mercredi 19 octobre 2011

Fleurs

Quand cette petite plante grasse est arrivée à la maison, elle dressait fièrement mille petits boutons de fleurs blancs et prometteurs.

Le lendemain, une fleur était éclose. Blanche avec un pistil ou une étamine (?) rose fuschia, splendide.

Trois jours plus tard, une dizaine de fleurs se sont ouvertes.

La petite plante est magnifique, étonnante de vigueur, surprenante.

Tous les matins, je viens la féliciter.

mardi 18 octobre 2011

Auditeur

En ce moment, on a un audit, dans la boîte. Il vient nous aider à organiser notre atelier de sous-traitance.

J'ai participé à un de ses brainstorming l'autre jour. On était sept et ça traitait de la communication inter-services. En fin de séance, l'audit a suggéré : "En fait, il manque des réunions hebdomadaires de production".

Sa proposition a fait flop, suivie d'un silence de plomb.

L'audit s'est tourné vers moi, l'air fatigué : "il se passe quoi, là, Rosana ?"

C'est avec la même fatigue que j'ai répondu : "on en a ras le bol des réunions, elles sont toutes animées par le directeur qui nous assomme pendant une heure et demie avec de grands discours creux et mille fois répétés, et personne ne doit rien dire sinon il crie, alors on finit tous par s'endormir en espérant que ça va passer vite, et on en sort toujours sans aucune réponse".

Et c'est encore avec la même fatigue que mes collègues ont approuvé en souriant.

Il a du boulot, l'auditeur.

vendredi 14 octobre 2011

Skrat ?

Il est difficile de me décourager, de me détourner d'un objectif, de me faire lâcher prise.

Par exemple, je tiens beaucoup à l'ordre du jour de mes réunions. Et quand les digressions et les discours fleuves du directeur ont endormi tout le monde, je reviens toujours à la question qui n'a pas été traitée.

Cela a pour principal mérite de réveiller mes collègues, et puis de les faire rigoler.

Je reviens infatigablement au sujet initial. Parfois, le directeur tente de me faire passer pour une imbécile, ou une incorrigible matérialiste, mais ça ne marche pas trop, j'ai la troupe avec moi. Alors le plus souvent, je m'en sors plutôt bien, et l'ordre du jour aussi.

On m'a surnommé Skrat, l'écureuil de l'âge de glace qui refuse de lâcher sa noisette.

jeudi 13 octobre 2011

Faire la manche...

Hier en ville, je suis abordée par une jeune femme avec une petite fille, avec un joli accent d'outre-Atlantique :
"Bonjour madame, je suis québécoise et je suis bien embêtée, je me suis fait voler mon sac et j'attends un mandat qui devrait arriver demain, pouvez-vous me dépanner de quelques euros?"

Avec une pensée émue pour ma copine-de-blog Joan, je lui réponds :
"Mince alors, vous devez être bien ennuyée, je vais vous donner une adresse où vous pouvez vous rendre et où on fera le nécessaire pour vous en attendant votre mandat"

Elle reprend : "euh non, non, ça va aller, il me faudrait juste quelques euros..."

J'allais lui proposer de m'accompagner au distributeur parce que je n'avais pas un sou sur moi quand sa petite fille l'a interpellée avec un accent très très toulousain : "allez, on y va maman (mamaing)?"

Si elle ne lui avait pas jeté un regard furieux et méchant, je me serais laissée attendrir.

Là, j'ai juste pensé que c'était une manière originale de faire la manche.



mardi 11 octobre 2011

Cris et chuchotements

Mon directeur arrive au boulot entre 6h30 et 7h le matin. Je le sais parce que c'est indiqué sur les mails qu'il m'écrit. Il atteint le sommet de sa forme à 8h30 et jusqu'à 14h30, il parle, il parle, il crie, il parle, il crie ... et aussi des fois il écrit des mails tellement incendiaires et injustes qu'il est obligé de présenter ses excuses après.

A 15h30 son énergie décline et à 16h30 il est cuit. On peut alors lui faire signer n'importe quoi, souscrire le contrat le plus douteux, approuver le projet le plus pourri.

Le lendemain, il réalise et recommence à crier, parler, crier ...

D'où ma surprise ce soir en quittant le boulot. Au fur et à mesure que j'approchais de la sortie, les cris étaient plus impressionnants, puis j'ai croisé le directeur commercial tout rouge, au bord de l'apoplexie, et entendu le directeur hurler depuis son bureau : "c'est moi le directeur de la boîte et c'est moi qui commande !!!!".

Demain, on va avoir une belle journée. Et avec un peu de chance, j'aurai une jolie zistoire à raconter.

lundi 10 octobre 2011

Buisson ardent

L'autre jour avec Sergueï, nous sommes passés sur la route où notre princesse a atterri dans le fossé.

Mon estomac s'est retourné quand j'ai compté un platane tous les quatre mètres.

Tu as bien visé, princesse.

Au fait, ce buisson que tu as poétiquement appelé de l'aubépine et d'où tu as eu du mal à t'extraire, c'est du pyracantha. Un arbuste plein de grosses épines et très dense qui a amorti le choc. Même s'il t'a un peu griffé les pieds.

Je ne verrai plus le pyracantha de la même façon. 

jeudi 6 octobre 2011

Démission 3

J'aurais du quitter cette boîte dirigée par une femme et son mari le soir même de mon arrivée. Seulement voilà, je venais de démissionner d'une autre boîte et je commençais à me demander si je n'étais pas un peu instable.

Un exemple du caractère exécrable de la patronne : aucune secrétaire ne restait plus d'une semaine. Tous les samedi matin il fallait en recruter une nouvelle. J'ai vu partir 15 jeunes femmes en un an, au bout d'une heure, un jour ou une semaine, plus ou moins désespérées, pleurant ou soulagées.

Un jour, la patronne est allée trop loin et le soir même, le livre que je lisais m'a parlé :

"Puis l'Ermite se leva, s'affaira çà et là dans la petite pièce irrégulièrement construite, jetant de temps en temps un regard clignotant vers Valet, et il lui demanda soudain : Es-tu prêt à chausser tes souliers et à reprendre la route? Valet hésita, puis il dit : s'il doit en être ainsi, je suis prêt".

Le lendemain matin, j'ai posté ma lettre de démission avec un plaisir infini. Puis la patronne a fait une dépression nerveuse (si-si, c'est vrai).

J'ai adoré l'après-midi que le patron a passé à tenter de me convaincre de rester. 

J'ai adoré avoir trouvé un autre boulot avant la fin de mon préavis.


mercredi 5 octobre 2011

Non mais !

Hier soir je dînais à la terrasse d'un restaurant avec une copine dont le mari, le patron, venait nous rejoindre de temps en temps.

Samir est arrivé avec son gros bouquet de roses et avec un grand sourire a proposé à ma copine de choisir la plus belle.

Après une brève hésitation, Samir a rapidement saisi la moins fraîche du bouquet, me l'a tendue sans un regard et est vite parti.

Sans même me laisser le temps de lui dire : "Non merci, je n'aime pas les roses moches".

Non mais !

mardi 4 octobre 2011

Ouf


C'est si bon de se réveiller le matin avec en tête : "Ma princesse est entière, je l'ai vue hier soir et tout va bien"

Même si ma voiture est un petit peu cassée.

vendredi 30 septembre 2011

Vert ou blanc ?

Une des particularités de mon directeur c'est d'être rebelle aux procédures qu'il a lui même écrites. 

Une autre de ses particularités c'est de se mettre très en colère quand on le lui fait remarquer.

La conjonction des deux présente de nombreux avantages pour tous les salariés. Le principal avantage étant que chacun fait comme il veut.

Un exemple  : il diffuse sur une note de service avec la consigne de repeindre la semaine suivante les murs de la boîte en blanc.

Quand la semaine suivante on reçoit 100 kg de peinture verte et la consigne de commencer à repeindre les murs, au lieu de s'en étonner, on fait ce qu'on veut.

. Celui qui préfère le rouge va renvoyer les pots au fournisseur en demandant l'échange contre des pots de peinture rouge

. Celui qui a envie de se faire engueuler va demander au directeur s'il est bien sûr de la couleur qu'il a commandée, parce que, l'autre jour, sur la note qu'on a reçue ...

. Celui qui a envie de faire la sieste ne va rien peindre du tout

. Celui qui a envie de s'amuser va peindre des fleurs vertes sur les murs blancs

Au bout de quelques années de ce régime, ceux qui ne sommes pas devenus dingues, on rigole bien.

jeudi 22 septembre 2011

Mythe ?

Longtemps, j'ai cru mon père quand il disait qu'il savait tout.

Impossible de le coller. Aucun mot du dictionnaire, aucune énigme de mon livre d'histoire et aucun nom d'étoile ne lui résistait. Je n'arrivais pas à trouver la faille.

Ma princesse s'est montrée bien plus dégourdie quand du haut de ses cinq ans elle a apostrophé son grand père :
- Ah ouais tu sais tout ? Et qu'est ce qu'il m'a dit à l'oreille Arthur J. ce matin à la récréation ?

Elle est forte, ma fille.

mercredi 21 septembre 2011

C'était dur de rentrer hier soir

Quand je suis montée dans le bus, une âpre négociation entre Manu et son éducatrice se déroulait :

- Non Fathia, je ne descends pas, je suis majeur et je vais en ville en bus si j'ai envie.
- Allez Manu, on discute et je t'y amène en voiture
- Non, va-t-en, je vais ce que je veux
- Mais ce n'est pas ...
- Fathia, j'ai 18 ans alors tu me lâches

Cela a duré cinq bonnes minutes. J'hésitais entre intervenir auprès de Fathia (puisqu'il te dit de le laisser tranquille) ou de Manu (t'es bête, elle t'amène en voiture) quand le chauffeur du bus a tranché : "Bon ça suffit, faut qu'on décolle maintenant", et Fathia a cédé.

