Mathieu), pour lui montrer où se trouve l'Algérie : " ton père est né là, en Algérie, tu vois? c'est en Afrique".

Le regard de Caroline quand elle a répété : "Papa est africain" était plein de gazelles, de savane, de dromadaires, de lions, de gorilles, de palmiers et de soleil.


jeudi 18 novembre 2010

Dingo jeudi

Ma princesse a des jeudi de dingue. Ca commence à 8 heures par une matinée de cours à la fac, puis 3 heures de crêperie, puis boulot à la bibliothèque, puis à 16h30 soutien scolaire pour Paola jusqu'à 18h30, puis de 19h à 22h retour à la crêperie.

Ma très modeste contribution d'aujourd'hui pour la soulager a consisté à passer la prendre chez Paola à 18h30 et l'amener jusqu'au métro.

Dix minutes précieuses pendant lesquelles j'ai eu le plaisir d'entendre ma princesse babiller :
 Mmm, tu sens bon ma maman  ...  T'es belle coiffée comme ça ... C'est très très gentil de passer me prendre ...

J'aurais voulu que ça dure plus longtemps.
La prochaine fois, je ferai un détour par Clermont-Ferrand.

mercredi 17 novembre 2010

Souvenirs souvenirs...

Un jour, ma princesse rentre de maternelle en pleine forme : "ah, on a bien rigolé aujourd'hui, on s'est moqués de Mathieu parce qu'il est tout vert."

Mon sang n'a fait qu'un tour et je ne raconterai pas en détail la demi heure de raisonnements et de leçon de morale qui a suivi et que j'ai conclue par un imprudent : "en plus, ça m'étonnerait qu'il soit tout vert, Mathieu".

Le lendemain, j'ai accompagné Caro à l'école pour voir la maîtresse, soucieuse pour le petit martien chahuté par les copains.
Cela m'a permis de préciser à ma princesse que Mathieu n'était pas vert, il a juste le teint olivâtre d'un petit iranien un peu barbouillé.

dimanche 14 novembre 2010

Mystère...

Pour cette petite voix, je me sens capable de tout :

Prendre ma voiture et faire mille kilomètres sans m'endormir
Terrasser un dragon
Tuer une blatte avec ma main
Descendre une piste noire en ski
Ne pas m'endormir devant l'inspecteur Derrick
Démonter et remonter un moteur de voiture
 
et même, MÊME ...
 
Ne poser aucune question.


Précision

On reconnaît que c'est Max qui a rangé l'échelle à la maison parce qu'il y a exactement le même nombre de centimètres de chaque côté du crochet.

samedi 13 novembre 2010

Envie

J'envie la dextérité des bouchers, des cuisiniers, des guitaristes, des peintres, des bricoleurs, des couturières...

mardi 9 novembre 2010

En vrac...

 
Si j'étais partie 5 minutes plus tard ce matin, j'aurais raté le magnifique arc-en-ciel de 7h50.

Avez-vous remarqué que les machines nous parlent ?
Ce matin, j'ai obéi à la machine à café : "savourez cet instant de relax" et désobéi à SFR "déménagez en toute sérénité".

Le directeur en réunion ce matin ; "Rosana, c'est notre joker. Mais attention, c'est un joker de luxe."
Je ne sais pas comment le prendre.

L'avantage de la surdité, c'est de rendre imperméable au chant des sirènes...

lundi 8 novembre 2010

Impatiences ...

L'autre jour au boulot, nous avons reçu 5 dames d'une administration très importante. Elles ont passé l'après midi avec nous, à nous raconter que si elles avaient plein de dossiers à traiter en retard (dont le mien), c'était parce qu'elles en avaient TELLEMENT !!!

Au bout d'une heure de bavardages futiles, j'ai failli leur dire avec impatience : allez zou ! au lieu de trainailler à siroter café et petits fours, filez-donc bosser sur vos dossiers (dont le mien).

J'aurais pu aussi leur demander, mielleuse, de mettre mon dossier sur le dessus de la pile.

J'ai réussi à la fermer. J'ai bien fait ; la semaine d'après mon dossier était traité.

samedi 6 novembre 2010

Rhube


Le rhume, ça met ma princesse de TRES mauvaise humeur. Moi, ça me rend dingue.