Quand j'ai voulu prendre le métro, le guichet n'a pas voulu me vendre de ticket. Ma "chiatique" m'a empêchée de sauter la barrière et puis il faisait beau alors j'ai rejoint la station suivante mais je n'ai pas pu descendre parce qu'il y avait le feu dans une poubelle.

J'ai voulu prendre un vélo mais la borne était bloquée.

Comme la station suivante était trop loin, je me suis arrêtée à la terrasse d'un petit café pour attendre l'extinction du feu de poubelle.

J'étais presque arrivée à la maison, des ampoules aux pieds, quand ma princesse m'a envoyé un sms : "on finit de monter l'armoire avec papa et on va au restau, rejoins-nous".

Mais que se passait-il, le monde entier m'empêchait de rentrer à la maison ?

Je n'ai pas répondu tout de suite mais quand ma princesse m'a rappelée, et que j'ai décliné l'invitation, elle m'a pratiquement raccroché au nez.

Elle est vilaine, hein ?

dimanche 18 septembre 2011

Aïe !

Pendant que Princesse et Sergueï bricolent, je suis à la maison, coincée par une sciatique (chiatique ?).

On pourrait croire que je me fais vieille, que devrais m'économiser au lieu de courir toujours partout, de jouer au badminton ou de faire du roller...

Je pense plutôt que ma princesse qui n'aime pas m'avoir dans ses pattes parce que je suis une casse-pieds, m'a jeté un sort.

mardi 13 septembre 2011

Because I'm bad...

Impossible de refuser quelque chose à ma copine Isabelle. Déjà l'autre soir à 23 heures, on avait largement débordé de l'apéro du mercredi et on voulait tous rentrer mais Isabelle tenait à nous apprendre à jouer au whist, alors on a joué au whist. On n'a pas beaucoup dormi parce que le lendemain il fallait travailler mais c'était chouette.

Et puis hier, j'avais oublié pour la deuxième fois mes affaires de badminton. J'éprouvais, il faut bien le dire, quelque réticence. Mais Isabelle est allée embêter sa belle soeur entre midi et deux heures et m'a trouvé tout ce qu'il fallait : raquette, t-shirt, pantalon, tennis et chaussettes...

Tant de détermination, c'est étonnant. Et puis c'est une chance parce que je me suis bien amusée au badminton hier soir. Après, j'étais cuite alors je me suis endormie à 22h, réveillée à 5h15 ce matin.

J'ai donc bien profité de la grosse pleine lune face à nos fenêtres pour le petit déjeuner.

PS : le titre, c'est un jeu de mots, avec la chanson de Michael J. et le badminton. Je précise parce que je n'avais pas compris tout de suite le titre du mail d'Isabelle.

samedi 10 septembre 2011

O.K.

Les tics verbaux de mon directeur évoluent avec les saisons. Son tic du moment c'est : "je suis d'accord avec toi".

Ca change de "il faut acter" ou "quitus" mais c'est encore plus étrange. Lors de notre déjeuner, hier, il a été d'accord avec moi une quinzaine de fois alors que je n'avais pas dit un mot et qu'en plus, je n'étais pas d'accord avec lui.

S'agit-il d'une nouvelle méthode de management ou de lavage de cerveau ?

mercredi 7 septembre 2011

Démission 1

Ma première démission, c'était au macdo. J'y travaillais depuis un an, un job d'étudiante, quand un jour le patron, d'un air faussement décontracté, m'interpelle :

- Dis-moi Rosana, on est contents de t'avoir avec nous et on aimerait te proposer un métier d'avenir ...

Je l'ai interrompu sèchement (un peu trop) :
- Non merci, c'est gentil.
- Ne me réponds pas si vite, réfléchis et on en reparle demain

Le lendemain, impossible d'aller travailler. J'ai cauchemardé et m'imaginais avec l'uniforme en synthétique bleu ciel hideux des petits chefs, j'en avais la nausée.

Je les ai appelés pour leur dire que j'envoyais ma lettre de démission. Trois mois plus tard, grâce à ma copine Sylla, je travaillais au ministère de la culture ... c'est quand même plus la classe, non ?

lundi 5 septembre 2011

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ...

Difficile d'exprimer sans images la scène qui se déroule sous les fenêtres de mon bureau.
  • Les personnages : Tommy et le vent d'Autan
  • Les objets : des feuilles, un souffleur, une brouette, une pelle
  • La scène : Tommy tente de rassembler des tas de feuilles avec un souffleur mais le vent d'Autan souffle très fort et disperse ses petits tas au fur et à mesure.

Tommy, à force de douce obstination (on pourrait dire un entêtement borné), réussit à rassembler une trentaine de feuilles. Il pose alors vite son souffleur et remplit sa brouette avec ce maigre butin.

Quand Tommy recommence à souffler avec son engin, le vent d'Autan, espiègle, en profite pour éparpiller le contenu de la brouette aux quatre vents.

Tommy met une heure et demie à perdre patience et maintenant, au lieu de souffler des feuilles, il souffle et ramasse le gravier.
C'est plus facile.


samedi 3 septembre 2011

La première ?

Le matin en partant au boulot, je jette toujours un bref coup d'oeil dans le rétro pour voir si tout va bien sur ma figure.

Hier, j'ai pensé "mince, c'est quoi, ce coup de crayon que je me suis mis sous la paupière?". J'ai frotté, puis au feu rouge, j'ai encore regardé et me suis dit : "oh ben ça doit être carrément du stylo parce que ça ne part pas".

Au feu suivant, j'ai mieux regardé ... et j'ai fait connaissance avec ma première ride.

Même pas mal. (snif)

jeudi 1 septembre 2011

C'est un peu long je vous préviens...

Voici ma rugnon d'hier avec MCS, l'adjointe de direction :

12h18 - Jean Marie L. ouvre la porte et demande à passer son absence lundi dernier en congé et MCS lui dit que non

12h19 - MCS me raconte que Jean Marie L. lui a demandé à passer son absence en congé et qu'elle lui a dit que non, pasque c'est comme les gosses blablabla … Je lui réponds que je sais, j'étais là, elle continue : "oui, tu comprends blablabla" jusqu'à 12h30.

12h30 - Guylaine vient dire qu'elle part raccompagner Jean Claude D. qui est malade au foyer et MCS essaie de lui raconter que Jean Marie L. blablabla, mais Guylaine qui est pressée est déjà partie alors elle retente avec moi. Je re-réponds : oui, je sais, j'étais là.

12h31 - Gérard vient dans le bureau expliquer que ça le gonfle de faire marner ses équipes sur les chantiers alors qu'ici les ateliers n'ont rien à foutre, que c'est des glandeurs, que fait donc Martial au lieu de chercher du boulot, qu'il ne comprend plus qui fait quoi, que si personne n'est capable de dire à Martial que c'est un gros nul, et ben lui il va le faire, qu'il faut organiser un repas au restau avec les cadres de direction, coincer Martial dans un coin, lui piquer les clés de la voiture et lui dire qu'il fait n'importe quoi.

12h35 - MCS essaie de lui raconter pour Jean Marie L. mais Gérard dit oui-oui et il continue sur sa lancée : c'est un dégonflé, il m'a dit qu'il avait vu le DG mais j'ai mes antennes au Siège social et il parait qu'il ne lui a parlé de rien, tu comprendras qu'à 2 ans de la retraite je vais pas me faire chier …

12h40 : MCS refait une tentative pour Jean Marie L. mais Gérard n'en a manifestement rien à battre, je ferme mes classeurs et je me lève pour partir mais MCS m'arrête : non, non, reste, j'ai fini …

12h45 : MCS demande des nouvelles de ZBB à Gérard qui lui en donne rapidement et il essaie de quitter le bureau alors MCS embraie de nouveau sur Martial

12h50 : Gérard explique qu'il lui manque des mecs en espaces verts, MCS dit qu'il ne faut pas embaucher le petit avec les dreadlocks puis retente l'histoire de Jean Marie L. mais Gérard quitte le bureau et on l'entend finir au loin : "faudra prévoir une date pour amener Martial au restau …"

12h55 : Je suis jalouse qu'il ait réussi à partir avant moi et tente la même chose. Je quitte le bureau en disant "oui oui, je trouve que c'est une très bonne idée d'amener Martial au restau…" puis je constate horrifiée qu'elle s'est levée pour me suivre.

J'ai été sauvée par mon envie de faire pipi, MCS ne m'a pas suivie dans les toilettes.

mardi 30 août 2011

L'âme des fournisseurs (la suite)

Martial,
l'analyse que je t'ai transmise se limite en effet à des éléments objectifs qui relèvent de ma compétence : le tarif, la qualité et la souplesse des prestations proposées.
 Tu seras certainement plus capable que moi d'évaluer les éléments moins matériels que tu évoques.
 En attendant, je m'en vais relire Saint Thomas d'Aquin et Lamartine, on ne sait jamais… "Objets inanimés, avez-vous donc une âme …"
 
J'ai essayé de rester sobre, digne, pas ironique ni railleuse. Mon directeur rentre la semaine prochaine, on verra ce qu'il me répond.Sans doute un truc du style :
 
Qui c'est cette Martine ? et pourquoi tu me parles de Saint Thomas ?
ou :
Décidément, ya que moi qui bosse dans la boîte, vous êtes tous des gros nuls.

La chef comptable veut le faire mettre sous tutelle. On rigole hein !

lundi 29 août 2011

Zistoires d'âme...