D'abord, j'essaie de prendre la chose avec philosophie. J'y arrive à peu près deux heures durant lesquelles j'avale quelques granules, quelques gouttes aux essences, quelques tisanes...

Puis, quand je constate que mon nez, mes oreilles et mon cerveau sont toujours bouchés, je farfouille dans mon tiroir-pharmacie et j'avale, fébrile : deux dolirhume (périmés), un aspégic, un mucomyst (périmé), une pastille pour la gorge et un ampoule d'actisoufre (périmé).

Et je me sens mieux.

J'ai la chance d'avoir un un estomac d'autruche à l'épreuve des bombes.

(PS : princesse, ceci est un très mauvais exemple, je te prie de ne pas le suivre).

jeudi 4 novembre 2010

15 jours sans manger un seul mars glacé.

Hier, j'ai fait une crise de manque.

Je me suis fait un énooorme saladier de frites.

mardi 2 novembre 2010

Relouquing

A force de détester m'acheter des habits, il m'arrive de temps en temps de me retrouver avec des chemises aux poignets élimés, des pulls feutrés et boulochés ou des pantalons luisants d'usure. Moi, je me sens bien dans ces vieux vêtements où chacune de mes bosses retrouve instantanément sa place pré-formée.

Des fois, pourtant, je me rends bien compte qu'il faut renouveler quelques trucs. En général, je ne me casse pas trop la tête : un pull noir, un jean noir, une chemise blanche.
Il m'est arrivé, mais rarement, de céder à l'impulsion d'acheter un truc pas cher et confortable dans une vitrine (à deux reprises j'ai porté un pyjama en pensant que c'était un vêtement de ville).

Il y a quinze jours, ma princesse m'a accompagnée dans les magasins. Parce que c'était elle, et que ça me fournissait le prétexte de passer plus de dix minutes en sa compagnie, j'ai essayé au moins cinq chemises et sur son conseil, j'en ai pris une et j'ai aussi acheté un pull.

J'ai mis quelques jours à apprivoiser ces acquisitions : les sortir du sac, les déplier, couper les étiquettes, les porter à la maison, les plier, les déplier, les regarder et essayer de ne pas les trouver trop excentriques ...

Aujourd'hui, j'ai porté la chemise, demain je porterai le pull.

Merci princesse. On recommence quand ?

jeudi 28 octobre 2010

WC




 
A mon boulot, les WC sont un haut lieu de communication.


Mme l'adjointe de direction a écrit :

Messieurs,
vous êtes priés d'utiliser la balayette après votre passage.

Le directeur a répondu :

Mesdames,
on a des chiottes séparées alors laissez-nous les utiliser comme bon nous semble.
Pour votre culture personnelle, sachez que nous les hommes,
on aime s'essuyer avec une feuille de vigne
et se masturber devant la balayette.
Signé Sarkozizi

J'ai ajouté un peu de douceur dans ce monde de brutes :

Roméo ème Juliette

mercredi 27 octobre 2010

Gone away from me

Hé Sergueï, il va falloir t'accrocher. Depuis un an je m'entendais la voix rauque alors je ne chantais presque plus, mais depuis le week-end dernier, le chat coincé dans ma gorge est parti et je m'entends la voix claire et forte alors j'ai recommencé à chanter. Et je te préviens, ça décoiffe :

GONE AWAAAAAY FROM MEEEE
GONE AWAY FROM ME
THE CAT IN MY THROAT
HAS GONE AWAY FROM MEEEE

J'attends ton retour de pied ferme, ma guitare à la main.

(Indi, tu ne sais pas ce que tu as raté. Entre autre choses : le regard de la chef de choeur quand elle a entendu ma dièse mal maîtrisée, sa patience et sa détermination à me la faire entendre et chanter juste, et Sergueï-le-traître mort de rire. Et non, la pluie de dimanche, ce n'était pas ma faute.)

mardi 26 octobre 2010

La femme-insecte

 
Ce matin, j'ai fait la connaissance de madame la présidente qui a remplacé zebibi. Elle s'appelle Maryse G.