Avant de partir, j'avais transmis à mon directeur le rapport qu'il m'avait demandé. Il s'agissait de comparer les prestations de 4 fournisseurs. J'ai fait un beau tableau qui comparait les tarifs pour chacune des 7 prestations, avec analyse de chacune des prestations : satisfaction des stagiaires, qualité des intervenants, souplesse face à nos changements de dernière minute,  etc.

J'y ai ajouté une conclusion qui mettait en avant un des fournisseurs.

Sa réponse laconique par mail m'a laissée perplexe :  "Rosana, ce n'est pas la peine de me faire l'article pour ce fournisseur. Grosse machine qui n'a pas d'âme ni d'état d'âme"

Comment mesurer l'âme et l'état d'âme d'un fournisseur ?


vendredi 26 août 2011

C'est la crise

Je peux confirmer, c'est bien la crise.

Je le vois dans les magasins vides et le regard désespéré, ou parfois même haineux des vendeuses quand on quitte le magasin sans rien acheter.

Ca fait froid dans le dos.

jeudi 25 août 2011

Groumpf

Contrairement à la plupart de mes copines, le stress me fait maigrir.

Depuis un an et demi que j'ai quitté le service de ZBB, j'ai acquis 4 kilos de sérénité.

Faut-il m'en réjouir ?

D'un côté, le capiton qui m'enrobe a retendu ma peau.

De l'autre, je ne suis pas sûre d'apprécier que Sergueï, enclin aux surnoms animaliers, m'appelle à présent sa petite oursonne.

mercredi 24 août 2011

Il fait chaud

Pour me protéger du soleil, en plus de la crème de des lunettes noires, j'ai longtemps porté une casquette. Ce qui me valait les sollicitations de gars louches, genre treillis et doberman.

Puis j'ai changé pour un grand chapeau de paille. J'étais alors abordée par de jeunes hommes qui me prenaient pour Madonna incognito.

Maintenant, je porte un parapluie en guise d'ombrelle et plus personne ne me demande son chemin.

J'en vois même qui changent de trottoir.

mardi 23 août 2011

Piqûres

Ma première visite aux urgences de Massamagrell faisait suite à une nuit à la belle étoile. Environ vingt mille insectes affamés s'étaient repus sur mon dos, au sens propre comme au figuré.

Toute gonflée, j'attendais mon tour dans la salle quand la dame qui me précédait s'est faite jeter : "vous n'êtes pas une urgence, allez voir votre médecin traitant". C'est donc un peu tremblante que je suis entrée dans le cabinet du médecin. Elle a été très gentille : une piqûre dans les fesses et un mois de cortisone.

C'était la première d'une longue série.

. Piqûre dans les fesses pour Pablo qui s'était fait effleurer par une méduse.
. Piqûre dans les fesses pour Sergueï, bloqué par une sciatique.
. Piqûre dans les fesses pour Caroline toute gonflée après avoir mangé une anchois.
. Piqûre dans les fesses pour moi après l'acharnement d'une guêpe sur mon oreille droite.

Chaque fois, les piqûres ont été très efficaces.

J'ai été un peu déçue de n'avoir qu'un bandage l'année de mon entorse à la cheville.

mardi 26 juillet 2011

Des mots pour ne rien dire

Convocation chez mon directeur à 14H. Il a commencé à dire des mots que j'ai écoutés avec patience : cépomme, panneaux photovoltaïques, GPEC, contrats, formation, tu as raison, forage de puits, chaudière à gaz, je compte sur toi, bordel, dossier, extension du réseau informatique, états d'âme, organisation, acter ...

Pendant ce temps, je rêvais : roses, pivoines, coucher du soleil, iris verts de ma princesse, papillons, vacances, guitare, piña colada, cerises, coquelicot ...

Au bout de deux heures, il m'a interpellée : alors, tu en penses quoi ?

J'ai sursauté, étonnée, mais avant que je puisse lui répondre : poêle à frire ou scie à métaux, il a repris : échéances, évaluation, pilotage, encadrement ...

samedi 23 juillet 2011

Mon père s'ennuie...

Hola. Mamán et moi on s'ennuie aujourd'hui comme deux huîtres mortes,
Nous sommes seuls, car Véronique est venue chercher Irene pour aller a la foire. Dis a Isabelle qu'elle envoie les enfants par E.mail, même si eux veulent rester.

De gros bisous pour tous.  A bientôt

Papuchi et Mamuchi

vendredi 22 juillet 2011

Time for a new challenge...

Ce matin au boulot, j'ai reçu un mail d'un de nos clients intitulé "Time for a new challenge".

Dans ce message, Alexandre Biduletruc m'informe en anglais qu'avant de quitter sa fonction au service des fournisseurs, il tient à me remercier pour tout le plaisir qu'il a eu à travailler avec moi, et qu'il espère que l'avenir lui réserve d'autres occasions de le faire. Et aussi qu'il me souhaite plein de bonnes choses.

Après un petit moment d'attendrissement et d'émotion, je me suis ressaisie et rappelée que mes seuls contacts avec lui ont été des échanges de lettres recommandées avec accusés de réception assez musclées.

Comme il s'agit d'un très très gros client (un fabriquant d'avions), j'ai résisté à l'envie de lui répondre en espagnol (parce que je ne connais ni le chinois ni l'arabe).

Mais cela m'a été difficile.





mercredi 13 juillet 2011

Orage

Hier soir, à la terrasse du restaurant, la soirée était douce. Avec Sergueï, notre princesse et son amoureux, bien à l'abri sous l'auvent, nous avons dîné en regardant tomber des trombes d'eau. A chaque coup de tonnerre, Caroline se blotissait contre son père, ravi et gâteux.

Un éclair plus fort que les autres a éclairé le regard de Caro et j'ai dit à Maxence : "elle a de beaux yeux, hein?"
Il m'a répondu, tout aussi gâteux que Sergueï : "ouais, je la trouve belle"

Aujourd'hui, je sais pourquoi Max, grand rationnel épris de symétrie et autres choses bien rangées, aime Caro.

Elle a les yeux parfaitement symétriques.

C'est l'opticien qui l'a dit.

vendredi 8 juillet 2011

Rugnon

A notre réunion générale de ce matin, il y avait à peu près tout le monde. Il faut croire que quand la convocation est très compliquée, les salariés font l'effort de comprendre.

Marie-France est une comptable qui a passé la soixantaine et qui a travaillé 5 ans dans l'armée, j'en ai déjà parlé ici. Une dame respectable habillée en jogging et avec des chaussettes sexy. Et bien elle est arrivée avec ses lunettes de soleil et s'est installée à côté de moi. Je lui ai demandé si elle avait mal aux yeux et elle m'a répondu :

"Non mais je déteste ce genre de réunions, ça m'endort. Si je garde mes lunettes de soleil, je peux dormir tranquille. La dernière fois j'avais amené mon casque et j'ai écouté un match de foot."

A un moment, sa respiration régulière m'a confirmé qu'elle dormait vraiment. Sacrément gonflée, hein ? 

mercredi 6 juillet 2011

Ouikenne à la mer

Rien de tel qu'un ouikenne à la mer avec les copains pour recharger les batteries.

Même s'il ne fait pas beau.
Même avec la panne de voiture de Domi et Mimi.
Même si les cartes postales pour les absents ne sont jamais arrivées.
Même si j'ai perdu presque tous les tournois de backgammon et de 5000.
Même avec le ménage à faire avant de quitter les logis.
Même si on se prend les embouteillages au retour.

lundi 4 juillet 2011

Embrouillamini

A mon boulot, quand on veut organiser une réunion générale du personnel, c'est un peu compliqué.  En tout, on est 230 et il y a 4 catégories de personnel. Pour éviter d'entrer dans les détails, je vais les appeler A (35 personnes) , B (142 personnes), C (8 personnes) et D (45 personnes).

L'autre jour, et parce que je passais dans le couloir au moment où ça lui est venu à l'esprit, le directeur m'a demandé de convoquer deux catégories de personnes à une réunion générale, les A à 9h30 puis les B qui nous rejoindront à 11 heures. Les C peuvent rester chez eux toute la matinée et les D quitter le boulot à 11h.

4 notes de service, donc.

Puis une semaine plus tard, il a fallu annuler la convocation des B. Ils seront convoqués deux jours plus tôt à 14 h avec en plus les D.

1 autre note de service, donc.

Puis une semaine encore plus tard, l'heure de réunion des B et D a changé, ce ne sera plus 14 h mais 16 h.

1 autre note de service, donc.

Entre ceux qui ne savent pas lire, ceux qui perdent les papiers et ceux qui ne comprennent rien, on n'est pas sortis du bois.

Je suis impatiente d'être à mercredi et vendredi prochains, pour savoir qui va se présenter à quelle réunion.

vendredi 1 juillet 2011

Empoté du matin : chagrin.

Certaines personnes réveillent le monstre qui est en moi.

Le Dalaï Lama m'a expliqué un jour que ce sont eux qui te font progresser dans la vie.

Alors je vais essayer de tester ma capacité de compassion et de bienveillance pour cet imbécile empoté et arrogant de chez SFR que j'ai eu au téléphone ce matin.

Ca va être difficile.

jeudi 30 juin 2011

Marcel

Marcel est le clochard du quartier. Il salue les passants tous les jours avec bonne humeur. Ce matin, je l'ai vu en colère, dans la queue du Lidl.

Il avait posé deux cannettes de bière sur le tapis de la caisse quand la dame qui le précédait lui a dit : "Vous feriez mieux de boire de la limonade".

Il a alors tapé un grand coup sur le tapis : "Dis-donc, je bois ce que je veux et je t'emmerde"

La dame a attrapé les cannettes et a exigé des excuses.

Marcel a répondu avec une grosse voix éraillée qu'elle pouvait se mettre les excuses dans son cul.

Un monsieur est intervenu et tout est rentré dans l'ordre.

J'ai alors posé mes deux boîtes de glace et mes plaquettes de chocolat sur le tapis et lancé à la cantonade :

"Je n'aimerais pas que la dame me dise que je ferais mieux de manger des haricots verts"

Ca a détendu l'atmosphère, Marcel était tout content, et moi aussi.

mercredi 22 juin 2011

La fin des haricots

Ce soir je me suis filmée en train de jouer de la guitare.

Mazette, ça vaut le coup d'oeil (à défaut du coup d'oreille).

Je joue comme si j'étais une institutrice de CP qui racontait une histoire à ses élèves : très appliquée, très concernée, très précise, très articulée...

Evidemment, c'était aussi très moche et très ridicule.

Comment je vais faire, maintenant ?

mercredi 15 juin 2011

Tchip

L'hiver 1985 a été très froid. Tchip était très frileuse et n'appréciait pas que je baisse le chauffage avant d'aller me coucher. Pour se venger, au milieu de la nuit, elle venait se coucher sur mon cou, mettait son nez sur le mien pour respirer mon air chaud et ronronnait très fort.

Je me réveillais complètement oppressée avec le cauchemar d'être poursuivie par un camion. 

Des fois, c'était pire. Elle se glissait sous ma couette et au moindre de mes mouvements, elle m'attaquait sauvagement comme si j'avais été une souris.

Heureusement, je gardais mes chaussettes.

mardi 14 juin 2011

Insectes

Avec mon ami Prudence Petipas, quand on se promène dans la campagne, on a chacun un petit nuage de moucherons au-dessus de la tête et qui nous suit partout.
Les autres, les pauvres n'ont rien du tout, ils ne doivent pas sentir la rose.

Avec Prudence, quand on fait la sieste dans le jardin, on se fait piquer par des bêtes.
Les autres ne se font pas piquer, les pauvres, ils ne savent pas faire la sieste.

mercredi 8 juin 2011

No regrets

G., le directeur technique et commercial de ma boîte est un gougnafier, un parfait malotru, du style à manger en face de toi la bouche ouverte ou à se curer les dents avec un post-it qu'il te pose ensuite sur le bureau.

Nous entretenons des rapports plutôt tièdes.

Ce matin, il m'a surprise. Alors que je fouillais en vain mes poches pour mettre des pièces dans la machine à café, il a couru m'en chercher dans sa voiture.

Du coup, je regrette un peu moins de lui avoir sauvé la vie il y a quelques années, en lui mettant une grande beigne dans le dos alors qu'il faisait une fausse route alimentaire carabinée.


mardi 7 juin 2011

Genoux


En rentrant du boulot ce soir, j'ai entendu à la radio un parfumeur faire la recommandation suivante :

"En cas de tristesse ou de déprime, au lieu d'allumer une cigarette de prendre un cachet ou de boire un coup, passez-vous la main sous l'aisselle et sentez. Vous vous retrouverez et cela ira tout de suite mieux ""

Personnellement, sans savoir que c'était pour me retrouver, et du plus loin que je me souvienne, j'adore l'odeur de mes genoux. Et aussi de mes bras, là où le duvet devient blond l'été.

C'est un mélange de grenier à blé, de chaux et de sable. C'est la même odeur depuis mes sept ans et elle résiste à toutes les savonnettes.

 Si j'étais Proust, je raconterais ça drôlement mieux.


lundi 6 juin 2011

Tchip

Quand j'ai connu Sergueï, il n'aimait pas les chats. Résultat : son appartement était le seul du quartier où mon chat n'avait pas le droit d'entrer.

Et celui où toutes les souris du voisinage se donnaient rendez-vous.

Sergueï aimait encore moins les souris que les chats. Je me souviens d'une soirée à chercher Tchip (mon chat, en fait une petite chatte écaille de tortue) partout dans le quartier.

Tchip n'étant pas rancunière, elle a tout de suite adoré Sergueï et passé chez lui le plus clair de son temps, y chassant toutes les souris. Et pour le remercier de ce magnifique terrain de jeux, elle lui ramenait régulièrement des pigeons morts sur sa moquette.

lundi 30 mai 2011

Course

Quand je fais les courses dans les magasins, même si je ne suis pas pressée et sans aucune raison, je vais toujours le plus vite possible.

C'est idiot parce que je me retrouve parfois avec des produits dont je ne sais pas trop quoi faire et que j'ai pris pour un autre.

Les derniers en date :
. des pastilles anti-calcaire à la place des pastilles pour le lave-vaisselle
. un produit étrange qui ressemble à du beurre mais qui n'en est pas et en plus pas du tout appétissant


samedi 28 mai 2011

Déménagements

J'ai toujours adoré changer les meubles de place. Tant et si bien que Sergueï a placé des roulettes sous tous les meubles.

Et puis un jour, on a trouvé la place idéale pour chaque chose. J'ai bien tenté quelques déménagements mais c'était plus moche et moins confortable.

Depuis, je m'ennuie.

Ya du mou...

Je suis toute ramollie.

L'autre jour, je suis allée m'acheter des vitamines à la pharmacie. Quand le monsieur m'a proposé des vitamines "senior", je lui ai dit qu'il n'était pas très gentil.

Du coup, je me sens encore plus ramollie.


(J'ignore pourquoi cette histoire que j'avais écrite il y a plusieurs semaines est remontée toute seule à aujourd'hui)

vendredi 27 mai 2011

Secrets

Dans ma boîte, on pratique la culture du secret. Comme j'ai des copines bien placées, je suis souvent au courant.

Garder les secrets, je sais.
Faire comme si je n'étais pas au courant, je sais aussi.

Là où ça se complique, c'est que les mêmes infos me sont souvent confiées par des personnes différentes. Et parfois je m'embrouille et je ne sais plus d'où me vient le secret ou si je suis censée être au courant.

- Rosana, tu sais que le service Bidule va déménager
- Ben oui, tu me l'as dit hier
- Mais non, je viens de l'apprendre, qui te l'a dit ? Tu aurais pu m'en parler.


ou encore :

- Tu sais qu'un nouveau directeur vient d'être nommé au service Truc ...
- Ah bon ?
- M'enfin Rosana, je t'en ai parlé quand tu es passée la semaine dernière


ou encore, le directeur nous convoque :

- Bon, l'information que je vous ai donnée hier, vous faites comme si je ne vous avais rien raconté parce que le DG nous a dit que tant que rien n'est officiel, il ne faut pas en parler.

J"adore connaître des secrets.

jeudi 26 mai 2011

Mercredi doux

Hier après-midi, je suis allée retrouver Caroline en ville. On y a rencontré ses copines.

Il y avait Natalia au délicieux et léger accent ukrainien, Vanessa à la voix grave d'animatrice de radio de nuit et Déborah (je ne suis pas sûre du prénom mais ça rime) de toute évidence une grand-bretonne.

Ma princesse me propose tout d'un coup de les accompagner à la fac parce qu'elles ont des trucs à imprimer. J'étais ravie, tu penses bien, alors j'ai tapé l'incruste, telle une matrone de pensionnat  chaperonnant ses ouailles.

Je les ai trouvées belles, mes quatre poulettes, j'étais fière.

Merci ma puce. (pense à prendre RV chez l'ophtalmo)

mercredi 25 mai 2011

Un autre Eric ; un autre boulet.

- Rosana, ya Eric qui me colle depuis une semaine. Tous les matins il vient me dire que je suis belle et aujourd'hui il m'a amené un bouquet de roses. Ca commence à m'embarrasser, tu ferais quoi ?

- Tu sais bien, je lui dirais de ne pas se fatiguer, que je suis heureuse en ménage et qu'il arrête ses sornettes.

- Oh, je ne peux pas faire ça, il va se vexer.

- Dommage parce que si en plus tu prends l'air hargneux, c'est très efficace. Sinon, tu peux lui demander des nouvelles de sa femme.

- Mais ce n'est pas non plus très délicat.

- En même temps, s'il te faut de la délicatesse, ce n'est pas à moi qu'il faut demander, hein ?

mardi 24 mai 2011

Mensonge pieux

Ce soir, j'ai fait faux bond à une soirée que j'ai organisée pour un groupe de pédants "décideurs" auto-proclamés. Aucune envie de leur faire la conversation.
Mes collègues m'avaient conseillé en rigolant de prétexter un problème de nounou pas disponible pour garder ma fille.
J'ai préféré un sobre et mystérieux : "je vous remercie beaucoup pour votre invitation mais j'ai un empêchement de dernière minute, excusez-moi de ne pas me joindre à vous ce soir."

Ben oui, j'ai rendez-vous avec le Dr House.

mercredi 18 mai 2011

Un après-midi tranquille

Cet après-midi, alors que je m'en allais rejoindre ma princesse en ville, je traversais le boulevard quand un gars en voiture grille un feu rouge, puis deux, me roule presque sur les pieds, me barre le passage clouté et m'interpelle pour me demander son chemin.

J'étais pourtant de bonne humeur mais je lui ai répondu que je lui indiquerais le chemin quand il aura appris à s'arrêter au feu rouge.

Il m'a alors demandé si je voulais une paire de baffes, connasse.

J'ai rétorqué qu'en plus il était du genre à frapper les femmes, ben de mieux en mieux, il pouvait aller se faire brosser, connard.

Pendant qu'il m'abreuvait de plein de noms d'oiseaux, j'ai continué mon chemin. Royale, tel un torero courageux qui tourne le dos à la bête furieuse, sans un regard en arrière et je lui ai fait un doigt d'honneur.

Je suis quand même entrée dans le premier magasin sur le trottoir, avec un air dégagé et décontracté, alors qu'en réalité je n'en menais pas large.