Elle est aussi maigre que zbb est gros.
Elle est aussi pâle que zbb est rubicond.
Elle en a aussi peu à cirer de moi que zbb était obsédé.
Elle est aussi froide que zbb est sanguin.

Quand on s'est croisées dans le couloir du Siège, elle s'est plantée devant moi et m'a tendu la main : "Bonjour, je suis Maryse G., Présidente". Puis elle est partie sans attendre de savoir qui j'étais. Ca m'a coupé la chique.

Mes collègues m'ont dit que j'avais de la chance qu'elle m'ait dit bonjour. Elle a du trouver que j'avais l'air gentille.

Si elle savait...

lundi 25 octobre 2010

Coquillages



Ce matin, le directeur me cueille dans le couloir :

- Rosana, demain ya une rugnon au Siège et je ne peux pas y aller, j'ai averti le DG que tu me représenterais.
Devant ma consternation, il a ajouté, rassurant : c'est toi qui connais le mieux le sujet.

Argh, le Siège Social ... ça fait un an que je n'y ai pas mis les pieds. Et dix mois que je travaille comme une petite fourmi tranquille cachée dans son souterrain. La dernière fois que j'y suis allée, c'était le 24 septembre 2009 et je l'ai quitté avec grand fracas.

Zebibi n'y sera pas, il s'est fait jeter, mais sa présence doit être incrustée dans le papier peint et la moquette, les stores, la cafetière, la photocopieuse, le parking ...

Je m'en fiche, j'ai 4 épisodes de la dernière saison Dr House à regarder ce soir.


vendredi 22 octobre 2010

I am a witch

Il y a une dizaine d'années, un soir en rentrant de l'école, ma princesse avait l'air bien dépité:
- Machine, elle m'a dit que j'étais une conne.
- Et alors ma puce ? Ce n'est pas parce qu'elle l'a dit que tu l'es.

C'était le bon mot au bon moment.
Je l'ai vu dans le regard de nouveau assuré de ma princesse quand elle m'a répondu:
- T'as raison.

Sans aucune modestie, j'en ai gardé une certaine fierté. Surtout, de ne pas avoir pas ajouté :
- Rien ne t'empêche de penser que machine, c'est une vraie crétine.
(mais je n'en suis plus très sûre)

Je suis beaucoup moins fière de ce que j'ai fait cet après-midi.

Caroline a trébuché sur une vendeuse à quatre pattes dans un magasin. Elle s'est chaleureusement excusée :
- Pardon mademoiselle, j'espère que je ne vous ai pas fait mal.

L'autre l'a gratifiée d'un regard assassin et j'ai lu dans la mine déconfite de ma fille le même dépit que dix ans plus tôt.
Je suis revenue en arrière et j'ai moi aussi trébuché sur la vendeuse, sans un regard, sans m'excuser.

C'est pas bien, je le sais.

Je suis une sorcière, mais j'ai bien fait rigoler ma princesse.

jeudi 21 octobre 2010

Ah ça ira, ça ira, ça ira !

Cher Dalaï Lama,

je partage avec vous une qualité rare qui consiste à savoir appréhender les situations avec objectivité. 
(ma princesse, Sergueï et mes amis sont morts de rire)

Cette qualité présente certains inconvénients. En effet, j'ai du mal à avoir des avis tranchés.
(arrêtez de rigoler, c'est sérieux)

Par exemple, j'ai été ravie de profiter des 35 heures mais consternée qu'elles aient été financées par les caisses de la sécu et que ça se soit traduit par une baisse de salaire des nouveaux embauchés.

Aujourd'hui, je réprouve les mesures cyniques des riches décomplexés qui composent notre gouvernement mais je n'arrive pas à souscrire à l'enthousiasme des mouvements pour la retraite.

Les jeunes et les vieux, pour faire changer les choses, pour atteindre notre système capitaliste, touchez-le là où ça lui fera le plus mal : son porte-monnaie.

Je rêve d'un mouvement qui proposerait les actions suivantes :

- plus un seul sms (pendant une semaine)
- plus un seul achat chez : LVMH, L'Oréal, essence, cigarettes etc.
- plus un seul spectacle chez un artiste français qui ne paie pas ses impôts en France
- faites marcher le petit commerce
- soutenez nos agriculteurs qui n'arrivent pas à vivre de leur production
- votez, votez, votez, pour compenser les votes des vieux qui votent à droite.