N'empêche, je songe à prendre des cours de self-défense (puisque je n'arrive pas à la fermer).

mardi 17 mai 2011

Recommandation

Princesse, il y a un truc que je veux te dire depuis quelques semaines mais j'oublie à chaque fois et ça me fait faire des cauchemars.

C'est une recommandation : si un jour tu restes enfermée sur ta terrasse, ne cherche pas à briser la vitre avec le pied ou le coude. J'ai entendu une histoire horrible de fémorale sectionnée à ce sujet.

Voilà, c'est dit, je vais bien dormir cette nuit.

Et ne te moque pas. Merci.

lundi 16 mai 2011

Ordures triées ?

Samedi soir, grande fête chez des copains : 60 personnes.
Un gars surveille les sacs poubelle et invective les convives : 

- Non, ce n'est pas le bon sac, les gobelets, c'est l'autre
- Roh, mais tu vois bien que les bouteilles c'est à côté, fais un effort, quoi !

Pour détendre l'atmosphère, je risque un gentil : "T'es de la police des poubelles ?"

- Nan, mais yen a marre à la fin, d'ailleurs l'autre jour j'ai écrit à la gendarmerie pour leur dire que mes voisins ne triaient pas leurs déchets, c'est dégueulasse, je vois pas pourquoi je serais le seul à le faire, et ben figure-toi qu'ils ne sont jamais venus, tout le monde s'en fout !

J'allais rétorquer "Ah je vois, alors ton truc ce serait plutôt carrément la gestapo des poubelles"

Mais j'ai croisé le regard doux et consterné de sa jolie femme. 

Alors je n'ai rien dit.

samedi 14 mai 2011

Injustice

Mes cinq victoires d'affilée l'autre jour au backgammon, et surtout l'histoire que j'ai racontée ici ont piqué Sergueï à vif.

Depuis, il joue comme un fou furieux sanguinaire dont le seul objectif est de tuer mes pions, sans aucune réflexion et prenant des risques insensés et déroutants pour la douce joueuse stratégique que je suis.

Et contre toute attente, au mépris de toute logique et déontologie, il gagne. Il me massacre depuis une semaine tous les jours.

C'est injuste. C'est immoral.

Je pense à tous ces doux Incas massacrés par les conquistadors.

samedi 7 mai 2011

Cruauté

La vengeance du perdant au  backgammon :

Partie 1 :
"M'en fiche, je joue mieux de la guitare que toi !"
Partie 2 :
"Et puis je ne t'apprendrai plus à jouer du JJ Cale"
Partie 3 :
"Ni d'ailleurs plus aucune chanson"
Partie 4 :
"Et je ne te ferai plus le plein de la voiture"

Ouf, j'ai perdu la 5ème partie.

C'est méchant, Sergueï.

jeudi 5 mai 2011

Régime ?

A mon boulot, 22% du personnel fait le régime Duklon (j'ai compté 10 personnes sur 45, ça fait 22%).

Ils sont tout maigres et tout gris mais ils sont tout contents.

Moi je les trouve tout moches.

Je suis sûrement jalouse parce que pendant ma semaine de vacances,  j'ai pris 2,5 kg alors même que je ne mange plus de glaces depuis 20 jours.

Puisque c'est ça, demain je retourne chercher des glaces Mars et j'en prends deux boîtes de 24.

mercredi 4 mai 2011

Terreur matinale


Ce matin, j'ai encore croisé mon voisin taré. Quand j'entre dans notre mini-ascenseur et qu'il y est déjà, je ne dois pas lui dire bonjour sinon il prend un air apeuré qui me fiche la trouille.

Et quand j'ai la trouille, sans doute pour compenser mon petit gabarit, je prends un air très méchant.

Résultat : quand on arrive au rez de chaussée, il est tout tremblant. Du coup, il faut que j'entre dans l'ascenseur en baissant la tête et sans le regarder.

Des fois, j'imagine en rigolant sa réaction si ma princesse l'avait gratifié de son sonore, musical et habituel :
"Au revoir et bonne journée !"

Il se serait consumé sur place.

mardi 3 mai 2011

En vrac

Ma princesse a eu 20 ans.
Ca fait 2 ans que je ne l'oblige plus à se couper les ongles.
1 an et 5 mois qu'elle n'habite plus à la maison.
11 mois qu'elle habite à 100 mètres.

Et ça fait 15 jours que je n'ai pas mangé de glace Mars.

Ca me manque.

samedi 30 avril 2011

Couic

L'autre soir, en rentrant du boulot, j'ai trouvé Félix, le chat de la cour (qui en vrai s'appelle Lardon mais je trouve ça très vilain) avec un truc tout coloré entre les dents.

Je me suis approchée, c'était une perruche morte.

Puis il l'a avalée tout rond.

Beurk.

vendredi 29 avril 2011

Mondanités

Un soir de vacances, la semaine dernière, on est allés dîner dans une bodega branchée, en Espagne, avec Sergueï, ma soeur et mon beau-frère. En plus d'y avoir mangé les meilleurs boquerones et calamars du monde, on y a rencontré des amis de mon beau-frère qui travaillent pour la télé.

Des gens fort sympathiques, drôles et branchés. Il m'est arrivé de sous-titrer en français un de leurs reportages. Gracieusement. Parce que ça m'amusait et aussi parce que je suis gracieuse, on ne le sait pas assez.

A l'époque, ils m'ont chaleureusement remerciée et m'avaient promis l'apéro dans un endroit branché. Et ben quoi ? On y était dans un endroit branché. Non seulement ils n'ont rien payé mais ils se sont invités à notre table à l'heure du digestif. Enfin, je râle pour la forme parce que c'est mon beau-frère qui s'occupait de l'addition.

Et puis après, ils nous ont invités à les rejoindre dans un café, branché lui aussi, dans un quartier branché également. Il faisait bon sur la terrasse à une heure du matin. Et puis, au lieu de rester avec nous, ils ont rencontré des gens branchés (décidément) avec qui ils travaillaient à un prochain reportage.

On a passé une très bonne soirée et réalisé une étude ethnologique d'un grand intérêt.

vendredi 22 avril 2011

Ca colle ?

Je n'ai jamais adhéré à l'obsession de mon collègue pour l'orthographe, il corrigeait les fautes en rouge dans les courriers que nous recevions et je trouvais cela débile.

Pourtant, j'apprécie que l'on fasse attention quand on m'adresse des courriers et j'ai appris à ma princesse à ne pas faire de fautes. Pendant deux ans, on a fait une dictée d'une phrase par jour avec correction et explication de chaque faute. Ca a marché, même si elle m"en veut encore.

On ne réalise pas toujours qu'une orthographe approximative nuit à la compréhension du texte. J'ai du demander l'aide de ma collègue Ilhéou pour comprendre ce qu'avait voulu exprimer Eric:
"Depuis que l'atelier menuiserie c'est à coller à l'atelier sous-traitance, j'ai des problèmes."

jeudi 21 avril 2011

Printemps

Hier après midi à Toulouse, il y avait un vent d'Autan de folie. Les jardins étaient fermés à cause des branches qui tombent, paraît-il.

Je n'imagine pas un instant être allergique à des fleurs volantes tellement c'est joli dans les rayons du soleil, n'empêche que j'ai éternué au moins trente fois.

Est-ce l'effet du pollen ou du vent ? Toujours est-il que j'ai assisté à cinq tentatives de suicide de vieilles dames qui se jetaient sous les roues de voiture au feu vert. La dernière, je lui ai sauvé la vie, ou tout au moins le col du fémur, en la tirant en arrière par le bras.

Elle ne s'en est même pas rendue compte, ne m'a même pas regardée.

M'en fiche, je suis une zéroïne, même si ya que moi qui le sais.

mercredi 20 avril 2011

In the mood for love

Monique, assistante commerciale, est partie à la retraite fin 2010. Au lieu d'embaucher le même profil, le directeur a fait glisser une comptable sur ce poste. C'était un pari audacieux parce que Marie-France est une dame de 62 ans, quelque peu rigide (comme il sied à une comptable depuis 35 ans), et qui a peur du téléphone. Elle le tient comme on tiendrait une chaussette malodorante.

Puis il a embauché deux jeunes comptables :
. David, malvoyant et qui ne distingue pas son écran donc son travail se limite à tamponner des documents
et
. Alexia, BTS, qui au bout de trois mois a acquis assez de culture d'entreprise pour aller fumer sa clope avec les collègues mais pas pour être autonome en compta.

Le résultat ?

. Une chef comptable échevelée, aux gênes de CRS profondément implantés, qui passe sa journée à compter les pauses café-clope d'Alexia, à reprocher à Marie-France d'avoir quitté son service et d'être inefficace au commercial, et à en vouloir au directeur de ne pas gérer le personnel.

. La deuxième assistante commerciale est désespérée et tente de fourguer sans succès son boulot à droite et à gauche

. Le directeur est furax parce que rien n'avance comme prévu et que tout le monde fait la gueule.

. Personne ne comprend plus rien à qui fait quoi

Et moi, j'ai deux jours pour démontrer au Siège Social que notre politique de recrutement est cohérente et adaptée à nos besoins.

I am in ze mood.

mardi 19 avril 2011

Aliboron

Lundi après midi, réunion de travail super sérieuse. On est cinq à préparer les finitions d'un projet aride, ardu et un peu désespérant, quand le directeur vient nous rejoindre. Il déclare :

- C'est bizarre, ça sent l'âne ici.

On est très concentrés alors personne ne relève. Il insiste :

- Je dirais même que ça sent la pisse d'âne.

Ca nous a fait rigoler pendant un quart d'heure.

C'est vrai, on est des ânes, et c'est lui notre chef.

lundi 18 avril 2011

Pomme reinette et pomme d'api

Pour bien s'imprégner d'un sujet, notre directeur en parle à tout bout de champ, et à n'importe qui. En ce moment, il tente de se convaincre de la nécessité de constituer un plan quinquennal d'investissement. Dans notre secteur, ça porte le nom pompeux de CPOM, Contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens, à prononcer Cépomme.

Qu'il nous en parle à tout moment, cela passe encore. C'est un peu limite en ce qui concerne notre prestataire informatique ou notre architecte. Mais il est carrément hors de propos de bassiner tous les jours  la dame du ménage ou le jardinier.

Hier, avec une collègue, nous sommes allées secourir le monsieur qui vient tester les extincteurs. Ce dernier gisait, exangue dans le bureau du directeur pendant que ce dernier lui exposait les détails de notre cépomme.

A notre entrée, le monsieur a mis quelques secondes pour se ressaisir, puis a sauté sur ses pieds : "bon, allez, c'est pas tout ça mais j'ai encore quinze extincteurs à tester" et nous a regardées avant de partir avec des yeux reconnaissants.

jeudi 14 avril 2011

La vérité si je mens

Dire la vérité, c'est bien (encore que cela puisse être discuté).

Mais dire à quelqu'un qui ne t'a rien demandé que tu le trouves moche, même si c'est vrai que tu le trouves moche, ça relève de la bêtise.

Ou de la méchanceté.

Ou de la jalousie ?

Je pense que certaines personnes sont très cons, mais je ne le leur dis pas. Cela ne fait pas de moi une menteuse.

Ce que disent certains au nom de la vérité est effrayant. Ils feraient mieux de se taire.

(Des fois, au lieu d'écrire des zistoires, je fais la morale, c'est moins rigolo, hein ?)

jeudi 7 avril 2011

Lignes

A l'école, j'ai toujours été plutôt sage.  A deux reprises seulement, j'ai eu des lignes à copier. La première fois, il fallait faire signer les parents.

Comme je n'étais pas très maline, j'ai tendu une copie blanche à mon père : "tu pourrais me faire ta signature sur cette page?". Il m'a fait une énorme signature en plein milieu. "rho mais non, j'en voudrais une toute petite en bas". Bien sûr, il m'a raconté l'histoire du vieux singe à qui on n'apprend pas à faire des grimaces.

La deuxième punition, il fallait que j'écrive 100 fois "je n'emprunterai plus les stylos de ma voisine à l'étude". Comme j'avais déjà assisté au regard méprisant de la pionne mettant au panier des punitions de mes collègues sans même les regarder, j'ai pris un risque et tendu un paquet de feuilles avec juste cinquante phrases écrites, parsemées de "j'aime les frites" par-ci par-là.

Comme prévu, la pionne a déchiré mes feuilles avec tout d'abord son fameux regard méprisant, puis étonné devant le mien, triomphant.

J'étais devenue maline !

Dommage que je ne le sois pas restée.

mercredi 6 avril 2011

Oublis

A la manière des mamies qui te récompensent de venir les voir avec des oeufs tout frais pondus, des conserves maison ou des gâteaux, j'aime prévoir une petite broutille à offrir à ma princesse quand elle passe à la maison.

L'autre jour, j'avais prévu un paquet de Shoko-Bons. J'ai oublié de le lui donner. Puis j'ai pensé : pas grave, je la revois mardi.
Mardi, j'ai encore oublié et après, j'étais triste.
Pour me consoler, hier soir j'ai mangé tout le paquet.

Et ce matin, ma langue est bien râpeuse.

mardi 5 avril 2011

Parades

Le chef a fini par comprendre que quoiqu'il dise, chacun fait comme il veut, en misant sur son inconstance et son manque de mémoire.

Il a trouvé la parade qui consiste à rédiger lui-même des comptes rendus de réunions totalement fantaisistes et sortis directement de son imagination. Et en guise de conclusion, il liste des soi-disant  décisions  prises en concertation.

Je suis curieuse d'assister à la contre-parade de mes collègues. Pour l'instant on est tous un peu déboussolés.

Ilhéou a choisi d'ignorer, Martine lui a suggéré d'aller consulter un psychiatre, Patrick est dépité et moi,  tant que je ne suis pas directement concernée, ça me fait drôlement rigoler.

lundi 4 avril 2011

Berk

On vient d'embaucher une comptable. Très jeune : 21 ans, très sympa et pour l'instant très compétente. Je dis pour l'instant parce que les trois dernières super-embauches de la boîte se sont avérées assez vite moins super que prévu. Normal, ma boîte rend très vite les gens abrutis.

Enfin, au bout de deux mois, Alexia est encore dans le coup et pleine d'entrain.

Son problème, c'est qu'elle ne se brosse pas les dents et j'avoue que les petits débris qu'on y aperçoit, ça me gêne. On a déjà une mouffette et on devient avec l'âge tous plus ou moins éclopés. 
 
Alors je crains qu'on ne se transforme petit à petit en musée des horreurs.

vendredi 1 avril 2011

Et maintenant, McGyver.

J'ai raconté l'autre jour que ma boîte avait créé un nouveau concept pour me caser dans l'organigramme : le développement de projets. En quoi ça consiste ?

. En cas de pépin informatique, il faut s'adresser à moi.

. Un colloque de 40 personnes à organiser.
Super, surtout quand il faut prévoir une soirée festive à la con et que ZBB est dans le lot.

. Faut pondre un dossier de 30 pages pour le Siège, sur nos actions de l'année en matière de développement durable.
Fastoche, surtout quand on n'a rien fait.

. L'évaluation, la qualité : un vrai chantier.
Pas grave, chuis là pour m'arracher les cheveux.

. Faut monter un dossier contentieux avec EADS-Airbus.
Là, j'avoue que je ne sais pas par où commencer. Heureusement, leurs avocats doivent être nazes, on est sûr que la partie est gagnée d'avance ( :-/ mdr, comme dirait ma princesse)

Et puis chaque jour apporte son lot de nouvelles petites choses.

jeudi 31 mars 2011

Je suis gaga...

Ma princesse pétille comme une aspirine effervescente,
babille avec une jolie voix d'alouette
et trottine comme un écureuil.

Elle ressemble à la fée Clochette.

mercredi 30 mars 2011

Expérience

Dans la cave d'une vieille dame, Maxence a trouvé un trésor. Une centaine de veilles bouteilles oubliées. Quand il est venu avec notre princesse dîner à la maison l'autre soir, il a apporté deux de ces "curiosités".

La première bouteille, au contenu très très vert nous a un peu effrayés et avant de la goûter, on a reniflé. Nous lui avons trouvée une parenté certaine avec le white spirit. De la liqueur de thym. Imbuvable. On l'a gardée pour la faire goûter à nos amis, comme ça ils pourront témoigner que notre "gendre" a cherché à nous empoisonner.

La deuxième, une bouteille de blanquette sans bulle, au contenu un peu trouble et terne. Tout aussi imbuvable. Celle-là, il l'a reprise pour la faire goûter à ses amis.

On croyait qu'il était gentil, Maxence...

Je te préviens Max, si tu fais du mal à ma princesse,  tu boiras la bouteille verte jusqu'au bout.

mardi 29 mars 2011

Le 12 mai 2009 ...

A la fin d'un conseil d'administration, ZBB me fait la proposition suivante :

- Je voudrais que tu démissionnes de ton demi-poste X pour venir à plein temps sur le poste Y, tu perds la sécurité de l'emploi mais je te promets un bel avenir, fais-moi confiance, je te laisse quelques jours pour réfléchir

- Pas la peine, c'est tout réfléchi, c'est non.

- Ne réponds pas tout de suite,  réfléchis, t'inquiète pas, tu peux me faire confiance, je t'assure

- Justement, je ne te fais pas confiance. Depuis qu'on travaille ensemble tu m'as fait pas mal de vacheries alors ça me réconforte de garder mon demi-poste X.

- Quoi ? mais quelles vacheries je t'ai faites ?

- Tu veux la liste ? et bien la voilà...

Au fur et à mesure de mon énumération, le gros visage de ZBB se décomposait et tous les spectateurs avaient baissé les yeux, certains avec un léger sourire. A la fin, ZBB un peu gêné, me répond :

- euh, pour le blocage de ton salaire sur le poste Y, c'est pas moi, c'est machin

- Ah ouais ? tu oublies que tu as pris la peine de me téléphoner pour me dire que tu me bloquais pour m'emmerder. Ce sont tes propres mots et ça a duré trois ans. Alors tu comprendras que te donner tout pouvoir sur la totalité de mon salaire, c'est hors de question.

- Bon, je vois que tu es énervée, ya pas moyen de discuter alors je vais m'en aller pour te laisser réfléchir tranquillement avec les collègues...

- Non, c'est tout réfléchi, c'est moi qui m'en vais. En plus, j'ai envie de pisser alors salut.

J'ai un peu honte mais j'ai réellement prononcé cette phrase.

Pendant les mois qui ont suivi, ZBB a alterné mesures de rétorsion musclées et manoeuvres de séduction mielleuses. Quand la situation a été intolérable pour tout le monde, mon directeur actuel a proposé de m'embaucher à plein temps sur le poste X, ce qui à la fois me tirait des griffes de ZBB et me donnait une totale sécurité d'emploi.

Je lui en suis très reconnaissante, parce que même s'il est dingue, il s'est montré courageux. Lui, il dit que c'est moi qui suis courageuse, qu'il n'avait jamais vu quelqu'un s'opposer à ZBB. Il ne s'agit pas de courage, c'est juste que je ne sais pas être autrement.