Là, je viendrai manifester avec vous. 
 
C'était mon avis objectif.
 
 


mercredi 20 octobre 2010

Ping-pong

Ma princesse et moi, ce ouikenne, on s'est acheté des chaussures.
Moi à Toulouse, elle à Bordeaux.

Les siennes, ce sont des "derbises", les miennes des godillots.
J'ai trouvé les siennes très jolies, elle a trouvé les miennes très moches.

M'en fiche, j'ai les mêmes que Van Gogh.

mardi 19 octobre 2010

Je me moque assez régulièrement de mes copains hypochondriaques (héhé, ma copine Myriam qui se fait explorer tous les ans).

Je ne le ferai plus.
Lors de ma dernière visite pour mes oreilles, j'ai glissé d'un ton anodin à la fin de la consultation :
- Vous devriez regarder ma gorge parceque depuis quelques mois, j'ai la voix rauque et ma soeur s'est faite opérer d'un polype, de dois avoir le même.
En réalité, je pensais à un cancer du larynx mais j'essayais d'exorciser.

- Non, vous avez au contraire la voix très claire, peut être un peu grave, mais claire.
- Pas du tout, écoutez-moi parler, je me trouve la voix de Jeanne Moreau, et ce n'est pas à cause de mes oreilles sinon j'entendrais tout le monde pareil.
- Ce qui est probable, c'est que votre audition osseuse déforme votre perception. De même, vous devez chanter très faux.
- Pas du tout, je chante rauque, mais juste. (Ce n'est pas vrai, je chante rauque ET faux)
- Ne vous inquiétez pas, a-t-il conclu avec impatience, je vous assure que tout va bien de ce côté-là.

Evidemment, je ne le crois pas. Mon ORL est un monomaniaque qui n'en a qu'après mes oreilles. Aussi, je pose régulièrement la question à mes divers interlocuteurs qui s'en fichent éperdument. Une de mes collègues, concentrée sur autre chose, m'a quand même répondu un jour distraitement : "oui, oui, un peu".

Est-ce que les gens se rendent compte ???????

Je veux en avoir le coeur net et je me suis inscrite pour le ouikenne prochain, à un stage de "polyphonie vocale". Je ne sais pas trop en quoi ça consiste mais si je me fais jeter, je demanderai un certificat écrit et je retournerai chez l'ORL pour me faire explorer.

lundi 18 octobre 2010

A la pause déjeuner, Zebibi nous fait un jour une confidence : "ma femme m'a dit hier soir que je ressemblais à Victor Lanoux".

Réaction des poulettes présentes :
- Qui c'est ?
- Ah bon ? je ne vois pas trop.
- Oh peut être, y a un peu de ça ...

Moi, j'ai réussi à ne pas dire :
- N'importe quoi, t'es le sosie de Jean Benguigui.

samedi 16 octobre 2010

Depuis quelques semaines, je quitte la maison un quart d'heure plus tôt pour éviter les embouteillages.
Je cède toutes les priorités, protège les deux roues des excités, laisse traverser les piétons même quand ce n'est pas leur tour, je laisse les bus me couper la route, ne speede pas les automobilistes distraits et endormis au feu vert ...
Et c'est un vrai plaisir de faire ainsi provision de bonne humeur pour la journée.

Je compte les sourires, les levers de main (ou de pied pour les motards) et j'arrive sereine pour ma journée de jungle au boulot.

vendredi 15 octobre 2010

Quand Sergueï m'énerve (le dentifrice à l'envers, le fromage mal coupé ou le sel introuvable dans un placard de 30cm2), j'essaie de me rappeler ce mercredi 3 mai 2006 où il est devenu mon héros.

Nous étions perdus (comme d'habitude) sur une route corse étroite et bordée à gauche par un ravin et à droite par un précipice.