(clin d'oeil à Sylla et Joan : voilà, c'est ça l'histoire du 12 mai 2009 où j'ai été l'inspecteur Harry et Josh Randall, rien à voir avec les culottes)

(clin d'oeil à mon père : c'est fini papa, inutile de venir avec ton fusil)


(clin d'oeil à ma fille : tu ne vas pas aimer cette histoire, c'est trop long, hein ?)

lundi 28 mars 2011

Olga Poliakoff



A force de traduire des documents techniques sur l'utilisation des fonds européens ou la construction de centrales hydrauliques, j'avais oublié le monde parallèle dans lequel peut me plonger une traduction.

Depuis deux jours, je vis dans un monde magique de paillettes, de danse et de poésie. Je ne connaissais rien de cette danseuse classique décadente qui vient de mourir.

Maintenant, c'est comme si elle avait été mon amie.

vendredi 25 mars 2011

La mort du dragon

Certains livres ou films éclairent sous un nouvel angle des épisodes de ma vie. Je leur en suis chaque fois infiniment reconnaissante.

Aujourd'hui, je sais que le 12  mai 2009 j'ai été une héroïne de la trempe de l'inspecteur Harry et de Josh Randall.

Dommage qu'il n'y ait eu que quelques spectateurs pour saluer ma performance de pourfendeur de dragon.

Après quelques semaines vécues dans la terreur des représailles et deux années à penser que j'étais une folle suicidaire, je suis ENFIN en mesure d'en éprouver une grande fierté.

Ma foi, cela est quelque peu indigne pour la grande bretonne flegmatique que j'essaie de devenir.

Ya encore du boulot.

jeudi 24 mars 2011

Devenir une grande bretonne

Depuis la fin de la matinée au boulot, j'ai testé :

. n’en avoir rien à faire de rien
. ne me sentir concernée par rien
. être hors de portée de tout

A 16 h 30 je me suis trouvée bien bête d’avoir attendu 50 ans pour faire cette expérience.

Demain, je recommence.

Peut-être la petite méditerranéenne énervée que je suis va-t-elle devenir une grande bretonne flegmatique ?

Ce serait plutôt reposant. Et pas moins drôle, à en croire l’hilarité de mes collègues.

mercredi 23 mars 2011

Flipoté du cerveau

Pour mes collègues qui habitent à la campagne (la banlieue), la ville, c'est le mal. Moi je me moque d'eux et pour me prouver que je me trompe, ils me mettent sur le bureau des bouts de journaux :
. un étudiant s'est fait poignarder samedi soir
. une vieille dame s'est fait couper le doigt bagouzé avec des tenailles
et autres horreurs, auxquelles je rétorque avec des joggueuses de la campagne qui disparaissent.

Vous l'avez compris, l'ambiance est au flip, mais ça ne nous empêche pas de rigoler.

L'autre midi, Yvan nous a raconté qu'en voyant un mec louche entrer par la fenêtre chez son voisin en vacances, il a téléphoné au commissariat.

La police est arrivée à 3 voitures, toutes sirènes dehors, sont venus le chercher avant de sonner chez le voisin.
Le mec louche a ouvert, décliné son identité : Steve McQueen. Et après quelques explications, les policiers ont décidé que tout était en règle. Mon collègue a assisté mésusé aux échanges d'un peu plus loin : le mec leur dit qu'il s'appelle Steve McQueen, et ya que lui qui trouve ça bizarre ?

Pas rassuré, il demande quand même à un des policiers qui remontait dans sa voiture : vous n'avez pas l'impression qu'il s'est moqué de vous, Steve McQueen ? ça ne vous rappelle pas quelqu'un ?

En fait, le nom, c'était Steve McWill, ses papiers étaient en règle et le voisin lui a prêté sa maison. Il s'est retrouvé enfermé dehors avec les clés sur la table de la cuisine.

Héhéhé.
 

mardi 22 mars 2011

Zavez dit abruti ?

Eric, un de mes collègues, passe aux yeux de tous pour un parfait abruti. J’avoue qu’il y met  vraiment du sien et il n’est pas toujours facile de le défendre. Mais je le fais quand même avec conviction, parce qu’un jour il a été gentil avec moi.

Personnellement, je préfère un abruti gentil qui ne se la pète pas que les autres abrutis qui se la pètent. (ça y est, je suis contaminée par le syndrome de ma boîte qui consiste à prendre le reste du monde pour un con, mais ce n’est pas le sujet).

Le fait est qu’à force de le percevoir autrement, je trouve qu’Eric devient petit à petit moins abruti.

Ou alors c’est moi qui m’habitue.

dimanche 20 mars 2011

Lien ?

Décidément, je n'y suis jamais arrivée : linker, mettre un lien, pour faire référence à un autre message ou à un article que j'aurais voulu partager.
Alors, j'ai recopié ci-dessous l'adresse d'un site. Il faut la recopier et la coller dans la barre d'adresse.

L'humilité et l'ouverture d'esprit des vrais "intelligents" font du bien.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/05/eduquer-au-xxie-siecle_1488298_3232.html

samedi 19 mars 2011

Q.I. > 250

Ce matin, Michel entre dans le bureau du directeur pour faire un compte-rendu du dépannage de la chaudière.
Dès qu'il est parti, le directeur décroche son téléphone et reproche à Alain en criant de ne pas l'avoir informé du dépannage. Alain répond que Michel devait s'en charger et le directeur rétorque :
- Et bien non figure-toi, Michel ne m'a rien dit, vous êtes tous des nuls, j'en ai ras le bol - CLIC-.

Je ne peux pas m'empêcher d'intervenir :
- M'enfin chef, j'étais là quand Michel est venu t'en parler.

Le chef me répond, excédé :
- Oh Rosana, faut être un peu intelligent dans la vie, c'est stratégique ce que j'ai fait là. Le mec il est séché, il s'est retrouvé tout con, je l'ai déstabilisé, tu comprends ?

Non, je ne comprends pas.
Par contre, je sais qu'Alain va aller trouver Michel et que le directeur va passer pour un débile.
C'est ça le but ?

jeudi 17 mars 2011

Printemps

Depuis que je lis le blog du Paysan Heureux, je suis le rythme des saisons de la ferme. Et je m'intéresse à la vie de "fermier-du-week-end" d'un de mes collègues.

L'autre jour, il me raconte qu'il est sur le point de devenir grand-père d'un petit garçon. Pour faire ma maline, je lui dis que le bébé va arriver en même temps que les petits veaux (ha!ha!, je suis une citadine mais je suis quand même au courant de ce qui se passe dans les étables).

Plus tard en réunion et avec un grand sourire, il me tend son téléphone et je lis le sms de sa femme : "ça y est, elle est arrivée, c'est une fille, elle est belle et elle a commencé à téter".

Un peu étonnée, je lui demande : ce n'était pas un garçon ?

Sa femme parlait d'un un bébé vache.
 

mercredi 16 mars 2011

Transe

Je ne suis pas peu fière d'avoir dépassé hier, et à trois reprises, un de mes grands tabous.

Je me suis d'abord garée à un endroit interdit,
puis traversé deux files de voitures à une heure de grande circulation,
pour finir par m'arrêter plus loin en plein milieu de la rue, le temps de faire descendre ma passagère.

Tout ça pour les beaux yeux verts de ma princesse qui s'est copieusement moquée de l'état de transe tétanique dans lequel tout cela m'a plongée.

mardi 15 mars 2011

Héhéhé...

Comme on ne savait pas trop où me caser dans l'organigramme de l'entreprise, j'ai appris ce matin en grande réunion plénière qu'on avait créé un service exprès pour moi.

Il faut avouer que ça a de la gueule sur la belle plaquette :

Développement de projets : Rosana Tarpel.

Heureusement que je garde le sens des réalités. Dans la vraie vie, ça consiste à s'occuper des dossiers les plus inextricables et désespérants de la boîte.

Mais je m'en fiche, si cette plaquette est un jour imprimée et que ZBB tombe dessus, il sera vert de rage.

lundi 14 mars 2011

Entretien "vieux" : la suite

La semaine dernière, mon directeur m'a donc reçue dans le cadre de mon "entretien vieux".
 
Alors qu'il s'agissait de préparer la deuxième partie de ma "carrière", il a passé le premier quart d'heure à exercer son activité favorite : parler parler parler, me saoûler de paroles et de propos dénigrant les uns et les autres.

Je somnolais donc paisiblement quand il est passé à la description de ses états d'âme : si ça continue je vais partir à la retraite, je suis capable de tout laisser tomber du jour au lendemain (mon oeil), personne ne me suit, blablabla...

Et comme décidément, j'ai du mal à me tenir à mes bonnes résolutions, je suis intervenue :
- ého, c'est mon entretien vieux à moi, pas le tien

Un peu surpris, il a enchaîné sur sa deuxième occupation favorite : faire des compliments.

Il n'aurait pas dû.

Je n'aurais pas dû.

Les détails ne présentent aucun aucun intérêt mais avec le recul la fin de l'entretien est plutôt rigolo :

- Dis donc, Rosana, tu penses que je n'ai pas les c......lles de le faire ?
- En ce qui concerne tes c.....lles, je n'en ai aucune idée mais je suis convaincue que tu ne le feras pas.

Et voilà.


samedi 12 mars 2011

J'écoute 2

2ème RV pour le réglage de mes zoreillettes.

Je les trouvais parfaitement réglées ; il me manquait toutefois quelques sons de voix. Le prothésiste m'explique que c'est normal, on ne règle jamais les micros comme il faut la première fois, l'écart serait trop important. Alors que je partais, il me prévient : ça va vous faire bizarre mais ne vous inquiétez pas.

Bien sûr que je m'inquiète, il m'a mis les zoreillettes de Daredevil.
J'entends mieux ce qui se passe à dix mètres que devant moi.

Et franchement, ça me ne plaît pas trop.

jeudi 10 mars 2011

La Boca Chica

Propos à bâtons rompus avec ma princesse :

- Tu connais "La Boca Chica" ? Maryse m'a dit que c'était un peu glauque...

- Argh, comment elle a atterri là-bas ? elle est malade !

- Ah bon, c'est vraiment glauque, alors ?

- Tu as déjà regardé "confessions intimes" , l'émission où on voit des gens qui s'engueulent ou qui font du tuning sur leur voiture ? Ceux qui sont tellement moches, bêtes et méchants que tu es sûre qu'ils n'existent pas en vrai et que la télé les a inventés.
Et bien figure-toi qu'ils existent et que le vendredi soir, ils se retrouvent tous à La Boca Chica, et c'est sûrement là que la télé vient les chercher.

- Et ben ça ne fait pas envie, hein...

mercredi 9 mars 2011

Trois heures avec ma princesse...

J'affiche depuis ce matin un sourire niais. Je pense le garder au moins encore une semaine.

Ca a commencé par un sms de ma princesse : j'ai pas cours cet après midi, tu veux qu'on le passe ensemble ?

On a fait des trucs de fille : regarder les sacs à main et les chaussures. Ca n'a pas été une mince affaire mais on a trouvé des escarpins (pour moi) et des ballerines (pour elle) qui nous ont plu à toutes les deux.

On a bu un ACE à la terrasse ensoleillée du Wallace, puis mangé un cornet (une boule pour moi et deux pour elle), et puis en rentrant, on s'est arrêtées chez MIO manger des nems (à 16h30, oui, ma princesse est encore plus dingue que moi).

:-)

vendredi 4 mars 2011

La sieste du mouton


La sieste du mouton, c'est celle qu'on fait avant le repas.

Depuis qu'il a attrapé la grippe, Sergueï fait la sieste du mouton devant la télé avec le Marsupilami dans les bras.

J'espère qu'il ne m'en voudra pas de le raconter à tout le monde.

jeudi 3 mars 2011

Vieux machin ?

La semaine prochaine, je suis convoquée à un entretien "vieux" par mon directeur.

J'ai eu beau dire que je n'en avais pas envie, il m'a expliqué que c'était obligatoire passé 50 ans.

C'est quoi ce truc ?

mercredi 2 mars 2011

Grenouilles...

Sergueï est plutôt avare de compliments. On dirait que ça lui arrache les gencives de dire qu'il me trouve belle "mais oui, ma petite grenouille, t'es mignonne avec tes chaussures violettes". Et quand je lui dis que m'appeler sa grenouille, ce n'est pas super sympa, il me répond que c'est son animal préféré.

Alors l'autre ouikenne, quand il m'a dit :

"Tu sais, ma grenouille, en 27 ans passés avec toi, je ne me suis pas ennuyé un seul instant"

S'il n'en avait pas profité pour caser sa grenouille, ça m'aurait fait drôlement plaisir.

lundi 28 février 2011

Je chante...

Depuis que je porte mes zoreillettes, la pulpe de mes doigts gauches est toute calleuse et les ongles de mes doigts droits sont tout fendus. C'est à cause de ma guitare.

Mais je m'amuse drôlement : "drelin, drelin, ding ding, dreling, takatchouik dzouing dzouing ..."

Et aussi je chante.

samedi 26 février 2011

Bisous - CLIC

Ma princesse est une râleuse.

Depuis la fin de ses partiels, les dix minutes hebdomadaires qu'elle m'accorde étaient consacrées aux récriminations suivantes : "j'ai été trop nulle... j'ai raté tous mes oraux... je suis tombée sur des sujets pourris... je n'avais fait que deux impasses et je suis tombée dessus ... en plus ce prof cruel ....  je ne suis pas pressée de connaître mes notes, ça va être l'horreur... c'est nul, en juin je vais avoir deux fois plus de boulot... j'espère que je vais au moins avoir le repêchage ... j'en ai marre, avec tout ce que j'ai bossé ... ça ne va servir à rien ..."

Et je compatissais d'autant plus que pendant les vacances de Noël, je l'avais vu bosser au moins dix heures tous les jours.

Quand l'autre jour elle m'a téléphoné : "maman, c'est chouette, j'ai réussi mon semestre, je te laisse là, je suis pressée, bizoux - CLIC", j'ai cru que j'avais rêvé.

Ma princesse est peut-être râleuse, mais elle est très forte.

 Et moi je suis très fière.

vendredi 25 février 2011

Trapito

Depuis que le bureau voisin est occupé par une "mouffette-Angel", je ne me parfume plus.

Mais à la manière dont ma princesse plonge son nez dans mon cou "mmmh, tu sens bon, mamaman", j'aime penser qu'en effet, je sens bon.

Pourtant, un doute m'étreint. J'ai vu l'autre jour ma princesse renifler avec le même délice son trapito tout sale.

jeudi 24 février 2011

Calculs

Le mercredi soir, qu'il pleuve, neige ou vente, c'est apéro chez P&B. Hier soir, j'ai compté mes pas sur le trajet : 2 820. Puis on a mesuré mes pas : 0,70 m. Ca me fait 1,974 km.
 
Je les parcours en 20 mn à l'aller alors que ça monte, et un peu plus au retour alors que ça descend.
D'après B., les olives et les cacahuètes doivent me lester.

J'ai calculé que je fais du 6km/h à pied.

Tu as vu, Sergueï, depuis que tu m'as appris la règle de trois, je suis devenue super calée en calcul.

mercredi 23 février 2011

Cauchemars (suite)






On comprend bien le cauchemar de la page de gauche, la pieuvre a un air très très cruel et à mon avis le plongeur va passer un sale quart-d'heure.
Mais que se passe-t-il sur la page de droite ? Princesse, peux-tu  nous expliquer ces deux petits danseurs de Sardane dans la montagne ?

Illuminations ...

Le patron a embauché Didier R. pour une mission d'un mois, puis il est parti en vacances. On peut dire que le Didier en question met une drôle de pagaille dans la boîte. Pour commencer, il a refusé la mission que lui a donnée Patrick, son chef de service. Ce dernier s'en est donc désintéressé.
Depuis, il se balade en costume d'atelier en atelier et les rumeurs qui en remontent sont alarmantes :

"C'est qui ce mec, il m'a demandé de signer une pétition contre Patrick" - "D'où il sort ce mec, il dit que Patrick est un pervers et qu'il va avoir sa peau" - "Il est taré, çui-là, il raconte ses aventures de libertin à la machine à café" ...

Dix contre un qu'il se sent investi d'une mission divine, après avoir mal digéré le topo habituel du patron : "mes cadres sont des nuls, je ne les ai pas choisis, personne ne me suit dans cette boîte, si tu te débrouilles bien tu es peut-être mon futur adjoint, blablabla ..".

Je suis allée voir la DRH qui m'a montré une note manuscrite du patron "tu diras à Didier R. que son CDD ne sera pas reconduit après la fin du mois" (Ha, le dégonflé...).

Je repense à Thierry B. à qui ZBB avait tenu le même discours délirant et ça s'était mal terminé. Un jour, Thierry B. est arrivé avec un piolet pour zigouiller ZBB. Après son licenciement, et quelques semaines plus tard, on l'a retrouvé pendu.

Didier R. a le même regard d' "illuminé". Alors je suis inquiète.

Pour lui, pour Patrick, pour le patron, pour la boîte.

C'est grave. C'est nul. J'espère que je me trompe.
 
 

mardi 22 février 2011

DP...

Je ne suis pas très copine avec nos délégués du personnel. Ce sont des vrais nazes, objectivement et irrémédiablement. Un jour je raconterai quelques zistoires et vous me trouverez objective.

A l'époque de mes difficultés avec Zbb, ils m'ont fait dire par l'intermédiaire d'une collègue qu'ils pouvaient m'aider si j'avais besoin. J'ai répondu : "non merci, j'ai assez à faire avec un sauvage sur le dos pour me coltiner en plus une bande d'imbéciles".

(Ma collègue n'a pas transmis l'intégralité de ma réponse parce que quand je les rencontre, ils sont tout mielleux.)

Ce que je vois aujourd'hui confirme ma conviction. En effet, après s'être fait manipuler et séduire par ZBB  et avoir échangé la paix sociale contre une promotion, une formation, des banquets ... ils tentent de gagner les faveurs du nouveau DG.

Ils le font d'une manière peu recommandable, en dénonçant les potes de ZBB (certes pas toujours honnêtes).

Et les têtes tombent.

Il y a ma foi matière à réfléchir sur la dénonciation ou non de faits graves ou non. Mais ce soir je n'ai pas très envie, je suis inquiète pour ma copine Patricia, son mari et ses enfants à Christchurch.

dimanche 20 février 2011

J'écoute

J'écoute avec avidité des sons que j'avais oubliés, et je les trouve tous beaux : les voitures qui roulent sur le bitume, la minuterie du four, les cordes la et ré de ma guitare, quelques mots saisis au vol d'une conversation des passants, le plancher qui craque, un robinet qui goutte, la respiration de l'ordinateur, le portail du garage qui se referme, une feuille morte poussée par le vent...

samedi 19 février 2011

Cauchemars...

Petite fille, ma princesse a traversé une période pleine de cauchemars. Elle se réveillait la nuit, affolée, m'appelait et je mettais un certain temps à me réveiller.
Je lui avais trouvé un truc pour faire fuir ses mauvais rêves. Hop, un petit carnet et le conseil suivant :

- Quand tu te réveilles, tu dessines ton cauchemar sur le carnet, et tu verras,  les idées noires resteront collées dessus, tu n'auras plus qu'à le refermer et à te rendormir.

Le truc s'est révélé très efficace. Il y a eu trois dessins. Je les ai retrouvés et voici mon préféré :


A postériori, ça fait rigoler, les souris n'ont pas l'air bien féroces. HAHAHA !