Sergueï a réussi à nous conduire à bon port avec un calme et un self-control exemplaires, malgré :

. ma crispation des deux mains à la poignée de la 206
. mes gémissements
. mes petits cris d'effroi
. ma tentative de descente de voiture en marche quand on a croisé un autocar
. mon expression du scénario catastrophe "Caroline l'orpheline"

Et en plus, il m'a réconfortée.
 

jeudi 14 octobre 2010

Une de mes collègues (Q.I. > 250) vient me voir ce matin :

- Tu sais, le nouveau DG, il est pas très classe, hein, aucune culture, aucun vocabulaire, des manières de goujat... Avec Babé, on s'est demandé si on n'avait pas trouvé pire que Zebibi.

Imaginer ces deux matrones d'une absolue vulgarité, à langue de vipère, vocabulaire de charretier et voix de poissonnière, trouver le nouveau DG pas très classe, franchement, ça m'a fait marrer.

Ca m'a rappelé ce jour avec ma copine Patricia, expatriée en Nouvelle Zélande. On buvait de la bière en fumant des cigarettes, elle en rockeuse et moi en "ressemblarien" quand elle me dit : "les néo-zélandais ils trouvent que les français on est super classe." On avait rigolé comme des baleines.
 
Mais super-classe.

mercredi 13 octobre 2010

Loterie


Tous les dix ans, avec Sergeï, on fait le rêve de devenir milliardaires et on achète un billet de loto.

Comme on a la flemme de cocher des numéros, on en prend un qui nous les donne en automatique. Cet été, on a acheté un billet à 2 euros, et les numéros qu'il nous a attribués : 11-12-13-14-15 m'ont désespérée.

Comment imaginer un seul instant que cette suite de numéros pouvait nous faire gagner quoi que ce soit ? Sergeï a tenté sans succès de me convaincre que ces chiffres avaient la même probabilité de sortir que d'autres.

Ca serait comme gagner au loto et au poker en même temps.

On n'a même pas regardé le tirage.

J'espère qu'on aura plus de chance en 2020.

mardi 12 octobre 2010

 
Patrick, un cadre de la boîte, vient dans mon bureau :

- Rosana, je suis à 4 ans de la retraite (c'est ce qu'il croit),  je n'ai plus envie de m'enquiquiner (il a dit un autre mot) à gérer le quotidien. J'ai le projet de monter une formation qui nous aidera à dédramatiser les situations, ça se passerait sous forme de petites scènes, je suis sûr que tu pourrais m'aider à monter ça.

- Ah c'est une bonne idée, tiens je te livre en vrac quelques projets de scènes :

. tenter de prendre un rendez-vous précis avec Anne
. réussir à faire s'asseoir Ilhéou dans ton bureau et qu'elle y reste dix minutes
. raser les murs le matin pour ne pas croiser le directeur avant d'avoir pris un café
. bosser une heure avec MCS sans devenir fou
. parler d'éthique avec Michelle ou d'échéances avec Eric
. aborder le statut de psychologue avec la psychologue
. arriver à une réunion où personne n'arrive à l'heure et n'a envie de bosser
. les interminables réunions-cigarette où tout le monde se plaint d'être débordé
. poser une demande de congé


Tu en veux d'autres ?

- Hahaha, super, je vais proposer à Zebibi de monter ça sous forme de formation et on se met tous les deux à écrire à partir de la semaine prochaine, OK ?

- Mais oui, bien sûr, non mais tu rêves ! Avant de bosser pour Zebibi, il va falloir qu'il aligne beaucoup, beaucoup de dollars, et qu'il paie à l'avance. Tu peux toujours courir pour que je te trouve d'autres idées.
 
Non mais !

lundi 11 octobre 2010

Hier dimanche avec Sergeï, on est allés déposer des trucs à son boulot, situé dans un quartier pudiquement dit "sensible".
En montant de l'ascenseur, on a croisé un grand jeune homme. Sergeï me dit : "c'est louche, je me demande ce qu'il fait là un dimanche, ce mec".
Deux étages plus haut, caché derrière un pilier, le jeune homme en question qui était de toute évidence remonté en courant, nous guettait, les bras chargés de sacs poubelle.
On a échangé un sourire gêné. Il nous avait certainement trouvé l'air louche lui aussi.
 
Tout ça à cause de Sergeï.

Je n'arrive pas à lui faire jeter sa parka toute élimée qui lui donne un air de réfugié afghan.

vendredi 8 octobre 2010


Camille m'a prêté un de ses mangas. Heureusement, elle m'a expliqué comment le lire, à l'envers, de gauche à droite, sinon je n'aurais rien compris.

Dès la première page, j'ai souri : la présentation de l'auteur précise son groupe sanguin.

Sinon, je l'avoue, je l'ai lu avec plaisir. J'ai replongé dans mes treize ans.

Et pourtant, je n'aime pas les filles crétines et désarmées ni les garçons sombres et protecteurs.

jeudi 7 octobre 2010


Je préviens les âmes sensibles, l'histoire d'aujourd'hui est très très méchante et cynique. Pour compenser, je mets une photo de vache magnifique du Paysan Heureux. 

On peut penser avec raison que mon directeur a le compliment facile.

Dans mon entreprise, l'adjointe du directeur donne le ton. Pour faire partie de l'intelligentsia, obtenir une signature sur une demande de congé, gagner une promotion ou être invitée aux banquets, il faut passer par la case "compliments" sur ses habits.

On ne peut pas dire qu'elle facilite la tâche des flatteurs. Je pense même qu'elle fait tout pour tester leurs limites. A 57 ans, avec un visage à la Droopy et une coiffure à la Duplo, elle s'habille comme Alice, la fille de ma copine Catherine de 5 ans.
Il lui manque juste les couettes.

Et il y en a tous les jours un ou deux qui la complimentent sur son chemisier ou ses chaussures "formidables-mais-dis-moi-où-tu-les-as-trouvées". S'en suit une description très longue et détaillée de l'acquisition qui te fait mourir de dégoût si tu passes par là.

Comme ça marche pour les congés et les invitations, il s'est développé dans la boîte la culture du compliment pour tout le reste aussi. Du coup, il n'est pas rare qu'avant de te demander un truc, on commence par "oh mais tu es radieuse aujourd'hui, un vrai rayon de soleil", "bonjour ma bôté" etc.

Moi, ça me fige sur place.

Bien sûr, je ne suis pas invitée aux banquets.

M'en fiche.

Même pas mal.

(snif).

mercredi 6 octobre 2010

Le directeur, dépité, après une réunion houleuse :

- Rosana, tu es quelqu'un d'exceptionnel
- Te fatigue pas, je ne suis pas sensible aux compliments
- C'est bien ce que je dis, tu n'as pas besoin d'entendre que t'es la meilleure pour bosser
- Ben non, mais c'est parce que j'en suis déjà convaincue

Si j'avais été dans son bureau, j'en serais sortie, royale et pleine d'assurance, mais il était dans le mien alors c'était moins digne mais je me suis quand même levée : "Excuse-moi, j'ai besoin d'aller faire pipi".

Hahaha, je me fais rigoler toute seule.

mardi 5 octobre 2010

Des dossiers de 40 pages sont pondus par des super-poulettes, et parfois on me demande de les relire.
J'ai renoncé depuis longtemps à corriger les : "Mr", "2ième ou 3ième", sans toutefois parvenir à adopter leurs codes. Et je continue à écrire mes "M.", "2ème ou 3ème"..., comme me l'a appris Mlle Douce, ma prof de français de 6ème (pas 6ième, hein). On ne me les corrige plus non plus.

Il faut dire que je suis très têtue. Et je suis devenue un peu débile. Je relisais cet après-midi un dossier qui parlait de "plantion" de haies.
Au lieu de corriger, je suis allée voir ma collègue : - c'est du vocabulaire technique, "plantion" ?

A part ça, j'ai appris un nouveau mot : exutoire. Il s'agit d'un lieu par lequel on évacue des déchets.

PS : Ce matin en réunion, le directeur a prononcé 18 fois le mot "acter" en une heure. On a été 4 à compter.

samedi 2 octobre 2010

Celui qui a dit :

"Si on n'a pas un but dans la vie, on n'arrive nulle part"

ne connaissait pas le plaisir de la promenade.

Arriver à un endroit inattendu : c'est ce que je préfère.